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Gaya Tameron: Le dernier chaman Oie_tr24
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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Sam 24 Jan 2015 - 20:40
Je vous propose de découvrir le premier chapitre de mon premier livre achevé. Il s'agit d'une histoire mêlant aventure, magie et neketsu; cela pourrait tout à fait être un manga, sauf que je ne sais pas dessiner, si quelqu'un est intéressé, n'hésitez pas à me contacter.

                         Chapitre 1 : Le monstre





Dans un ciel noir de fureur, sous une pluie battante, une petite camionnette, couverte de boue, se faufilait. Surchargée, elle suivait péniblement son chemin vers le but qu’elle semblait s’être fixée : la montagne dominant les environs. Le sentier qui y menait était chaotique et bordé par une série de maisonnettes jumelles, accolées les unes aux autres. Puis, plus loin, dès le début de l’ascension, une multitude d’arbres, enchevêtrés, accueillait les nouveaux visiteurs. Plus ils montaient, et plus les arbres se courbaient et penchaient dans le sens de la pente, dévoilant leurs racines, comme s’ils menaçaient de tomber sur la route. Les rochers, de-ci de-là, informes et grisâtres, étaient recouverts d’une mousse généreuse et de milliers de petites fleurs.
Au sommet se trouvait une grande maison, presque un château, délabrée, isolée qui semblait monstrueuse face aux petites habitations d’en bas. Haute d’au moins dix mètres, elle s’imposait comme l’aurait fait un géant. Massive, interminable, elle était percée de nombreuses fenêtres de tous côtés, comme autant d’yeux scrutant les alentours. Un toit, aussi sombre que le ciel, reposait sur l’architecture et se coiffait de plusieurs petites cheminées. En s’approchant, on pouvait remarquer les fissures des façades, les carreaux cassés des fenêtres et la porte d’entrée monumentale qui battait à chaque rafale de vent.
Sinistre ! Ce fut le premier mot qui vint à l’esprit de Shon, dès qu’il fut hors de la camionnette. Et les éclairs qui venaient d’apparaître un bref instant au-dessus de la maison ne faisaient que renforcer sa première impression. Rien ne donnait envie de pénétrer à l’intérieur de cette demeure.
Un souffle glacial glissa de l’entrée de la maison vers le corps de Shon. Il resta immobile, incapable de bouger, effrayé et médusé. Quelle était cette sensation nouvelle et étrange ? Pourquoi se sentait-il irrémédiablement attiré et repoussé par cette maison ? Pourquoi ses parents l’avaient-ils achetée ? Il avait dû se séparer de tous ses amis, quitter son école et sa maison, tout ça pour la carrière de son père.
Shon était parti à contre cœur. Rien ne lui faisait accepter cette nouvelle vie qu’on lui imposait. Perdu dans ses pensées, le jeune garçon sursauta lorsque son père posa sa main sur son épaule et lui demanda :
- Ca va, Shon ? … Tu as envie d’entrer pour choisir ta chambre ?
- Si tu veux, répondit Shon sans enthousiasme, se raidissant à l’idée d’entrer dans la vieille demeure.
Le père, suivi de près par sa femme et son fils, entra à l’intérieur. Ce qu’ils virent, à l’intérieur, les laissa sans voix. L’agence leur avait bien dit qu’il y avait quelques travaux à prévoir, mais, d’après elle, c’était habitable après un petit ménage. Or, leur nouvelle demeure avait besoin de bien plus. D’abord, le peu de meubles qui restaient étaient inutilisables et usés par le temps. Le plancher était cassé à divers endroits et la lumière d’une ampoule oubliée vacillait, leur dévoilant la poussière et les innombrables toiles d’araignées qui s’étaient accumulées depuis son abandon. Dans cette première pièce, toutes les vitres étaient brisées et les huisseries à remplacer complètement. En avançant tout droit, une autre vaste pièce s’offrait aux yeux des nouveaux propriétaires. Le sol était troué, vieilli et le plafond, défoncé. Une vieille table, recouverte d’une pauvre couverture, était la preuve que la pièce servait autrefois de salle à manger. Au fond, très loin, gisait un escalier en bois, dont plusieurs marches manquaient. Un bref coup d’œil en haut était impossible. Mais la maison était très grande ; les pièces semblaient s’enfiler les unes à la suite des autres. Soudain, dans la pièce où ils se trouvaient, il y eut un bruit étouffé. Comme un seul homme, ils pivotèrent dans la même direction. L’ampoule s’éteignit. Un éclair leur montra une très ancienne armoire, dans un coin sombre de la pièce. Ils échangèrent un regard teinté de stupeur et de crainte ; ils étaient pourtant certains de ne pas l’avoir vue un instant auparavant. Et leur angoisse monta d’un cran lorsqu’ ils entendirent un grincement. Grâce à un second éclair, ils purent voir qu’une des portes de l’armoire était entrouverte. Dans la nuit noire, deux yeux étincelants s’avançaient vers eux, sans bruit.
Ne sachant que faire, les trois Rémassien restèrent immobiles. S’il y avait danger, ils ne pouvaient pas se permettre d’agir de manière inconsidérée. Il ne leur restait qu’à attendre, sur leur garde, alors que la chose continuait d’approcher. Soudain, elle émit un grognement sourd comme venu d’outre-tombe. Instinctivement, Bassou se mit devant sa femme, qui avait pris la main de son fils pour le serrer contre elle. Si besoin, il se sentait de taille pour les protéger.
La forme se fit de plus en plus précise et impressionnante. Le regard perçant les dominait de plus d’un mètre. Un autre éclair dévoila ce qui se tenait à présent à quelques mètres d’eux. Et Bassou comprit.
- Vite, prends le petit avec toi et sortez immédiatement ! s’écria-t-il d’un ton grave.
- Mais… et toi ? s’inquiéta Elaï, peu encline à laisser son mari derrière elle sans raison.
- Fais ce que je te dis ! Je m’occupe de tout ! lui répondit-il d’un ton ferme.
- Entendu ; mais fais attention à toi !
Elle s’éloigna à contre cœur, entraînant son fils vers la sortie. Fuyant aussi vite que possible, ils ne prêtèrent aucune attention à la poussière qu’ils déplaçaient.
Inquiet, Shon demanda :
- Mais qu’est-ce qu’il se passe, maman ?
- Je ne sais pas, mon chéri, mais continue de courir !
Dès qu’ils furent sortis de la maison, ils se précipitèrent dans la camionnette, dont les portes étaient restées ouvertes. La pluie continuait de tomber sans interruption, mais l’orage s’était éloigné. Ils avaient beau être en sécurité, à l’intérieur du véhicule, Shon et sa mère n’étaient pas tranquilles. Ils attendaient avec impatience le retour de Bassou.
- Ne crains rien, tout ira bien ! tenta-t-elle de le rassurer, sans y croire vraiment. Ton père va revenir, dès qu’il le pourra ! Je suis sûre qu’il n’a rien à craindre !
- Je l’espère sincèrement !
- Mais oui, enfin ! Et puis, si besoin, il est de taille à se défendre… mais, je suis persuadée que ce sera inutile !
Shon n’insista pas. Il sentait bien que sa mère ne lui disait pas toute la vérité mais il avait appris à l’accepter.

+ + +


Pendant ce temps, resté seul devant la mystérieuse créature, Bassou s’approcha d’elle. Il la connaissait. D’apparence, elle était haute de plus de quatre mètres, elle avait une fourrure abondante, rousse et soyeuse. Ses yeux étaient aussi perçants que le viseur laser d’une arme. Sa gueule était dotée de dents aussi acérées qu’un piège à ours. Son faciès de félin féroce aurait dû le terrifier mais il s’approchait d’elle, confiant. Sûr de lui, il leva le bras droit et caressa la patte de l’animal. Presque aussitôt, le monstre devint placide et se mit à ronronner bruyamment.
- Bonjour Tora ! Comment vas-tu après toutes ces années ?
- Bonjour à toi Bassou ! C’est vrai, ça fait longtemps pour toi ; mais n’oublie pas que, pour moi, le temps n’a aucune importance.
- Oui, je sais. Mais regarde-moi plutôt : à présent, je suis un homme ; je suis marié et j’ai un fils. Treize années se sont écoulées depuis ma dernière mission !
L’animal pencha la tête sur le côté, semblant hésiter.
- Tant que ça ! Pourtant, aujourd’hui encore, je vais avoir besoin d’aide. Quelque chose de terrible va arriver à ton monde si personne n’intervient !
Bassou le dévisagea attentivement.
- Je suis désolé de l’apprendre, Tora ; même si je voulais t’aider, je ne le pourrais pas. Je ne suis plus chaman ; depuis mon dix-huitième anniversaire, en fait.
Le félin géant le fixa, les yeux plissés, intimidant et fier.
- Economise ta salive ! Je le sais fort bien. Je ne pensais pas à toi mais à ton fils ! Quel est son nom ? Quel âge a-t-il ?
- Il s’appelle Shon et il a treize ans. Mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Il n’est qu’un enfant comme les autres ! Aucune mèche bleue n’est apparue pour ses dix ans ; et il n’a jamais montré aucun don particulier. Mais c’est sans doute normal puisque sa mère est une Affantès.
On appelle Affantès toute personne « sans pouvoir chamanique ». Ceux qui, au contraire, possèdent le pouvoir de communiquer avec les Esprits, se reconnaissent grâce au médaillon qu’ils portent autour du cou ainsi qu’aux mèches bleues dans leur chevelure dès leur dixième anniversaire et jusqu’à leur mort. Comme lui.
- Tu en es bien sûr ? Je veux dire …. As-tu déjà testé ses capacités ?
Il leva les sourcils.
- Non. Je n’ai jamais pensé qu’il était nécessaire d’intervenir. Mes parents ne l’avaient pas fait pour moi. Tu comprends ?
- Je vois... Va retrouver ta famille et donne ceci à ton fils. Tu lui diras que ça vient d’une amie à toi.
Tora quitta sa gigantesque enveloppe féline et Bassou vit un chaton qui s’enfuyait. En lieu et place, surgit devant lui une forme irisée dont il reconnut le visage.
Alors que d’autres préféraient les humains ou même les objets, sa vieille amie aimait mieux s’incarner en animal et de préférence en félin. Sans oublier son pouvoir hors du commun qui lui permettait de faire varier la taille de ses transformations. Mais rien de plus normal pour celle que tous les chamans nommaient la Grande Prêtresse. En effet, loin d’être un Esprit comme les autres, elle servait d’intermédiaire entre le monde des vivants et celui des morts. Elle était reconnue par tous les chamans comme étant la représentante de la Sagesse et de la Justice dans les affaires qui concernaient ces deux mondes. C’était elle aussi qui avait recruté chacun d’eux et leur avait donnés leurs pouvoirs. Elle leur servait aussi de guide spirituel pour mener à bien les missions qu’elle leur confiait.
Dans le monde où il avait grandi, les termes « chaman », « guérisseuse », « Esprit », … étaient presque banals. Dans sa famille, les hommes devenaient chaman de père en fils et les femmes des guérisseuses. Et d’après ce qu’il avait pu observer durant toutes ces années, tous les chamans étaient de sexe masculin. Pourtant, Tora faisait exception à la règle. Il ne savait que peu de choses sur son passé en tant qu’être humain. Elle était d’origine japonaise et avait vécu une enfance normale jusqu’à l’âge de dix ans. Au cours de la nuit précédant son anniversaire, elle avait fait un rêve prémonitoire. Personne n’en connaissait le contenu mais le lendemain, sa chevelure brune comptait quelques mèches bleues et un étrange tatouage était apparu sur sa poitrine. Une semaine plus tard, elle était terrassée par une vilaine pneumonie. Cela remontait à presque cent ans et, étrangement, son allure avait continué d’évoluer en même temps que son psychisme. Intelligente et opiniâtre, elle avait choisi dès le départ d’utiliser sa puissance pour faire le Bien. Mais ne pouvant tout faire elle-même, elle avait décidé de rassembler les chamans du monde entier et de les protéger en leur assignant une guérisseuse. Ils étaient en quelque sorte son armée et elle, leur chef.
Tora observa Bassou pendant qu’il rangeait l’objet avec précaution dans la poche intérieure de sa veste en velours. Elle fut étonnée par son silence, mais n’en montra rien. De toute façon, il saurait bien assez vite.
De son côté, Bassou, l’ancien chaman, ne pensait qu’à une seule chose : si elle était venue le voir, ce n’était pas pour de quelconques retrouvailles, mais parce qu’il se passait quelque chose de grave. Et fait étrange, elle venait de lui remettre un paquet pour Shon. Là aussi, ce n’était pas anodin. Il le savait : la Grande Unificatrice ne faisait jamais rien par hasard ou par pure gentillesse. Chacun de ses actes et de ses mots avaient une raison d’être et un lien avec le monde des Esprits. Ce cadeau fait à son fils l’intriguait et en même temps, il ne pouvait s’empêcher d’en ressentir une certaine joie. Après toutes ces années, la vie allait lui paraître moins monotone. Il pressentait que tout allait changer et pour une durée notable. L’existence excitante qui avait jadis été la sienne lui revenait d’un seul coup en mémoire et il ne put réprimer un sourire. Tora était venue le visiter et il en était ravi. Tant de bons moments passés en sa compagnie ! Il se souvenait de toutes ces missions qu’elle lui avait confiées. Et tous ces amis chamans qu’il avait perdus de vue ! Décidément, Tora avait bien fait de réapparaître dans sa vie ! Quoiqu’il ait pu arriver, il avait toujours pu compter sur elle et l’inverse était vrai aussi ! Il lui faisait entièrement confiance, aujourd’hui encore et il avait bien l’intention d’accéder à la demande de la Grande Prêtresse.
- Une dernière chose avant que tu ne partes : saches que ce présent pour ton fils est lié à notre passé commun. Lorsque tu le lui offriras, tu devras lui en parler. Ensuite, je te conseille de faire de même avec ta femme. Une fois que ce sera chose faite, vous viendrez tous les trois, à la nuit tombée, me rejoindre à cette adresse : 27, rue Quentin Tiben. Ce sera votre nouvelle demeure ! Vous ne pouvez en aucun cas habiter celle-là. Je t’expliquerai pourquoi, plus tard. Maintenant, tu peux partir. A demain, Bassou !
- Entendu. A demain, Tora ! répondit-il, la saluant d’un geste de la main. Il pivota d’un mouvement souple et quitta, d’abord la grande pièce, puis la maison pour finalement rentrer dans la camionnette. Il n’avait pas insisté pour savoir pour quelle raison il ne pouvait pas habiter cette maison ; il savait qu’elle aurait détesté ça. Il ne lui restait plus qu’à attendre leur rendez-vous de demain afin d’en savoir davantage.


Dernière édition par GAYA TAMERON le Dim 12 Avr 2015 - 16:33, édité 5 fois
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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Re: Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Sam 31 Jan 2015 - 12:01
18 vues? Super mais j aimerais bien aussi des commentaires alors n hésitez pas! Gaya Tameron: Le dernier chaman 1929717412
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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Re: Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Sam 31 Jan 2015 - 12:21
Pas mal l'histoire, j'aime beaucoup !

Pour le dessin, n'hésite pas à poser des question sur le fofo pour trouver quelquu'un Schling
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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Re: Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Sam 31 Jan 2015 - 12:40
Merci NoLuffy ! Very Happy Ravie que ça te plaise! J attends encore un peu et ensuite, je posterai le second chapitre. Pour trouver un dessinateur, j ai déjà posté une annonce mais pour le moment, personne n est intéressé. DOMMAGE! Si tu connais quelqu'un, je suis preneuse!
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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Re: Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Sam 31 Jan 2015 - 12:56
En tant que grand critique littéraire je vais décortiquer ton oeuvre !

@GAYA TAMERON a écrit:une petite camionnette se faufilait. Elle était blanche, couverte de boue

Faux ! Elle est marron par déduction

@GAYA TAMERON a écrit: Aucune mèche bleue n’est apparue pour ses dix ans

Aoko serait donc une chamane Gaya Tameron: Le dernier chaman 711715

Bon trêve de conneries, c'est assez bien décrit et j'aime assez le genre fantastique/surnaturel donc pour ma part j'ai bien aimé ce petit texte, maintenant j'attends de voir ton prochain chapitre pour en apprendre un peu plus sur ces personnages, parce que au final on sait juste que Bassou était un chaman par le passé et qu'il a été en contact avec Tora.

En tout cas, Gaya Tameron: Le dernier chaman 528577 J'attends la suite !
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le Sam 31 Jan 2015 - 14:39
Merci pour cet avis Aoki! En effet, tu as raison pour la couleur de la camionnette! Comme quoi, malgré mes nombreuses relectures, rien ne vaut un regard neuf!
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le Sam 31 Jan 2015 - 16:50
Je suis taquin Gaya Tameron: Le dernier chaman 711715

En tout cas c'est original, je lis pas beaucoup mais je pense pas qu'il y ait énormément d'histoires sur le chamanisme, les vampires et les loup-garous tout ça oui mais après je pense pas, tu me dis si je me trompe.

Au début quand tu commençais à décrire le château j'me suis dit " Oh ! je parie que c'est le château du comte Dracula " xD
Heureusement mon intuition se trompe rarement.... Ou pas
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le Sam 31 Jan 2015 - 18:12
En tout cas merci pour ton avis éclairé! Ça fait plaisir d avoir des retours! Et pour ce qui est des vampires et compagnie, pas de ça avec moi, je suis comme toi, c est le trop plein! Mais pour répondre à ta question, voilà d'autres titres traitant du chamanisme, plus ou moins, ce sont les mangas Shaman King et Bleach. J espère que tu suivras encore les aventures de Shon et que tu me feras profiter de ta bonne humeur et de ta perspicacité!Very Happy
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le Sam 31 Jan 2015 - 18:48
Shaman King je le suivais à la télé quand j'étais plus petit, j'ai bien aimé le pire c'est le générique il reste dans la tête xD , un des rares animés que je pourrais regarder en VF sans trouver ça gênant

@GAYA TAMERON a écrit: J espère que tu suivras encore les aventures de Shon

Avec plaisir ! C'est bien parti pour le moment, et surtout, j'aime pas les bad end alors si ça finit mal attention   Grrrr !  

@GAYA TAMERON a écrit:En tout cas merci pour ton avis éclairé!

Je t'en prie ! Le jour ou ça va plus tu me dis je change l'ampoule  Bwahahaha

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le Sam 31 Jan 2015 - 23:03
J adore ton humour! Razz T inquiète pas Le dernier chaman est peut- être une histoire sombre mais pour la fin je pense que ça devrait aller! J ai fini le premier tome et je suis sur le point de finir de taper le second! Je ferai de mon mieux pour ne pas te décevoir ! Voilà pourquoi j ai tant besoin d avis honnête comme le tien!
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le Mer 4 Fév 2015 - 19:23
Et c'est parti pour le second chapitre! Bonne lecture!

                         Chapitre 2 : Explications




Dehors, l’orage s’était tu et la pluie avait cessé. A présent, la nuit était sombre mais calme. Bassou consulta sa montre : elle indiquait 22h29. Il était temps de trouver un endroit où ils pourraient se reposer. Sans dire un mot, il fit démarrer le moteur, enclencha la première et abaissa le frein à main.
La petite camionnette se faufila dans l’obscurité et descendit l’autre versant de la montagne. Errant seuls sur la route, ils roulèrent pendant près d’une heure, sans rien trouver, avec pour seule musique, le ronronnement du moteur. Concentré sur sa conduite, il arborait un air parfaitement calme qui inquiétait Elaï et Shon. Ils sentaient qu’il s’était passé quelque chose et son silence les effrayait encore davantage.
Finalement, après avoir traversé une interminable forêt, ils atteignirent un petit village qui leur redonna espoir. A son entrée, se trouvait une petite pension de famille. Son enseigne, à la taille démesurée, illuminait la route. « Le Petit Palais » ne pouvait en aucun cas passer inaperçu.
Bassou engagea le véhicule dans la mince allée qui déviait de la route principale et se retrouva sur un minuscule parking. Il se gara, près d’un vieux sapin, derrière l’établissement, éteignit le moteur, sortit de l’habitacle confiné et se dirigea d’un pas rapide vers l’entrée du petit hôtel. Son corps athlétique profita de cette occasion pour se détendre. Lorsqu’il pénétra à l’intérieur, il ne vit qu’une seule chose : la dernière clé qui trônait sur le tableau accroché au mur. Devant lui, se tenait un jeune homme, d’une vingtaine d’années environ, avachi sur le comptoir, qui lui servait aussi de bureau. A l’évidence, il avait du mal à lutter contre la fatigue, dans son fauteuil tout revêtu de cuir. Vêtu d’une chemise blanche qui contrastait avec sa peau cuivrée, il avait les cheveux noirs et une barbe naissante. A l’approche du visiteur, il se redressa un peu et l’observa à travers ses lunettes. Si son nouveau client repartit avec le sourire, clé en main, en revanche, lui, ne put réprimer plus longtemps un bâillement des plus sonores ; il savait que la nuit serait encore longue avant la relève du matin.
Rebroussant chemin, Bassou revint à la camionnette et fit signe à sa femme et son fils qu’il avait réussi à trouver une chambre pour tous les trois. Chacun s’empressa, alors, de prendre quelques affaires pour la nuit et le petit groupe remonta l’allée en suivant la grande route sur une dizaine de mètres jusqu’à la porte d’entrée. Une fois à l’intérieur, ils bifurquèrent à droite, juste après l’accueil et montèrent le grand escalier. Celui-ci était un quart tournant à droite avec une multitude de marches à gravir. Arrivés à l’étage, ils durent encore parcourir le long couloir jusqu’à la chambre numéro 9. Bassou ouvrit la porte, alluma la lumière et prit le temps d’observer les lieux. Une moquette rouge sang, des murs blancs ornés de quelques tableaux et un lustre surchargé de dentelles et de pompons verts formaient l’essentiel de la décoration. A droite, il y avait un miroir biseauté, accroché au mur et juste en dessous un petit bureau. Il était richement ornementé et recouvert d’un sous-main en verre. Une chaise toute simple y était adossée. A gauche, deux lits, un grand et un petit, étaient recouverts de gros édredons crème et de plusieurs petits coussins bigarrés. En face de l’entrée, une grande baie vitrée offrait une vue plongeante sur le parking d’en bas. Juste après le bureau, il pouvait deviner que le petit réduit qui se profilait, n’était autre que la salle d’eau.
Attendant qu’il en franchisse le seuil, puisqu’il était devant, Shon et sa mère l’observaient patiemment.
Enfin, celui-ci entra, posa quelques bagages et vint s’asseoir sur le grand lit. Quand la porte fut refermée, ils commencèrent à se préparer pour la nuit. Epuisés par le voyage, il suffit d’une demi-heure pour que tous soient couchés. Il demanda discrètement à sa femme de patienter jusqu’à demain pour avoir des explications sur ce qui venait de se passer. Elle voulut protester mais ne souhaitait pas avoir cette conversation en présence de Shon. Finalement, tous deux s’endormirent rapidement ; seul Bassou ne parvint à trouver le sommeil qu’à l’aurore. Malgré la fatigue, des images terrifiantes le hantaient : toutes aboutissaient à la même fin tragique, la mort des deux êtres qu’il aimait par-dessus tout.
Lorsqu’il se réveilla, il était seul ; sa femme et leur fils avaient dû descendre pour le laisser dormir plus longtemps. Calmement, il s’assit sur le bord du lit et s’étira longuement. Puis, il se leva et se dirigea vers la douche. L’eau chaude qui ruisselait sur son corps le revigora. Il se sentait prêt pour cette journée. Il prit des vêtements propres dans son sac et les enfila rapidement. Quelques minutes plus tard, il retrouva Elaï et Shon, près de l’accueil, confortablement installés dans un canapé de velours rouge, feuilletant des magazines. Il les embrassa et ils se dirigèrent vers le salon, qui se situait derrière une double porte à galandage en bois massif, juste en face de l’entrée de l’établissement. L’endroit était un peu bruyant, mais chaleureux et l’on y respirait le doux mélange du bois, du café et des croissants chauds. Trois places les attendaient, près d’une porte-fenêtre qui ouvrait sur une magnifique serre. Ils s’installèrent et Bassou fit un signe à la jeune serveuse qui s’occupait d’une table voisine. Ils passèrent ainsi commande d’un petit déjeuner copieux : croissants, pain frais avec beurre et confiture maison, œufs à la coque avec bacon, salade de fruits et yaourts, accompagné d’un pichet de jus d’orange, de deux cafés et d’un chocolat au lait.
Bavardant et plaisantant avec la jeune serveuse, qui était la fille des propriétaires, ainsi qu’avec les autres pensionnaires, ce début de journée s’éternisa comme la première grasse mâtinée des vacances. Après avoir englouti tout ce qui était présent sur la table, ils décidèrent d’aller se promener dans les rues avoisinantes.
Détendu par la bonne ambiance du petit déjeuner, Bassou réfléchit en silence tout en regardant ce qui les entourait. Des dizaines de ravissantes petites maisons défilaient les unes après les autres au rythme de leur pas. De temps en temps, ils croisaient un couple avec des chiens, ou avec des enfants. Ils avaient l’air heureux.
Une église fit bientôt son apparition sur la gauche. Elle était entièrement faite de pierres blanches et ses vitraux bleutés contrastaient avec la pureté presque irréelle de ses murs. A son sommet, sous un petit toit, on pouvait apercevoir une magnifique cloche, qui étincelait sous les rayons ardents du soleil. Quelques gargouilles ornaient la façade et une fresque, fraîchement rénovée, coiffait la porte monumentale qui donnait accès à l’intérieur. Sur un petit écriteau, accroché à la porte, on pouvait lire son nom : « Sainte Cécile ».
Machinalement, Bassou rompit le silence :
- Chérie, il faut que je te parle. Je dois t’expliquer ce qui est arrivé, hier, dans la maison.
Pendant un court instant, il observa sa femme, en silence. Elle affichait un air inquiet, comme à son habitude. Apparemment, elle s’attendait au pire. Son beau regard vert était devenu grave et ses épaules s’étaient affaissées, comme pliant sous un poids trop lourd, sans savoir pourquoi. Il jeta un rapide coup d’œil à son fils et remarqua qu’il s’était éloigné d’eux. Il avait visiblement très envie de visiter l’intérieur du monument. En effet, depuis près de deux ans, Shon s’était découvert une véritable passion pour l’architecture, et spécialement celle des églises. A chaque fois qu’il en avait l’occasion, il parcourait d’anciens sites, comme un chercheur de trésors, avide de nouvelles découvertes, les étudiant avec amour et patience. S’il lui permettait de faire la visite de cet édifice, Bassou pourrait parler tranquillement à sa femme. Il préférait attendre un peu avant de lui dévoiler son passé ; rien ne pressait. Il le rejoignit donc, lui donna un peu d’argent pour quelques achats dans la boutique de souvenirs toute proche et le regarda s’éloigner. Il se retourna et vit son épouse, à quelques mètres de lui. Elle l’attendait, immobile, seule et triste. Elle était toujours aussi belle, avec sa silhouette parfaite, ses cheveux bruns qui encadraient son doux visage, et en la regardant, il ressentit de la honte. Il allait sans doute lui faire de la peine et elle allait lui en vouloir. Mais il avait promis. Il revint donc sur ses pas et lui prit doucement la main.
Ils firent le tour de la place de l’église et découvrirent une charmante petite ruelle où ils s’engouffrèrent. Un bar avec terrasse les attendait non loin de là. Ils choisirent une table exposée au soleil et s’y installèrent. Pour l’instant, ils étaient seuls mais à cette heure-ci -10h30- rien de plus normal. Avec sa carte des plus simples, en dehors des boissons, on viendrait chez le propriétaire se restaurer à petit prix pour midi. Apparemment, celui-ci attendait le client. Un homme d’une cinquantaine d’années s’avança à leur rencontre dès qu’ils furent assis. L’air courtois et professionnel, il prit leur commande et repartit aussitôt à l’intérieur de l’établissement. Ils étaient à nouveau seuls et Bassou refusa d’attendre plus longtemps pour se confier.
- Ma chérie, je dois te dire des choses importantes. Il s’agit de mon passé. Je sais que je ne t’en ai pas dit grand-chose, mais c’était pour te protéger. A présent, il est impératif que tu saches tout.
Elaï l’écoutait avec attention et tout son corps semblait tendu vers ce qu’il s’apprêtait à lui révéler. Il lui prit alors la main, la serra un peu et plongea son regard dans le sien. Il voulait tout lui dire mais il ne savait pas par où commencer. Il avait peur de sa réaction et il n’avait aucune envie de la faire pleurer. Pourtant, il sentait que c’était presque inévitable. Troublé, il restait ainsi, silencieux, espérant quelque chose, qui ne venait pas.
C’est ce moment que choisit le propriétaire du bar « Calypso » pour réapparaître avec un plateau. Légèrement penché vers lui à cause de son ventre rebondi, il manqua renverser le précieux chargement à cause d’un chat, qui s’était arrêté juste devant lui. Arrivées à destination, les deux tasses de café se laissèrent humer, à loisir. Le vieil homme leur sourit et s’éloigna, laissant le couple à nouveau seul.
Bassou n’avait pas relâché sa prise et il recommençait à fixer intensément sa femme. Elaï faisait de même, à présent ; comme si chacun sondait l’âme de l’autre. Il s’avança vers elle et déposa un baiser sur ses lèvres. Comme pour se faire pardonner. Il l’aimait toujours. Il but une gorgée de café et s’éclaircit la voix. Il serra sa main plus fort et son visage se contracta d’un coup. Il était enfin prêt à tout lui dire.
- Comme tu le sais déjà, durant mon adolescence, j’ai eu affaire de nombreuses fois à la mort. Ce que tu ignores, en revanche, c’est la raison de tout ça : j’étais un chaman. Et ce, de dix à dix-huit ans. Depuis ce jour, je n’ai plus aucun pouvoir. Je suis presque comme tout le monde. Dans ma famille, les hommes se transmettent ce mandat de père en fils. Ce qui signifie que notre fils aurait dû présenter les mêmes aptitudes, voilà déjà trois ans. Mais ce n’était pas le cas, du moins jusqu’à aujourd’hui. Car depuis hier soir, j’ai appris que je pouvais m’être trompé. Ce qui s’est passé va peut-être changer nos vies à tous les trois. En fait, j’ai revu une vieille amie. Il s’agit de Tora, la Grande Unificatrice. Elle est une sorte de chef spirituel pour tous les chamans. Et, si elle est apparue dans cette maison, ce n’est pas pour me rendre une visite de courtoisie, après toutes ces années. D’après ce qu’elle m’a dit, un grand danger menace notre monde. Et elle pense que notre fils pourrait être un chaman, lui aussi.
Tout ce qu’il avait dit était la stricte vérité. Les pouvoirs chamaniques avaient besoin, comme n’importe quel talent, d’un terrain propice. En outre, les adolescents de cet âge avaient encore l’esprit suffisamment ouvert pour croire en l’incroyable et leur corps en pleine mutation permettait l’utilisation de la magie, au contraire des organismes adultes, figés. Il se sentait mieux maintenant qu’elle savait. Quant à Elaï, elle semblait troublée. Elle essayait de digérer ce qu’elle venait d’entendre : son mari était un ancien chaman et une amie à lui était venue lui dire que leur fils devait prendre sa relève. Qu’il ait gardé pour lui une partie de son histoire, passe encore, d’ailleurs elle avait remarqué maintes fois qu’il était différent, mais elle n’était pas prête à le laisser embarquer leur fils dans une histoire abracadabrante et potentiellement dangereuse. Elle était sa mère et elle comptait bien, en tant que telle, le protéger des égarements de son père. Elle ne comprenait même pas comment les parents de Bassou avaient pu accepter une telle situation. Elle ne savait que peu de chose à ce sujet : dans l’histoire de l’homme, le chaman apparaissait dès la Préhistoire, à l’époque de l’homme de Cro-Magnon. Il guérissait les corps et les âmes de son groupe ; il apaisait les Esprits en colère et qui célébrait les cérémonies en leur honneur. Il était le seul être capable d’entrer en contact avec un mort et il possédait un lien très étroit avec la nature.
Comme pour se justifier, Bassou reprit, plus calmement :
- Le chaman est une sorte de sorcier. Il est capable de communiquer avec les animaux et les Esprits, les morts, si tu préfères. Il peut aussi agir sur l’âme et le corps de ceux qui l’entourent. Quand il est en transe, un chaman est capable de faire des choses extraordinaires telles que voler ou se métamorphoser. Mais il a aussi un rôle très important à tenir pour le bien du monde dans lequel nous vivons. Lorsqu’un être vivant meure, son corps se décompose mais son âme continue à vivre. Parfois, celle-ci refuse de suivre le cycle habituel de ce que l’on appelle la Réincarnation. L’impression de « déjà-vu » est un signe que chaque être humain ressent un jour mais oublie vite ; et pourtant, il est l’indice qui mène à la réponse à la question que tous, vous vous posez : y a-t-il une vie après la mort ? … Enfin bref, l’âme devient donc errante et fragilise par là même l’équilibre entre les deux mondes, du vivant et des morts. C’est alors que le chaman intervient pour rétablir l’harmonie. Parfois, il doit se battre et la magie qu’il possède lui est d’un grand secours. Tous les chamans sont formés pour savoir comment agir et réagir. A présent, parlons un peu de notre fils. En général, un chaman découvre ses pouvoirs le jour de son dixième anniversaire. En même temps, des mèches bleues apparaissent dans sa chevelure. Or, tu le sais aussi bien que moi, Shon est strictement blond. Selon moi, la raison est simple : tu es une « Affantès», c’est-à-dire une sans pouvoir et c’est ce qui a empêché notre fils d’hériter de mes gènes magiques. En fait, c’est moi qui suis fautif, pas toi. Je n’ai pas respecté la règle. Normalement, avant ses dix-huit ans, un chaman doit attendre la nuit d’Halloween pour mélanger quelques gouttes de son sang à celui de l’Esprit qu’il aura choisi. Cette union du spirituel et du physique n’est possible qu’à cette date. L’Esprit élu, réincarné pour quelques heures, accède à une nouvelle existence terrestre en compagnie du chaman et du bébé, qui prend forme en seulement quinze jours. C’est un rituel magique qui permet la transmission des pouvoirs. Sans cela, ils seraient perdus. Or, je n’ai jamais procédé à cet échange pour la seule et unique raison que j’étais déjà amoureux de toi et que tu étais enceinte. Nous allions avoir un enfant et j’ai cessé mes « activités » dès que tu me l’as annoncé.
Enfin elle savait tout. Bassou était soulagé, libéré d’un grand poids. Il but de longues gorgées de café, comme pour se donner une certaine contenance. Il s’interdisait de la regarder. Sans doute par peur de sa réaction. Un long moment passa ainsi, en silence. Le soleil brilla un peu plus fort et la température, sur la petite terrasse, augmenta de quelques degrés. Il en profita pour sortir sa paire de lunettes de soleil, qu’il avait calée dans la poche de sa chemisette, juste à côté de son stylo fétiche. Il fit cela pour deux raisons : d’abord, il avait les yeux clairs, ce qui l’empêchait de supporter les rayons du soleil de face ; ensuite, son regard ainsi caché, il pouvait observer son épouse, sans qu’elle s’en aperçoive.
Hélas, celle-ci ne laissait rien transparaître, comme à son habitude, d’ailleurs. Mais sa main, qui tenait l’anse de la tasse à café, tremblait de manière presque imperceptible. Etait-ce le choc des révélations qu’il venait de lui faire ou bien de la colère ? Il ne tarderait pas à le savoir. Elaï était du genre à exploser sans crier gare.
Elle poussa un long soupir et il sut que c’était son entrée en matière. En effet, son visage devint plus dur encore, puis elle s’engagea dans un de ces monologues dont elle avait le secret :
-Te rends-tu compte de ce que tu viens de me dire ? Enfin, il s’agit de notre fils ! Ce n’est encore qu’un enfant ! Comment peux-tu croire une seule seconde que je te laisserai l’embarquer dans une histoire pareille ?! Tu es complètement fou ! Et tes parents aussi, s’ils ont accepté ça pour toi ! Jamais, tu m’entends, jamais je ne donnerai mon accord. La vie de notre fils est précieuse, en tout cas pour moi. Et je ne comprends pas que tu m’en parles de manière aussi sereine !
Au fond de lui, Bassou savait qu’elle avait de bonnes raisons de s’inquiéter. De nombreuses fois, au cours de sa carrière, il avait été blessé plus ou moins grièvement ; frôlant parfois même la mort. Mais quand il repensait à cette époque glorieuse, ses souvenirs étaient très différents. Et il devait l’expliquer à sa femme.
- Mais qu’est-ce que tu racontes enfin ?! Bien sûr que j’aime Shon. C’est mon fils à moi aussi. Malgré tout, en tant que parents, nous devons le soutenir et lui laisser faire ses propres choix. Ainsi va la vie. A son âge, il est tout à fait capable de prendre des décisions. Et même si j’ai peur pour lui, il a le droit de savoir. Tu n’as pas idée, être un chaman, c’est extraordinaire. Il verrait ce que le commun des mortels ignore. Il aurait la chance de pouvoir vivre ses rêves et plus encore. En tout cas, je voulais t’en parler d’abord pour ne pas agir derrière ton dos, mais je pense que c’est important de le lui dire. Ensuite, nous nous rendrons tous les trois au rendez-vous donné par Tora. C’est pour ce soir. Elle souhaite rencontrer Shon. Et je tiens à ce qu’il en soit ainsi !
Des larmes coulaient lentement des yeux d’Elaï. Elle était bouleversée, désemparée. Bassou se précipita vers elle. Accroupi, il la prit dans ses bras musclés et lui caressa les cheveux sans dire un mot. Plusieurs minutes passèrent ainsi. Elle semblait inconsolable. Elle avait si peur pour son fils. Et mille questions l’assaillaient : pourquoi Shon ? Pourrait-elle continuer à le protéger comme elle l’avait toujours fait depuis sa naissance ? Shon déciderait-il de devenir chaman ? Y avait-il un moyen de soustraire son fils à un tel destin, même contre sa volonté ?
Après tout, elle était sa mère, elle avait son mot à dire !
Maintenant, elle connaissait le passé de son mari mais tout cela lui semblait irréel. Elle avait l’impression de pénétrer dans l’antichambre d’un autre monde. Elle avait été effarée d’apprendre que de jeunes enfants avaient pour mission de sauvegarder la paix dans le monde.
En tout cas, elle était bien décidée à préserver son fils, ce soir, et ce, par tous les moyens. Shon avait le droit de vivre comme les autres enfants de son âge. Elle lui dirait tout ce qu’elle avait sur le cœur à cette grande prêtresse !
Reprenant courage, grâce à cette nouvelle idée en tête, ses larmes cessèrent. Doucement, elle se détacha des bras de Bassou et s’essuya le visage à l’aide d’un mouchoir en papier, pris dans son sac à main. C’est à cet instant que Shon réapparut. Planté devant leur table, il semblait satisfait de sa visite de l’église. Mais quand il aperçut les yeux rougis de sa mère, il changea immédiatement d’attitude. Son regard passa du vert émeraude au vert sombre. Il détestait la voir malheureuse. Puis, il observa son père, toujours accroupi près d’elle, et lui lança un regard interrogateur. Celui-ci se releva et reprit sa place, passant une main dans son épaisse crinière noire, comme pour balayer son trouble.
Shon en profita pour le remplacer auprès d’elle.
- Maman, qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi tu pleures ? Vous vous êtes disputés, papa et toi, c’est ça ?!
Elaï répondit d’un non à peine audible.
Bassou comprit qu’il devait prendre les choses en main.
- Shon, prends une chaise et viens t’asseoir à côté de nous… On va commander de quoi déjeuner. Ensuite, nous rentrerons à la pension. Je dois te parler. C’est très important. Et c’est la raison pour laquelle ta mère pleurait.
Son regard noisette plongea en profondeur dans celui de son fils. Le garçon baissa les yeux comme pour montrer qu’il se soumettait.
Quelque minutes plus tard, ils commandaient chacun un plat ; juste avant l’arrivée de nouveaux clients. Quand ils furent servis, toutes les tables, autour d’eux, étaient occupées.
Comme si de rien n’était, Shon leur raconta avec passion la visite guidée à laquelle il venait d’assister. Puis, il leur montra les cartes postales qu’il avait achetées. Il en était très fier. Sa collection s’en trouvait enrichie. Son but avoué : posséder des cartes des églises du monde entier. Conscients de cette passion, ses parents l’écoutaient avec attention. Chacun de leur côté, cela leur permettait aussi de penser à autre chose.
Quand ils eurent fini de se restaurer, Bassou décida qu’il était temps de quitter les lieux.
Le retour se fit plus rapide que l’aller même si aucun d’eux n’était pressé de rentrer ; hormis Shon, bien sûr. Il avait hâte de savoir ce qui se passait entre ses parents. Il sentait qu’ils lui cachaient quelque chose d’important ; ce qui n’était pas dans leurs habitudes.
Son père arbora un air soucieux, sitôt arrivés à destination. Tous trois entrèrent dans le hall, montèrent l’escalier, longèrent le couloir et s’engouffrèrent dans leur chambre. Shon s’assit sur le bord du lit de ses parents ; Bassou prit la seule chaise de la pièce et l’enfourcha pour lui faire face. Quant à Elaï, elle resta debout, adossée contre un mur, les bras croisés, le regard dans le vide.
L’ancien chaman savait que ce qu’il allait révéler à son fils, lui ferait quitter définitivement l’enfance. Il en avait pleinement conscience mais en même temps, il le regrettait. Il avait beau se raisonner en se disant que quelque chose de grave se préparait, il était comme partagé. Il savait ce qu’il aurait à surmonter comme épreuves. Cependant, il avait conscience que son fils ne serait jamais totalement seul, s’il devenait un chaman. D’abord, la Grande Unificatrice veillerait sur lui, comme elle le faisait toujours pour ses nouvelles recrues. Ensuite, il pourrait compter sur l’appui et la bienveillance de sa guérisseuse. Celle-ci, en effet, avait pour rôle de soigner les différentes blessures dont un chaman pouvait souffrir, après une altercation avec un Esprit récalcitrant. Mais ce n’était pas que cela. Il devait y avoir une sorte de connexion invisible entre les deux personnes pour qu’elle puisse à tout moment savoir où il se trouvait. D’ailleurs, pour être une guérisseuse, il fallait remplir deux conditions : un véritable don de soi et d’amour pour les autres ; mais aussi, un lien de parenté très étroit avec le jeune dont elle aura la garde. Mais, ce n’est qu’après une solide formation qu’elle pourrait user de son don de guérir rien qu’en touchant une plaie. Bassou savait bien que Shon, s’il montrait une quelconque sensibilité à la magie, aurait besoin d’une guérisseuse. Et il était curieux de savoir qui serait choisi par Tora.
Mais, son fils commençait à s’impatienter ; alors il décida de tout lui expliquer. Il le regarda d’abord droit dans les yeux puis se racla la gorge.
- Fiston, comme je te l’ai déjà dit, ce que je vais te dire est extrêmement important. Et sérieux ! Voilà. Autrefois, j’étais ce que l’on appelle un « chaman ». Ce qui signifie que j’étais une sorte de détective de l’Au-delà, luttant en faveur de la paix entre notre monde et celui des Esprits. C’est Tora, la Grande Unificatrice, qui me confiait les missions. Elle veille sur tous les chamans. Elle s’occupe aussi de leur formation. Le chat géant que tu as vu hier soir, c’était elle. Elle est réapparue après toutes ces années, alors que je ne suis plus un chaman. Mais elle a une mission à confier à quelqu’un et elle souhaiterait te rencontrer afin de savoir si tu en serais capable. Ce soir, nous avons rendez-vous avec elle, pour en discuter, tranquillement. Qu’est-ce que tu en penses ?
Mais avant que Shon ait pu répondre, Elaï intervint :
- Mon chéri, tu n’es pas obligé de faire ça ! Tu as le choix. C’est ta vie. Tu n’es encore qu’un enfant. Rien ne t’y oblige ! Je t’en supplie, Shon ; dis à ton père que tu refuses et toute cette histoire sera finie.
Les deux parents étaient d’avis que leur fils était en âge de prendre ses propres décisions, surtout lorsque cela le concernait directement. Ils avaient toujours voulu l’aider à être autonome, le plus tôt possible, mais dans ce cas précis, elle ne pouvait pas se taire.
L’air perdu, le jeune garçon regardait tour à tour sa mère puis son père, comme pour trouver une solution. En vain. Il était incapable de choisir entre les deux. Face à ce dilemme, il se sentait divisé. Que devait-il choisir ? Son père et la nouvelle vie qui s’offrait à lui ? Ou bien sa mère ? Elle cesserait ainsi d’être malheureuse et de s’inquiéter pour lui. Il était stupéfait, un peu incrédule aussi ; c’était comme si brusquement son monde s’écroulait, et toute sa vie perdait son sens. Que devait-il faire ? Il savait que son choix blesserait forcément l’un des deux ; et il ne le supportait pas.
Il réfléchissait, cherchant un moyen de gagner du temps, ou de préférer une troisième option, mais tout s’embrouillait dans sa tête et il fut pris d’une violente migraine, comme si son crâne allait exploser. Son pouls, il le sentait, se mit à frapper plus fort et plus vite ; et ses parents l’observaient. Ne supportant plus rien, il se leva brusquement et sans dire un mot, sortit de la chambre ; bousculant sa mère, qui n’avait pas bougé.
Une fois la porte passée, il longea le couloir, descendit à toute allure les escaliers et sortit de l’hôtel. Sur la route, il piqua un sprint. Comme si c’était la seule solution pour échapper à cette pression. Après une vingtaine de mètres, il ralentit et se mit à marcher. Il était désarçonné. Soudain, il sursauta. Son père venait de poser une main sur son épaule. Il le prit ensuite dans ses bras. Il comprenait.
Pendant un instant, Shon s’abandonna. L’after-shave, un mélange de musc et de senteurs marines, le rassurait. Il regarda Bassou, droit dans les yeux et lui dit :
- Je n’arrive pas à croire que tu m’aies caché ça ! J’étais concerné, il me semble ! En plus, tu fais de la peine à maman !
- Je sais que tu es en colère, Shon et tu as raison. Mais je ne pouvais pas vous en parler sans motif valable.
- Alors, qu’est-ce que tu attends de moi ?
- Je veux juste que nous allions tous à ce rendez-vous. Tu pourras ensuite aviser en ton âme et conscience.
- Ok, j’accepte d’y aller. Mais à une condition : que tu me laisses agir à ma guise, quelle que soit ma décision, le moment venu !
- C’est entendu, mon fils.
Et ils regagnèrent leur chambre, ensemble. Elaï les y attendait. Il fit s’asseoir le jeune garçon, de nouveau, au bord du grand lit, puis, il alla chercher, dans son sac de voyage, le cadeau que la Grande Tora lui avait remis. Il revint presque aussitôt et tendit à son fils le précieux paquet.
-Vas-y, ouvre-le. Tora me l’a donné pour toi.
Shon prit le coffret entre ses mains. Il l’observa attentivement. C’était une boîte rectangulaire, rouge, ornée d’un lien doré et délicatement tissé. Son couvercle portait une inscription indéchiffrable ainsi qu’un mystérieux motif. Il s’agissait d’un cercle percé par douze flèches à tête de serpent. Pour l’ouvrir, il posa son pouce sur une encoche prévue à cet effet. Ce qu’il découvrit à l’intérieur était extraordinaire : un médaillon orné du même motif et ciselé à l’or fin. Presque machinalement, il effleura d’une main légère sa face bombée. Et comme s’il était doué de vie, l’objet se mit à briller.
Surpris, le jeune garçon retira sa main et chercha le regard de son père, pour y trouver une explication. Mais Bassou ne pouvait lui être d’aucune utilité. Il ignorait la véritable nature de ce médaillon. Alors, Shon reporta son attention sur l’objet. Il le toucha à nouveau, avec précaution, le cœur battant. Et il finit par découvrir un bouton poussoir. Impatient, il le sortit de son coffret, le posa dans le creux de sa main, puis il actionna le système. Un sifflement aigu retentit aussitôt, et cessa brusquement. Puis, la façade se souleva et un rayon lumineux apparut. Bassou et Elaï s’approchèrent pour mieux le voir. Il était de la taille d’une montre gousset, muni d’une longue chaîne noirâtre qui tombait en cascade de la paume de leur fils. En son centre, ils pouvaient admirer une sorte de cadran blanc secoué d’ondulations. Mais cette lumière avait une origine bien différente. Elle provenait de la façade. En effet, le motif y était incrusté des deux côtés et les flèches à tête de serpent, qui convergeaient toutes vers un même point, formaient sa source.
En un instant, le rayon lumineux se mit à décrire un angle de quatre-vingt-dix degrés entre l’objet et le plafond de la pièce. Ce faisant, il devint plus ardent, et la chaleur qu’il dégageait se fit aussi plus intense. Si bien que Shon sentit des perles de sueur ruisseler le long de son visage poupin. Mais rien n’aurait pu interrompre le charme de la scène. Ils étaient tous trois médusés. Même Bassou n’avait jamais rien vu de pareil. Le médaillon qu’il avait jadis reçu était très différent. Peut-être appartenait-il à une nouvelle génération ! Brusquement, le triangle de lumière s’estompa et laissa la place à un laser qui balayait toute la pièce. A la manière d’une trotteuse, il décrivait un arc de cercle autour du bijou. Il s’arrêta devant Bassou et le sonda durant quelques secondes. Puis ce fut le tour d’Elaï et enfin celui de Shon. Lorsqu’il se focalisa sur ce dernier, il émit un sifflement perçant et se mit à irradier son corps. De la tête aux pieds, il fut scanné. Une fois l’examen terminé, sans cesser de luire, la montre-gousset s’envola autour du cou de Shon. Et le sifflement cessa aussitôt.
Ils étaient tous les trois abasourdis, stupéfaits, ne trouvant rien à dire. Le fils tenta de retirer le médaillon, en vain. A chaque nouvel essai, celui-ci reprenait inlassablement sa place. Il finit par se résigner. Il devrait le garder et patienter jusqu’à ce soir. En attendant, il rangea le coffret dans son sac de voyage, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’étudier le bijou qui pendait autour de son cou ; parce qu’il était précieux, il se posait toutes sortes de questions : entre autre, pourquoi lui ? Qu’espérait la personne qui le lui avait offert ? Qu’attendait-elle au juste de lui ? Et il eut beau interroger sans relâche son père, celui-ci assurait ne rien savoir. Plus il insistait et plus son père s’énervait. Pourtant Shon était pressé d’en savoir davantage et excité aussi ; il n’en pouvait plus d’attendre.
Si Bassou comprenait l’impatience et l’enthousiasme de son fils, devant sa femme qui boudait, il ne se sentait pas d’humeur à les partager. En attendant l’heure du rendez-vous, le climat dans cette minuscule chambre serait particulièrement pesant s’il n’y remédiait pas au plus vite. Sa femme pouvait demeurer ainsi, silencieuse, ne le quittant pas des yeux, durant des heures ! Il le lisait dans son regard : elle lui en voulait. Il tenta une approche directe : il désirait l’embrasser, la prendre dans ses bras afin de la rassurer, lui montrer que ce n’était pas contre elle, mais que cela lui tenait à cœur, en vain. Elle s’éloigna au dernier moment et s’enferma dans la salle de bains. Ce n’était pas vraiment bon signe ! Lorsqu’elle cherchait à s’isoler, c’est que quelque chose l’inquiétait et la déstabilisait au-delà du supportable. Bassou demanda à Shon de jouer à sa console et de ne pas oublier son casque, afin d’éviter de déranger les autres résidants. Ce n’était en fait qu’un prétexte ; il souhaitait surtout éviter qu’il puisse entendre leur conversation. Il pénétra en zone sensible et referma doucement la porte derrière lui.
Elaï sursauta. Son maquillage avait coulé. Elle pleurait. Et il n’avait jamais pu le supporter ! Il l’a pris dans ses bras, sans dire un mot, et cette fois, elle ne se déroba pas.
- Bassou, j’ai si peur ! Il s’agit de notre enfant unique ! Je ne veux pas qu’il lui arrive malheur, tu comprends ?! Je ne le supporterais pas !!
- Je sais…mais comme je te l’ai dit, ce n’est qu’une visite à une vieille amie. Rien n’est encore décidé ! Nous verrons bien, et puis tu as bien dû le remarquer : Shon est ravi à l’idée de suivre mes traces ! Sous prétexte de le protéger, tu ne voudrais quand même pas l’empêcher d’être heureux, n’est-ce pas ?!
- Bien sûr que non, enfin ! Pour quel genre de mère me prends-tu ?
- Et n’aie aucune crainte, dans tous les cas, il ne sera pas seul ! Je te le garanties !
- Très bien, mais je te préviens, je ne me laisserai pas faire, je poserai des questions, et je ne me contenterai de vagues promesses !
Ils avaient obtenu un statut quo. Tous deux rejoignirent leur fils, comme si de rien n’était. Durant les minutes qui suivirent, Elaï ne put résister à l’envie de lui caresser les cheveux pendant qu’il jouait à sa console de jeux, concentré. Cela lui évitait de penser. Puis, elle prit un livre de poche, parmi ses affaires, s’installa confortablement sur le second lit et entama sa lecture. Pendant que Bassou, qui s’était allongé sur le grand lit, à côté de son fils, entamait une sieste. Nul ne bougea trois heures durant. Pourtant, lorsque le jour commença à baisser, ils cessèrent toute activité et partirent dîner au restaurant du Petit Palais.
Il y avait foule, ce soir-là. Mais ils trouvèrent malgré tout une table libre. C’était la dernière. La salle n’était pas très grande mais les tables rajoutées pour l’occasion donnaient une impression de confinement. C’était la soirée « Pizza », et l’équipe des serveurs était dépassée, submergée. Les trois Rémassien attendirent plus d’une demi-heure pour passer leur commande ; malgré les tentatives de Bassou dès qu’un serveur passait près de leur table.
Ce fut un jeune garçon, à peine plus âgé que Shon qui se planta devant eux, armé d’un carnet et d’un crayon. Ils eurent ainsi l’occasion de choisir leurs pizzas, le tout accompagné d’un pichet de soda. A peine un quart d’heure plus tard, les plats arrivaient, fumant.
Ils étaient affamés et engloutirent le contenu de leur assiette, sans rien dire. Une autre fournée suivit, et ils furent rassasiés. Bassou paya l’addition et ils sortirent de l’établissement.


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le Mer 4 Fév 2015 - 22:48
Ah voilà la suite !

Bon alors déjà deux choses me choquent:

@GAYA TAMERON a écrit:il fit démarrer le moteur, abaissa le frein à main et enclencha la première.

Il abaisse son frein à main avant de passer la vitesse  

@GAYA TAMERON a écrit:L’eau chaude qui ruisselait sur son corps le revigora.

J'ai eu peur que tu développes cette scène... xD

Bon promis j'arrête  Gaya Tameron: Le dernier chaman 856033788  plus sérieusement j'ai une question sur deux petites choses :

Pourquoi les pouvoirs chamaniques sont restreints ? et pourquoi entre 10 et 18 ans ? C'est jeune pour avoir des responsabilités je trouve.

Et le deuxième point qui m'a un peu gêné j'aurais préféré que Elaï sache depuis le début pour les pouvoirs de Bassou, ça évitait les révélations au bar, le fait qu'il déballe tout d'un coup et qu'elle y croie sans même en douter ça fait beaucoup... Bon cet effet est adouci par le médaillon magique un peu plus loin dans l'histoire qui du coup ne fait plus aucun doute quand au pouvoirs de la famille.

@GAYA TAMERON a écrit:Lorsqu’un être vivant meure, son corps se décompose mais son âme continue à vivre.

Je trouve ce sujet très intéressant, la réincarnation *-* le corps meurt et l'âme perdure, c'est ce en quoi je crois !

Tout ça m'intrigue =O j'attends le rendez-vous avec Tora et de connaître les pouvoirs dont va hériter Shon, j'espère que tu vas aussi développer le sujet de la vie après la mort, ça m'intéresse !

Voilà après je lis très peu donc ceci n'est carrément pas un avis d'expert pas du tout même
En tout cas j'attends la suite ! Gaya Tameron: Le dernier chaman 528577
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le Jeu 5 Fév 2015 - 11:28
Merci tout d abord pour ta réponse rapide! Ca fait plaisir!
1- chacun sa conduite, mais ça peut le faire aussi, si t es au point mort!
2- c est marrant tu as eu la même réaction que mon mari en le lisant!
3- les pouvoirs chamaniques ont besoin, comme le talent, d un terrain propice, d ou l aspect familial et traditionnel. Ensuite les adolescents, à cet âge, ont encore l esprit suffisamment ouvert pour croire en l incroyable, leur corps en pleine mutation permet l utilisation de pouvoirs au contraire des corps adultes, figés.
4- c est une manière d'expliquer aux lecteurs ce qui va arriver. Bassou a une part d ombre dans son passé et sa femme l à accepté mais au fil du temps, elle devine qu il cache quelque chose de mystérieux. Il a des intuitions, il fait des rêves étranges, ce genre de choses.
5- moi aussi je crois en la réincarnation des âmes! C'est même l idée de départ du livre! Merci de m accorder de ton temps, c est génial pour moi, d avoir un avis si honnête! J espère que la suite te plaira! Je la posterai un peu plus tard.
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le Jeu 5 Fév 2015 - 13:12
@GAYA TAMERON a écrit: c est marrant tu as eu la même réaction que mon mari en le lisant!

Tu vois ! je suis pas le seul, comme ça tu sais qu'après Le dernier chaman tu pourras te lancer dans de nouveaux genres littéraires si tu vois ce que je veux dire :messebasse:  xD

Pour le reste je comprends mieux le corps adulte ne peut pas développer de pouvoirs étant donné qu'il est déjà à son stade final donc, et je comprends mieux le pourquoi de tout ses secrets aussi, merci !

@GAYA TAMERON a écrit:5- moi aussi je crois en la réincarnation des âmes! C'est même l idée de départ du livre! Merci de m accorder de ton temps, c est génial pour moi, d avoir un avis si honnête! J espère que la suite te plaira! Je la posterai un peu plus tard.

Super intéressant comme idée de départ, la réincarnation ! ( le plus peinard pour moi ce serait me réincarner en écureuil peut-être *-*  xD )
C'est moi qui te remercie pour cette histoire, j'attends la suite !
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le Ven 6 Fév 2015 - 10:29
Ben, voilà , je sais plus quoi dire! Tu es vraiment trop gentil Aoki!
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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Re: Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Jeu 19 Fév 2015 - 4:23

Bonsoir, enchanté et bienvenue sur Manga-fan ! Razz

Alors, je trouve tout d’abord le thème très intéressant, je n'irai pas jusqu'à dire que je suis passionné par les chamans,
mais c'est un univers qui m'attire beaucoup, donc déjà le contexte de l'histoire me plaît bien.
Je suis pas un grand lecteur, encore moins de récits fantastiques, je préfère les textes lyriques,
donc je n'ai pas vraiment de référence en la matière, je me base donc sur un simple ressenti !

Première chose qui m'a donné plaisir à lire, c'est ce genre de passage :

@GAYA TAMERON a écrit:
Haute d’au moins dix mètres, elle s’imposait comme l’aurait fait un géant. Massive, interminable, elle montrait une multitude de fenêtres de tous côtés. Comme des yeux qui scrutaient les alentours !

Je suis totalement fan des descriptions très imagées, comparaisons, métaphores, j'adore ça, c'est pour ça d'ailleurs que j'apprécie les textes lyriques,
donc j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces passages que je trouve très bien écrit !

J'ai accroché l'histoire, je suis quelqu'un mine de rien assez terre à terre, alors j'aurais préféré identifier plus rapidement tous les personnages,
cela dit c'est habilement fait Smile
Et toujours dans cet esprit, je suis resté sur ma faim quant à la description de ces personnages, on apprend par exemple que Elaï à des yeux verts,
mais je manque personnellement de détails, pareil pour Bassou et Shon.

Par ailleurs j'ai trouvé trèèèès silencieux Elaï et Shon après l’aparté entre Bassou et Tora, jusqu'à l'auberge même,
personne n'a pris la parole, je me mets à la place de l'un ou l'autre, je n'ai qu'une envie c'est de lâcher un
"What the fuck is going on ???!!"'   Shocked

Ils étaient sensés aller dans une maison et MEGA changement de cap, mais tout le monde reste très calme et serein,
et surtout une famille mais alors PAS DU TOUT curieuse XD

Ensuite j'ai bien aimé le passage avec la révélation, il y a une attente qui est très prenante, j'avais envie de dire au garçon de café d'aller voir ailleurs,
que j'étais ready avec mon pop-corn moi et qu'il me gâchait la vue de l'écran lol
Et de ce fait, j'attendais encore plus de la révélation, j'attendais une liaison avec Tora etc. Lol j’exagère bien sûre...
Donc un peu déçu par la révélation, qui au final est une surprise pour Elaï, mais pas pour les lecteurs,
cela dit quand Bassou approfondit un peu plus son histoire, ça calme un petit peu l'attente qu'on avait.


Maintenant, témoignage d'en jeune homme qui a reçu une éducation ultra strict,
personnellement, une telle décision, elle est partagée de cette manière dans ma tête si je compare à ma famille :

Pouvoir de décision :
Papa : 50%
Maman : 40% (éh oui je suis né dans les années 80 hein.. Gaya Tameron: Le dernier chaman 424098723 )
garçon de 13 ans : 10%

Donc la mère qui supplie Shon de prendre la bonne décision, ça m'a beaucoup gêné,
par rapport à mon propre vécu, ça reste un avis très personnel pour le coup.

Et la dernière chose que j'ai à dire, qui va un peu rejoindre le fait que je trouvais la famille pas très curieuse,
à la fin du chapitre 2, il se passe tout un tas de choses avec le médaillon, et pour une famille lambda,
je doute qu'on puisse reprendre ses activités si vite, je pense que dans un moment pareil, on a quantité de choses à se dire,
on apprend soudainement l'existence de faits totalement irréels pour nous, c 'est l'heure de la confession,
du partage des ressentis, je suis d'accord que la vie reprenne son cours, mais après une phase de partage pour moi.


Quoiqu'il en soit, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte, je le trouve bien écrit, et j'attends également la suite Smile
L'histoire me parle !

Il est tard, je sais pas si j'ai bien dit tout ce que j'avais à dire, et si j'ai bien formulé tout ça, mais j'ai fait mon maximum pour cette heure là lol
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le Jeu 19 Fév 2015 - 11:09
Déjà je te remercie infiniment d'avoir passé du temps à me lire à une heure aussi tardive, ça m'a touche énormément. Toute critique est bonne à prendre, je vais bien sûr en tenir compte et retravailler tout ça ! Grâce à tous vos conseils, j'espère créer une histoire plaisante à lire. J écris de nombreuses histoires en même temps, alors ne te montre pas trop impatient mais je te promets de relire ma copie. Je vous dois bien ça! :<33:
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le Ven 20 Fév 2015 - 3:25
@GAYA TAMERON a écrit:Déjà je te remercie infiniment d'avoir passé du temps à me lire à une heure aussi tardive, ça m'a touche énormément. Toute critique est bonne à prendre, je vais bien sûr en tenir compte et retravailler tout ça  ! Grâce à tous vos conseils, j'espère créer une histoire plaisante à lire. J écris de nombreuses histoires en même temps, alors ne te montre pas trop impatient mais je te promets de relire ma copie. Je vous dois bien ça! :<33:

Avec plaisir, et si tu as d'autres histoires, n'hésite pas à nous les faire partager ! Smile
Tu as déjà publié un livre ?
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le Ven 20 Fév 2015 - 14:30
Malheureusement non, mais je m'y emploie. Le chemin est abrupt, chaotique mais je ne suis pas du genre à perdre espoir! Un jour peut-être. ....... Very Happy
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le Ven 27 Fév 2015 - 14:34
Ca y est, les modifications sont faites! J'espère que cela vous conviendra. J'ai fait de mon mieux pour tenir compte de tous vos conseils. Bonne lecture et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!
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le Sam 14 Mar 2015 - 16:44
J'ai encore encore corrigé les deux premiers chapitres, si ça vous dit de les relire?!
Sinon, je vous propose de découvrir le troisième chapitre. A tous, bonne lecture et merci pour le temps que vous voudrez bien y consacrer!

                                              Chapitre 3 : Rencontre avec Tora





Sur une carte des environs, Bassou avait repéré la rue Quentin Tiben. Elle se trouvait à seulement dix minutes de là. Ils feraient donc le chemin à pied. Mais la nuit compliqua leur recherche : le nom des rues n’était pas très visible. S’armant de patience, ils errèrent durant quelques minutes.
Arrivés à destination, ils découvrirent une ravissante petite maison.
Entièrement construite en bois, avec une porte d’entrée rouge brillant et des volets blancs, elle était entourée d’un petit jardin arrangé avec soin. L’ensemble était charmant, presque irréel ; c’était une maison très accueillante, qui donnait envie d’y vivre. Seul Bassou savait qu’il s’agissait d’un autre cadeau de Tora ; mais ce n’était pas encore le moment d’en parler.
Ils passèrent le portillon et suivirent le petit sentier pavé. Quelques arbustes, qui seraient bientôt de formidables producteurs de fruits, étaient éclairés grâce à une série de spots judicieusement placés. Un peu plus loin, deux massifs rouges et blancs menaient à la porte d’entrée.
Ils firent tinter la grosse cloche pour avertir de leur arrivée. Et c’était comme si, du même coup, ils tournaient le dos à leur ancienne vie, sans espoir de retour.
La porte s’ouvrit, seule, en émettant un bruyant grincement. Elaï et Shon se figèrent sur place, pétrifiés. Bassou, lui, était simplement curieux de voir ce qui les attendait.
A l’intérieur, régnait une obscurité oppressante qui jurait avec l’aspect extérieur. La porte se referma derrière eux et une lumière surgit de nulle part. Elle se déplaça jusqu’à une cheminée, située dans un coin de la pièce, l’alluma et s’approcha d’eux. Elle fit apparaître trois chaises et une table. Puis elle continua à s’approcher. Elle toucha le sol et prit l’apparence d’une magnifique jeune femme, tout droit sortie d’un conte de fée. Ses vêtements lui donnaient de la prestance mais elle avait quelque chose de mystérieux qui avait de quoi fasciner. Elle était vêtue d’une robe époustouflante ; et la coiffe qu’elle portait sur la tête était spectaculaire. A sa main droite, un sceptre magique semblait lui conférer de fantastiques pouvoirs. Dans un large sourire qui la rendait plus séduisante encore, elle s’empressa de les accueillir:
- Bienvenue à vous, mes amis, mes enfants ! Faites comme chez vous. Asseyez-vous.
Seul Bassou s’installa autour de la table. Elaï et Shon n’osaient pas bouger. Ils étaient désemparés ; ils sentaient que tous leurs repères s’étaient envolés. Tora le comprit et d’une voix douce, qui se voulait rassurante, elle les invita une nouvelle fois à s’asseoir. Ils se décidèrent, finalement, obtempérant. La Grande Tora les observa d’un air satisfait, puis se mit en lévitation, assise en tailleur. Elle ne restait pas complètement immobile ; elle flottait telle une bulle de savon. Son regard bienveillant se posa à nouveau sur eux ; aussitôt, l’atmosphère s’en trouva réchauffée et ils semblèrent en ressentir les effets. Elle estima que le moment était venu de leur parler. Après tout, il était plus que temps de leur annoncer ce que l’avenir leur réservait. Elle se concentra, un instant, sur un point loin au-dessus de leur tête. Elle réfléchissait. Son visage était crispé par la concentration ; puis elle se ressaisit et leur sourit en disant :
- Je suis enchantée de vous rencontrer, enfin, tous les deux ! Elaï, j’ai des choses à te dire ; et toi, Shon….. Il me semble que tu n’es pas très grand pour ton âge. Mais peu importe, je m’égare. Je souhaiterais te faire passer une série de tests afin de connaître tes aptitudes naturelles pour la magie. Si tu es d’accord. As-tu apporté le médaillon ?
Shon hocha la tête en guise de réponse. Il avait pourtant essayé de l’ôter à plusieurs reprises, mais sans succès. En y repensant, il esquissa un sourire forcé.
- Très bien…Tiens donc ! Alors ça, c’est une surprise ! Le médaillon t’a déjà adopté ?!
Elle se tourna vers Bassou, qui était assis en face de son fils et le dévisagea, d’un air amusé.
- Sais-tu ce que cela signifie, mon ami ? lui demanda-t-elle, toute excitée.
- Tu crois qu’il est celui que tu attends, c’est bien ça ?!
- Ton fils n’est pas un garçon comme les autres, malgré ce que tu peux penser. C’est la preuve que tu te trompes et qu’il doit impérativement passer les tests. Il semble avoir certaines prédispositions ; c’est tout ce dont je suis sûre pour le moment !
A présent, tous l’observaient. Elaï, qui était assise à ses côtés, serra la main de son fils dans la sienne. Elle n’aimait pas ce qui venait de se dire. Elle sentait que tout allait se décider sans elle et elle détestait ça. Il était hors de question qu’un fantôme prenne en main la vie de son fils. Elle avait bien l’intention de le protéger quoiqu’il advienne. Et rien ne l’en empêcherait ; pas même cette « chose ».
Submergée par la peur et la colère, elle prit la parole haut et fort :
- Une minute, je vous prie, je suis la mère de Shon et à ce titre, je suis en droit de choisir ce qui est bien ou non pour lui. Bassou, je ne sais pas ce qu’il t’arrive. Je ne te comprends plus. Tu te comportes de manière si étrange, depuis hier soir ! On dirait qu’elle t’a ensorcelé. Je refuse qu’il risque sa vie ; vous pouvez récupérer votre précieux médaillon ! Nous n’en avons pas besoin. Quant à toi, si tu es incapable de protéger notre fils, ce n’est pas mon cas. Je vous empêcherai de le mettre en danger. Viens, mon chéri, rentrons à la pension ; nous n’avons plus rien à faire ici. Que ton père reste si cela lui chante ! Quand je pense que nous avons tout quitté pour toi et ta carrière ! Et c’est comme ça que tu nous remercies ?
Elle venait de se lever, des sanglots dans la voix et s’éloigna d’eux, traînant son fils derrière elle. Une fois encore, Shon était incapable de choisir entre ses deux parents. Il était pourtant désireux d’en apprendre plus sur les chamans. Mais sa mère semblait si inquiète qu’il ne se sentait pas le courage de lui désobéir. Voilà pourquoi il la laissait l’emmener loin de son père et de Tora. Il ferma les yeux, espérant que l’un des deux intervienne avant qu’ils n’aient franchi la porte. Mais que pouvaient-ils faire pour les retenir ?
A son grand soulagement, ses prières furent exaucées.
La grande prêtresse pivota dans leur direction, puis lança son bâton contre un mur de la pièce. Il ricocha sur les autres cloisons et l’endroit où ils se trouvaient, perdit toute sa consistance. Tout devint noir et mousseux, comme rongé par une infatigable bestiole. La masse sombre grandit jusqu’à ce qu’ils se retrouvent suspendus en l’air, hors du temps et de l’espace connus.
La situation avait beau être étrange et un peu effrayante, mais même Elaï en profitait. Cette sensation de légèreté ne souffrait aucune comparaison avec ce que l’on pouvait vivre sur Terre. Cet état d’apesanteur les enivrait ; les trois Rémassien riaient et s’amusaient, en toute insouciance. Tora les observait en silence. Bassou, le premier, retrouva son calme. Il connaissait déjà cet « entre-deux-mondes ». Il savait que Tora aimait bien y amener ses nouvelles recrues. A chaque fois, ils étaient impressionnés par l’étendue de ses pouvoirs et ils ne lui obéissaient que plus facilement, par la suite. Il le savait ; son fils ne ferait pas exception.
Lorsque Tora constata qu’ils étaient tous calmés, elle prit un air satisfait.
La grande prêtresse était d’une beauté sans égal sur la planète. Le jeune garçon ne pouvait s’empêcher de l’admirer. Elle avait de beaux yeux noirs, pétillant de malice et d’intelligence ; un visage parfait, d’une finesse à couper le souffle, qui respirait la bonté. Sa chevelure, sombre comme la nuit, tombait en cascade sur ses épaules à demi découvertes. Elle portait une robe, d’un rouge profond, en velours et ornée de fils d’or, qui galbait à merveille sa silhouette. Sa coiffe dissimulait le sommet de son crâne et ressemblait à un vestige de l’Egypte Antique. Tora se laissait contempler par Shon, sans dire un mot. Puis, l’observant à son tour, elle s’adressa à sa mère :
- Ton fils semble être un bon garçon. Tu l’as bien élevé avec Bassou. Il ressemble à ton père ; tu n’es pas de mon avis, ma chère ?
- Ssi… Vous l’avez connu ?
- Oui, ma chère enfant. J’ai bien connu ton père, Gordon, ainsi que ta mère, Marie. J’ai des informations sur ta famille ; informations que tu ignores. Et je m’apprête à te les révéler, au cours de la soirée. Si, bien sûr, tu le souhaites. Quant à ton fils, n’aie aucune crainte ; je n’ai pas l’intention d’agir contre toi ou derrière ton dos. Tu es une mère et je respecte cela. Je ne te le prendrai jamais. J’attendrai que tu me le confies. Je t’assure que tu peux te fier à moi. Je n’ai aucun intérêt à te faire du mal ou à devenir ton ennemie !
Mais Elaï ne fut pas rassurée pour autant. Sa méfiance résistait. C’était plus fort qu’elle ; elle n’avait pas confiance. Même si elle avait hâte d’entendre ces révélations, elle s’inquiétait. D’aussi loin qu’elle se souvenait, ses parents avaient maintenu une part de mystère dans leur existence. Ces séjours imprévus chez ses grands-parents maternels qu’elle devait accepter sans que personne ne juge utile de lui en expliquer la raison, lui avaient toujours semblée très mystérieux. A l’époque et à chaque fois que cela se produisait, elle n’avait pas manqué de poser des questions, mais elle avait toujours droit à la même réponse : il s’agissait de problèmes d’adulte et une enfant n’avait pas à en connaître la nature. Elle avait donc du se résigner et grandir, sans savoir, comme si de rien n’était. En y repensant, elle se dit que toutes ces années de silence allaient bientôt prendre fin. Elle fit signe à la Grande Tora qu’elle était prête à l’écouter et celle-ci ne se fit pas prier.
- D’abord, il faut que tu saches que ce secret devait en rester un jusqu’à aujourd’hui. Tu en comprendras la raison, plus tard. J’ignore si Bassou t’en a déjà parlée mais tout chaman a besoin de la protection d’une guérisseuse. Je fais toujours en sorte que ce soit un parent proche de l’enfant, mais aussi avec laquelle il a de bons rapports. La complicité qui les unit est primordiale pour deux raisons. D’abord, parce qu’ils passeront beaucoup de temps ensemble et qu’ils devront pouvoir compter l’un sur l’autre ; ensuite, parce que, du lien qui les unit dépend la force de leur interconnexion télépathique. C’est ce qui permet à la guérisseuse d’être alertée dès que son protégé a besoin d’elle. Et maintenant, j’en arrive à ce qui te concerne. Tu descends d’une longue lignée de guérisseuses. Tout comme ton mari descend d’une longue lignée de puissants chamans. Avec de tels parents, votre fils est un être unique. Pourtant vos pouvoirs, à tous les deux, sont comme stockés au plus profond de vous-mêmes, parce que vous n’avez pas été formés. Vous avez de grands pouvoirs, mais même s’ils font partie de vous, vous n’en avez pas conscience. Telle était la volonté de tes grands-parents maternels, après l’accident. Tu étais leur unique petite fille et ils voulaient te protéger. Tes parents ont péri et ta véritable nature, avec eux. En ce qui concerne ton fils, il faut que je vous montre quelque chose ; cela t’aidera peut-être à comprendre ce que j’attends exactement de lui.
Elle pressa ses deux mains l’une contre l’autre et une minuscule sphère bleue prit naissance. Elle la laissa s’envoler au-dessus d’eux et tournoyer sur elle-même. Ils formèrent une ronde autour d’elle, conformément aux indications de Tora et virent leur planète se matérialiser sous leurs yeux ébahis. La Grande Prêtresse lui imprima un mouvement plus rapide encore et attendit un long moment, cherchant une chose qu’elle seule pouvait apercevoir. Lorsqu’elle le trouva enfin, elle fit ralentir l’énorme sphère, pointa du doigt un endroit précis et l’agrandit tant et tant que les trois Rémassien purent aisément observer ce qu’il s’y passait. Un jeune homme que Shon reconnut aussitôt comme lui-même se battait contre des fantômes aussi sombres que des démons. Habillé comme un super-héros, il était indéniablement fort. Des éclairs émanaient de ses mains, de ses yeux. C’était vraiment impressionnant à voir ! Etait-ce son avenir ? Deviendrait-il ce combattant hors paire si ses parents acceptaient de lui laisser embrasser son destin ? Si la décision lui avait appartenu, tout aurait été plus simple : il brûlait littéralement d’en savoir davantage, malheureusement, il faudrait convaincre sa mère et rien ne disait que ce serait chose aisée. Elle n’était pas du genre à prendre des décisions à la légère et ce qu’elle en savait déjà ne semblait pas du tout lui convenir. Si Tora avait décidé de leur dévoiler son avenir, cela signifiait forcément qu’elle devait espérer que cela aurait un effet positif sur leur décision finale. Shon observa avec attention son père et vit qu’il lui souriait, aussi enthousiaste que lui. Il étudia ensuite avec attention sa mère. Elle semblait stupéfaite, sous le choc et pétrifiée sur place. Son attitude figée lui donnait à penser qu’elle devait être en plein débat avec elle-même, pesant le pour et le contre.
Tora surprit le regard inquiet de Shon et lui adressa un sourire qui se voulait confiant. Elle décida de poursuivre sa plaidoirie sans laisser trop de temps à Elaï pour trouver des raisons de camper sur ses positions.
- Votre fils est destiné, semble-t-il, à devenir mon remplaçant et le plus puissant de tous les chamans ayant jamais existé. Mais pour en être tout à fait certaine, il doit passer quelques épreuves.
Seriez-vous d’accord tous les deux pour me confier Shon ?
Bassou observa sa femme. Elle arborait un air résigné. Elle avait vu l’enthousiasme de son fils ; elle ne pouvait décemment pas demeurer inflexible, et par là même l’empêcher d’être heureux. Elle n’était pas ce genre de mère. Elle ne voulait pas être possessive, au point de refuser de voir ce que son fils désirait vraiment. Elle se contenta de hocher la tête ; elle acceptait. Si tel était son destin, s’il devait sauver des âmes perdues, être utile au monde et si cela devait le rendre heureux, elle n’avait pas le droit de s’y opposer. Les deux parents se tournèrent vers leur fils. Ils voulaient lui laisser le dernier mot. Après tout, il s’agissait de sa vie. Mais il avait déjà choisi. Il n’avait qu’un seul souhait : devenir un chaman comme son père. A présent, ses deux parents le soutenaient et il se sentait libéré.
Tora le dévisagea et lui sourit.
- Et bien, mon garçon, tiens toi prêt. Nous partons pour la Salle des Epreuves. Donne-moi la main. Ils t’attendront ici. Ils ne risquent absolument rien. Allons-y !



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Gaya Tameron: Le dernier chaman Empty Re: Gaya Tameron: Le dernier chaman

le Mar 17 Mar 2015 - 18:51
Je suis en retard mais je suis là quand même, prépare toi je serais sans pitié  onion1


Chapitre un peu court par rapport aux autres ( ou c'est une impression ) mais nous avons deux révélations : le passé d'Elaï et donc le fait qu'elle descend d'une grande lignée de guérisseurs et le destin de Shon et son futur en tant que chaman le plus puissant ayant jamais foulé cette terre.

Deux choses qui m'ont un peu gêné, pourquoi Tora prend la forme d'une vieille peau une fois sur deux ?!  
Laisse la en mode grande prêtresse sexy, tu vas briser son image de marque =O

Et tu ne penses pas que Elaï s'est facilement laissée convaincre après la scène qu'elle a faite pour protéger son fils ? J'ai pensé ( *alleluia* oui il pense ! ) pourquoi Tora ne montrerait pas une vision de Shon dans le futur comme élément déclencheur plutôt que le sort, ce serait peut-être plus rassurant pour une mère, enfin après c'est une idée j'ai pas dit qu'elle était bonne xD mais dit moi ce que tu en penses.

Pour finir encore une chose qui me choque :

@GAYA TAMERON a écrit:J'ai fait de mon mieux pour tenir compte de tous vos conseils

Gaya Tameron: Le dernier chaman 349773 Tu as pas tenu compte des miens j'espère ?  xD

Maintenant on va entrer dans le feu de l'action au prochain chapitre, donc j'attends de voir ça, mais en tout cas  Gaya Tameron: Le dernier chaman 528577  

Bon du coup je vais relire attentivement les premiers chapitres pour voir si tu as tenu compte de mes conseils    studieux
GAYA TAMERON
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le Mar 17 Mar 2015 - 20:07
Merci d’être toujours là pour suivre les aventures de Shon! C’est toujours un plaisir de lire tes commentaires et tes remarques! Tora te remercie de veiller à ses intérêts! Very Happy Je vais sans doute changer ça, tu as raison! Quant à ton idée de la vision dans le futur, je vais l'inclure de ce pas dans l’histoire. Très bonne idée!
Ce troisième chapitre est à peu près de la même longueur que le premier, c’est surtout le second qui est particulièrement long. Est-ce que c’est vraiment gênant à la lecture?
Et oui, j'accorde une grande importance à ceux qui ont la gentillesse de prendre le temps de me lire, et donc à leurs conseils!
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le Mar 17 Mar 2015 - 20:53
@GAYA TAMERON a écrit:Ce troisième chapitre est à peu près de la même longueur que le premier, c’est surtout le second qui est particulièrement long. Est-ce que c’est vraiment gênant à la lecture?

Non pas du tout au contraire c'est léger ça se lit tout seul, si j'ai trouvé ça plus court ça veut dire que j'ai accroché à l'histoire, tu as bien bossé !  

Après pour ma petite idée je veux pas te forcer la main, tu restes la seule chef à bord !
Mais si l'idée te plaît heureux d'avoir pu être utile

En tout cas,  c'est moi qui te remercie et au plaisir de continuer à te lire !

P.S : On s'arrangera pour les droits d'auteur de mes idées Gaya Tameron: Le dernier chaman 805135
GAYA TAMERON
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le Mer 18 Mar 2015 - 16:06
Je t'assure que je ne me sens pas obligée de rajouter ton idée, bien au contraire! Je suis vraiment sincère quand je dis que je l’aime beaucoup ! J ’ apprécie cette émulsion que permet le dialogue avec des lecteurs! Il n’ y a à rien de mieux, je t'assure! C’est que du bonheur pour moi! Je suis ravie d'avoir trouvé une personne comme toi, aussi bienveillante ! Et t'inquiète, le jour où je suis éditée, je ne t’oublierais pas!!!!!!
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