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Libraire d'Euffy [Petites histoires originales] Oie_tr24
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Euffy
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Libraire d'Euffy [Petites histoires originales] Empty Libraire d'Euffy [Petites histoires originales]

le Lun 8 Oct 2018 - 17:15
OYEZ OYEZ !  :youpi:
Bienvenus dans ma librairie, que vous vous soyez égaré ou que vous veniez exprès !
Je penche plus pour l’option égaré.
 
 
Bon faut bien que je parle de moi un peu ! Depuis quelques année j'aime beaucoup lire et j'avais l'envie d’écrire mais je n’ai jamais vraiment osé me lancer (j’étais po douée, pas trop XD ) 
Mais quand une amie a commencé à faire des concours d’écritures je m’y suis mise ; D’ailleurs le premier texte était juste horrible je ne vais même pas le mettre ici XD 
Puis j’ai continué jusqu'a ce qu’elle arrête et il y a 1 an je me suis lancée !
 
Apres avoir vue la série The Musketeers j’ai eu envie de créer une histoire qui en ai inspirée  :kawaii: Une année après, il y a 6 mois j’ai commencé à la publier sur un site, et sur ce même site j’ai découvert des nuits d’écritures qui m’ont poussées à écrire encore plus XD
 
Je n’ai jamais osée publier ici car j’ai peut-être un regard trop critique et ça me gênait de le faire >_< Mais j’ai vraiment envie d’avoir des avis, surtout sur mon histoire a chapitres alors je me suis lancée ! En vrai le plus dur a été de choisir le titre du topic, je ne suis même pas décidée ...
 
J’ai divisé ce que j’ai écrit en trois topics, un pour mes histoires originales écrites pour les concours, un autre pour les fanfictions courtes et un un pour mon histoire à chapitres sur les mousquetaires !
 
Ici je posterais mes histoires originales, elles font toutes environs 2500 mots car c’était la limite imposée et sont toutes écrites autour d’un thème.
 
Merci à ceux qui les liront, je sais que ça peut être chiant de se lancer XD N’hésitez pas à laisser des avis ou des critiques, je prends tout (surtout quand c’est gentil ♥ XD)!
 
 
~~~~~ Histoires originales ~~~~~
 
Une curiosité Trahie [Theme Horreur / 2016]:

Dans la ville de Cliford en Angleterre, minuit sonna.  Courbé par le poids du temps, Henri Cleen, vieil homme aux cheveux blanc, fermait son magasin d’antiquités poussiéreux et sans âme à clé comme chaque soir. Soudain il entendit des grincements de plancher qui venaient de l’intérieur. Il se figea un moment et respirant un grand coup il se décida à entrer et demanda d'un ton ferme :  Qui est là ?! Mais aucune réponse ne vint. Analysant sa boutique du regard il aperçut une enveloppe par terre, posée sur le sol en plein milieu de la pièce.  Il s’avança vers elle , se pencha pour la prendre, l'ouvrit et vit à l’intérieur une lettre agréablement parfumée,  finement écrite à l’encre  rouge mais qui surtout paraissant extrêmement  vieille. Ne se souvenant pas de l’avoir dans sa collection, l'antiquaire se décida à la lire, après l'avoir jugé d'un rapide coup d'œil.    
 
"Bien le bonsoir à l’élu qui tient cette lettre. Nul besoin de savoir qui je suis, mais sachez que vous, vieil antiquaire, n'avez pas été choisis au hasard. Un coffre  scellé se trouve au  deuxième étage de la vielle maison abandonnée des Bahomet. Je vous demande de le livrer au "13rue des mirages ". Vous n'y gagnerez rien, mais vous le ferez, car votre amour des objets anciens est sans limite. Excusez mon air hautain mais je suis sure que le destin nous poussera à nous rencontrer."
 
L'antiquaire, étonné et septique, décida d'analyser cette lettre.
 
Il était 4h du matin quand il finit enfin. La sueur coulait de son front, roulant sur son visage devenu pale . Après analyse, cette maudite lettre donnait l'impression d'avoir plus de 400 ans de vieillesse, et surtout était écrit non pas à l’encre comme il le pensa au début…. mais avec du sang.
_Et un sang humain il semblerait.  Mais est-ce vraiment qu’une impression ? Se demanda-t-il ;  Et si c’était vrai ?
 
Décidant qu’il était déjà tard, l’antiquaire remit l’affaire de cette lettre a plu tard et rentra chez lui .
Le lendemain, remit à moitié de ses émotions, l'antiquaire décide de se rendre à l'endroit indiqué : la maison des Bahomet. Car oui, l'anonyme qui a écrit la lettre avait raison. Poussé par son amour pour les objets il ne put résister à l’idée de voir ce coffre. Là, il découvre un vieux portail ouvert séparant  un  jardin envahit par la végétation. Il descend de la voiture pour arriver au pied de la grande demeure.  Les Murs sombres et austères semblaient sur le point de s’écrouler. Il força la porte coincée sur ses gonds. Il entra et  gravit l’escalier principal. Une porte claqua, attirant son attention. Il l’ouvrit et découvrit une pièce sobre, complètement décorée de tableaux. Mais ces tableau était étranges… effectivement sur chacun des hommes étaient représentés et une rose rouge était peinte au niveau du cœur. Il détourna le regarde vers une table ou un coffre était posé dessus, était-ce celui qu'il cherchait ? Il le prit et essaya de l'ouvrir, mais sans succès. Finalement  ce coffre n'avait rien de très spécial. Déçu, il décida quand même de le livrer à l'endroit indiqué.
 
Il était 14 heures quand il quitta enfin cette maison d’où émanais une étrange atmosphère. Il roula des heures sans même s’en rendre compte et reporta son attention à sa montre peu avant d’arriver. Il avait passé plus de 3h sur la route .
 
A 20h 24 il stoppa sa voiture à l’ endroit du rendez-vous et descendit pour observer le lieu, la boite fermement  tenue entre ses mains. Même s’il faisait déjà sombre, la lueur de la lune lui permettait de distinguer les formes alentours….  Toujours aussi étrange se disait ‘il, il n’y avait aucun bâtiment à l’horizon, tout juste une forte végétation ou la nature voulait reprendre le dessus sur les routes et le bitume de l’homme. Malgré l’obscurité, il remarqua un amas de plantes sombres et rocailleuses, plus denses et hautes que le reste et décida de s’approcher. Cet amas de végétation recouvrait quelque chose, et en observant il comprit que ces barreaux de fer étaient en réalité une grille, haute et rouillée. Il essaya de voir à travers,  une appréhension grandissante au fond de l’estomac. Il vit des plantes hautes et grimpantes, des pierres taillés assez basses, des rectangles formés sur le sol et qui semblaient étrangement aligné… . Son cœur commença à battre plus rapidement, plus fortement, sa respiration se faisait rapide,  incertaine. Sa conscience lui hurlait ce qui se trouvait devant lui, lui hurlait de partir le plus loin possible. Il savait ce qui se trouvait là mais refusait de l’admettre, d’y penser,  seulement il se rendit  à l’évidence …Il se trouvait devant un cimetière.
 
-C’est une plaisanterie !?
 
Une boule au ventre il décida de rebrousser chemin. Mais que lui avait ’il prit de venir !?  Une lettre vieille de 400ans ? Quel idiot… . Un vent glacial souffla, lui giflant le visage avant qu’une voix lointaine ne lui glace le sang :
 
-Voilà donc le vieil antiquaire, Vous n’alliez pas partir ? Rentrez je vous attendais
 
Ne sachant pourquoi il obéit presque automatiquement, avançant sans s’en rendre compte jusqu’au milieu du cimetière où il finit par revenir à sa conscience
 
-Qu…
 
Il s’interrompit, sentant avec effroi un liquide se répandre sur ses mains. Tremblant,  il baissa le regard pour voir un liquide, sombre, au reflet rubis parcourir ses doigts et qui semblaient venir de…la boite.
Il voulut la lâcher mais son corps ne le fit pas ; et la voix qu’il avait entendu résonna a nouveaux dans le cimetière
- Ouvre-la, n’est-ce pas ce que tu voulais ?
 
Non...cela ne peut pas être réel, se dit le vieil homme. Mais ses bras encore une fois ne lui obéirent pas, et avec frayeur se vit finalement ouvrir la boite, et se figea quand une terreur sourde monta en lui, à la vue d’un cœur sanglant battre dans ce maudit coffre.
 
Toujours paralysé de terreur, il vit un corps de femme calcinée émerger de la tombe devant lui.
 
- Alors vieil antiquaire, as-tu assouvi ta curiosité ?  Dit la femme avec sa voir d’une froide douceur
 
Le pauvre homme prit de panique, tenta de fuir sans regarder derrière lui, quand subitement une main froide et calleuse l’agrippa à la gorge, le coupant dans son élan.
 
- Ne me faussez pas compagnie cher monsieur, dit-elle en serrant de plus en plus fort sa main et d’un mouvement brusque enfonça ses doigts calcinés dans son cou laissant jaillir le précieux liquide vital.
A ce moment-là, dans le regard de l’antiquaire dépassé par les évènements depuis le début, il comprit finalement ce qui lui arrivait, Il était en train de mourir.
Le cadavre sans âme, retombât lourdement sur le sol, le visage pétrifié d’où ses yeux  perlait une ultime  larme.
 
- Dommage, je me serais bien amusée un peu plus. ricane-t-elle
S’empressant de récupérer le coffre tombé, elle absorbât le cœur à l’intérieur en désintégrant son contenant.
En même temps, dans une pièce sombre d’une vieille maison, un tableau semblait sortir du mur comme par magie et dessus un vieil homme, les cheveux blanc, le teint pâle, était peint… une rose au niveau du cœur.
 
Se retournant face à la dépouille gisant à ses pieds dans le cimetière, la femme arracha le cœur de celle-ci et laissa ses os se disloquer et former un nouveau coffre qui abritera bientôt l’organe qu’elle tient dans sa main.
 
 
Détermination [Theme Gourmandise / 2016]:

Cela faisait 34 minutes, 34 minutes d’une attente interminable. Elle tournait en rond dans la pièce, essayant de trouver une occupation, faire passer le temps. Oui, elle stressait à mort. Le tic-tac la rapprochait de plus en plus du moment fatidique, et en même temps qu’elle l’attendait avec impatience, elle le redoutait. Elle se pencha une énième fois face à la vitre fumée, sachant en avance qu’elle ne distinguerait rien. Soupirant, elle se releva et passa ses mains dans ses cheveux. Il faisait chaud ici, mais a 2 minutes de la fin elle ne voulait pas s’éloigner et continua à faire les cent pas.
 
La sonnerie du minuteur sonna, indiquant la fin des 40 minutes.  La jeune fille enfila ses gants, s’approcha de la vitre et… Ouvrit enfin la porte du four ! Une vague de chaleur se propagea, mais elle s’en fichait, tout ce qui comptait pour elle était ce moule rond ou le fruit de ses efforts résidaient. Elle approcha les mains, le saisit, le tira et révéla son gâteau a la lumière du jour.
Il était… Cramé. Affaissé. Dur. Craquelé…. Bref raté.
 
-Noooooooooon, Pas encore. Pourquoi,  j’ai tout fais comme il faut j’en suis sure !
Elle se releva et posa le gâteau -ou semblant de gâteau - sur la table. Peut-être qu’il est bon quand même ? se dit-elle .
 
Prenant un couteau, elle essaya de couper une petite part, mais au lieu de s’enfoncer il buttât contre le gâteau dans un ‘Bim’ sonore.
-Ok j’ai compris, repose en paix vieux.
 
Elle alla prendre son téléphone posé à l’autre bout de la table et composa un numéro en marmonnant : Je veux manger mon propre gâteau ! Et qu’il soit bon…de préférence.  Apres trois ‘bip’ une personne décrocha.
-Allo ?
-Allo, soeurette . Tu peux re-re-re-revenir me montrer comment tu fais ton super mega bon gâteau au chocolat te plait ?
-… .  Me dit pas que tu l’as encore raté  ?!
-... .
 
 
 
La véritable histoire d'Halloween [Halloween/ 2016]:

Il explorait les bois, c’était son passe-temps préféré. La foret de Dean dans le Gloucestershire était à même pas un demi mile de sa maison et était dépourvue de bandits.  Il y passait des heures et trouvait des lieux et des chemins inconnus. Sauf qu’il n’était pas infaillible…comme maintenant. Tom venait de se perdre. Ca ne lui était jamais arrivé pourtant, même quand il était tout petit, et la a 14 ans il n’arrivait plus à retrouver son chemin. Apres des heures à errer il avait comprit qu’il ne rentrerait pas avant la nuit mais décida quand même d’avancer. Le sommeil le gagna vite et bientôt il n’eut presque plus conscience  d’avancer jusqu’à ce que des bruits retentirent au loin. Des lumières orangées s’allumèrent petit à petit et il distingua des maisonnettes et tout au bout un immense château en vieille pierre.  Tom s’approcha jusqu’à se retrouver face à une grille qui s’ouvrit toute seule a son passage. La curiosité fut trop forte. Un pas après l’autre il pénétra le village. Il y vit des gens… enfin il dit gens car il ne savait comment les nommer.
 
_Salutation !
 
Tom fit un bon en arrière. L’homme lui avait fait une de ces peurs en criant devant lui. Et c’est à lui qu’il s’adressait. Mais lui au moins paraissait normal. Des cheveux noirs, un costume tout aussi noir. Enfin une tête humaine !
 
_Heu, bonsoir…
_ Oh ça parle ! Mais non je plaisantais. Dit l’homme en voyant la tête qu’arborait Tom . Voyons voir, je suis sûr que tu n’es pas sur la liste des invités. Mais ne t’en fait pas on s’en fiche de cette liste ! Quel est ton nom petit ?
_Tom, monsieur. Répondit le garçon étonné par les manières de l’homme face à lui
_Alors bienvenu chez moi Tom ! Je te présente mon royaume ! Dit-il en faisant de larges gestes des mains. Il le prit par l’épaule et l’entraina avec lui. Viens avec moi, tu verras tu vas t’amuser ici ! Tu veux un bonbon ?
L’enfant ne répondit pas et regarda alors autour de lui, les yeux ébahis.  Des squelettes et des vampires  marchaient dans les rues. Des enfants a la peau transparente couraient partout et dans cette nuit noir le lieu avait prit une teinte orangé à cause des lampions. A la place du village un rassemblement s’était formé. Des voix s’élevèrent et Tom distingua des citrouilles et des rutabagas qui…chantaient ! ?
_Ah le chant des citrouilles est toujours aussi entrainant tu ne trouves pas ?! Les rutabagas chantent bien aussi mais leurs chansons sont plus vieilles, il faut dire elles datent des premières soirées. Donc bon un peu de renouveau cela ne fait pas de mal ! Sinon tu préfères peut-être une pomme d’amour ? Et il en sortie une de l’intérieur de sa veste.
 
_Je ne connais pas, mais je veux bien.
Cette sucrerie était bonne, une simple pomme enrobée d’un sirop durcit. L’homme semblait amusé, suçotant encore et toujours un bonbon.
 
_Bon ! Maintenant  Tom je vais t’apprendre un des meilleurs jeux de notre fête ! Le principe est simple. Si tu dis la formule, tu entreras dans le jeu. A ce moment-là tu feras apparaitre un bonbon doré et tu pourras voir les  bonbons que les autres enfants on fait apparaitre.
 
_Des bonbons ? Fit le garçon septique. Cet homme raffole vraiment des bonbons se dit -il.
 
_En effet des bonbons ! Y a-t-il mieux que cela dit moi ! Mais reprenons. Maintenant il ne te restera plus qu’à en attraper le plus possible pour éviter les farces ! Car un bonbon attrapé reviendra au vainqueur qui l’a capturé et les autres perdants recevront une farce ! Vous êtes 17 enfants ici, donc 17 bonbons si tu participes. N’ait crainte les farces des bonbons ne sont pas cruels. Changer tes cheveux de couleurs, faire apparaitre de la pluie au-dessus ta tête et des petites choses dans ce genre. Alors tu veux jouer ?
 
_Oui ! Mais que dois-je dire pour participer ?
L’homme s’accroupi face à lui et lui murmura ces quelques mots dans les oreilles.
 
_La formule est : Trick or Treat .
Le garçon prononça la formule et un bonbon apparut devant lui. Il eut à peine le temps de l’observer qu’il fila entre les rues et fut poursuivi par d’autres enfants.
Alors ?! Cours-lui après ! Cria l’amoureux des bonbons
Et le garçon se laisse entrainer par le jeu. Il récolta beaucoup de farces, entre ses cheveux orange, une queux de chat et une nuée de chauves-souris qui l’ont poursuivi. Mais après 3 heures il vit un bonbon en arrêt dans les aires. C’était étrange vue que les bonbons ne s’arrêtaient jamais. Il se dépêcha de l’attraper malgré ses questions et sauta de joie quand l’emballage du bonbon s’ouvrit devant lui. Il ne remarqua pas le regard de l’homme en costume posé sur lui ni le sourire qui fleurit sur ses lèvres avant qu’il ne parte.
Tom parti a la recherche du monsieur pour lui montrer son gain avant de le manger et le trouva a la place du village, au même endroit où il l’avait quitté.
 
_Regardez j’ai eu un bonbon !
 
_Oh ! Félicitation ! Et ça se voit que tu as récolté beaucoup de farces aussi ! ajouta l’homme dans un fou rire.
_Oui... ben j’ai quand même eu un bonbon.
 
_La nuit va se terminer, je pense qu’ils seraient l’heure pour toi de dormir un peu Tom .
Le visage de Tom devint livide. Bon dieu il avait oublié qu’il s’était perdu ! Et ses parents devaient être morts d’inquiétude !
_Ne  t’en fait pas. Fit l’homme avec un sourire. Viens avec moi au château et le lendemain je te ramène à ta maison.
Sans savoir pourquoi Tom le suivit et se retrouva bientôt dans un des lits de l’immense château. Ses paupières devenaient lourdes et il s’endormi aussitôt, serrant l’emballage du bonbon dans la main.
 
….
 
La lumière filtrait à travers les rideaux de sa chambre au village et Tom se réveilla la tête cotonneuse. Il ne se rappelait pas s’être couché hier. Non. Non hier il était perdu, la nuit et… ET L’HOMME AUX BONBONS! Tom bondit du lit et remarqua l’emballage doré. Ce n’était pas un rêve. Il sorti de la maison et pénétra les bois jusqu’à l’emplacement du village. Il n’y avait rien. Plus rien.
_Je ne connais même pas votre nom. Murmura Tom. Et il rebroussa chemin quand il entendit soudain  une voix.
 
_C’est Halloween, Jack Halloween. Tom .
 
___
10 ans plus tard. Tom Neil, enseignant, réunit ses élèves en cette fin d’octobre pour une fête qu’il avait organisé. En accord avec tous les habitants il avait fait se déguiser les enfants et leurs avait donné la mission de récolter des bonbons en toquant aux portes. Les enfants semblaient adorer l’idée.
_Et maintenant n’oublier pas ! Il faut dire : Trick or Treat !
En sortant de l’école la plus jeune de ses élèves se tourna vers lui pour demander :
_Monsieur, c’est quoi le nom de cette fête ?
 
_L’adulte réfléchit 5 secondes avant de répondre : C’est Halloween, Lola.
 
Hysterie [theme drogue/ 2016] et aussi une de mes préférés ! XD:

 
Red, 70 ans, de son vrai nom Thérèse Isabelle Chamoi de la Morai se réveilla à 8h du matin comme à son habitude. Mais au fait pourquoi Red ?  A cause de ses cheveux colorés en rouge par accident mais qu’elle décida de garder car selon ses amis : ça lui allait.
Elle se leva et se dirigea vers la cuisine pour brancher la cafetière. Elle revint après s’être changée, se servit le café accompagné d’une tartine.  La journée commençait  toujours bien avec une tasse de café.
Elle sorti de son appartement. l’ascenseur toujours en panne elle devait encore descendre les escaliers, franchement qu’elle idée d’habiter au 4eme étage a son âge. Comme quoi on n’est pas si prévoyant dans la vie. Au 2eme elle croisa le chemin de de sa voisine. Oh non pas Catherine  Béraud. Cette femme l’insupportait, avec son yoga, son : bien manger et faire du sport, et sa philosophie de vie mais qui n’a rien d’une vie.
_Oh madame Thérèse ! Bonjour, belle journée non ? Ça vous dit de prendre un café ?
Red avait envie de refuser, mais il faut toujours entretenir de bonne relation avec les voisins, ça s’avère bien utile quand on a 70 ans.
_Bien volontiers ma chère. Répondit-elle avec sympathie
Une heure après Red traversa la rue et se dirigea vers son bistrot  préféré.  Elle fit un petit signe à Robert, le propriétaire et alla à sa rencontre au comptoir.
_Bonjour, Tiens voilà le journal. Il tendit a Red le journal du jour, comme il le faisait depuis maintenant des années.
Elle s’assit à une table, lisant le journal de la région en se faisant toujours la même réflexion. Les politiciens sont cons.
Robert vint s’assoir à sa table, un vers de café dans chaque main. C’est un nouvel Arabica bien corsé, goute pour voir. Dit-il.
Elle pensa à refuser, mais ça ne faisait pas de mal une tasse de plus ou de moins.
_Si tu me propose un morceau de gâteau avec, je prends.
Elle eut son gâteau et son café, Robert repartit servir des clients et elle resta à feuilleter le journal jusqu’à ce que la personne qu’elle attendait arrive. Simonne se dirigea vers sa table, son cadi de cours trainant derrière elle.
_Ah lala qu’elle monde au supermarché. Robert, deux cafés bien corsés s’il te plait. Tu en boiras bien un avec moi Red ?
Dans la tête de Red un léger signal lui disait non, mais il fut si faible qu’il disparut aussi vite.
_Bien sûr !
Le café avalé, Red et Simonne se dirigèrent vers un de leurs lieus de rendez-vous préféré. C’était l’heure du Bingo !
_He les vieille, c’est pas là la maison de retraite, c’est de l’autre côté !
 
Les revoilà, les morveux qui n’avaient rien de mieux que de les ennuyer quotidiennement étaient de retour. Mais cette fois ci Red n’avait pas envie de les ignorer, c’était étrange mais elle voulait...elle voulait…
_Red qu’est-ce que tu fais ?! Cria Simonne
Red avait détalé vers les 3 gamins et balança son sac à main dans la figure du premier. Les deux autre partirent en courant et elle décida de leurs courir après. Ca faisait si longtemps qu’elle n’avait pas ressenti tellement d’adrénaline, elle se sentait revenir à la cinquantaine, courant à perdre haleine les cheveux dans le vent.
Elle fit à peine 4 mètres qu’un ‘craque’ se fit entendre. Oh non, pensa elle. Je me suis bloquée le dos !
 
_Red, ça va ? Demanda Simonne
_Simonne…dos...je me suis bloquée le dos !
 
Simonne se rapprochât et l’aida doucement à  remettre ses vertèbres en place. Qu’elle idée de faire ca quand même Red. Dit Simonne. En général ce genre de choses ne t’atteint  pas.
Oui sauf qu’elle ne se sentait pas comme tous les jours, non elle se sentait en forme !
Une fois dans la salle de Bingo elles rejoignirent leurs amies assises autour … d’un café.
_Bonjour vous deux ! Ça vous dit un café ?
_Non merci, dit Simonne, je viens d’en prendre un.
_Oui  Bien sûr ! Répondit Red.
 
Le Bingo commença.  A peine le 5eme chiffre sorti qu’Henri cria Bingo ! Sauf que tout le monde savait que Henri n’avait pas gagné, il criait bingo comme il respire, et on avait beau lui expliquer les règles il faisait toujours pareille. Au bout du 7eme Bingo! Red senti l’adrénaline la saisir au nouveau.
_Henri ! Cria-t-elle. Tu n’as pas fait de Bingo et t’en fera jamais alors la ferme !
Toute la salle se tut. Après une minute de silence l’orateur reprit le tirage. Red n’y croyait pas,elle venait de finir une grille ! Elle se leva et cria Bingo a la stupéfaction de tous. Par contre elle n’avait pas vrai besoin de monter sur sa table et ajouter : Je vous ai tous eu, bande de cons ! Bon je n’ai plus rien à faire ici. Sur ce, elle tourna les talons et sortie de la salle qui était à nouveau silencieuse. Red se disait que quelque chose n’allait pas. Pourquoi elle n’avait pas agi comme cela plus tot !
 
Toutes des questions s’envolèrent quand elle le croisa lui. Charles. 75 ans. Champion de scrabble 3 années de suite et deuxième au tournois de pétanque. Et pas totalement calvitien. En bref l’homme parfait.  
Son peu de résistance lâcha, elle alla vers lui le comportement légèrement hystérique.
 
_Charles ! Je ne pensais pas te voir ici, ça te dit d’aller boire un café ?!
_Désolé Red mais Catherine Béraud, la professeur de Yoga donne un cours dans ma maison de retraite, je ne veux pas manquer ça. Une autre fois peu etre. Dit-il en partant
Catherine ? Non ! Elle n’aura pas SON Charles. En deux seconde elle prit sa décision et prit le chemin du Old House, la maison de retraite. Elle va lui faire sa peau a la Catherine. Mais avant il lui faut un café.
Red arriva à se fonder dans la masse à la maison de retraite. Elle la vit…Catherine était au milieu de la grande salle en train d’expliquer le déroulement de la séance. Charles était juste en face à elle ! Ça ne se passera pas comme ça.
 
_Catherine ! Cria-t-elle en déboulant dans la salle. Tu n’auras pas mon Charles espèce de hippie du dimanche ! Et le tout dégénéra. Red balança son poing dans le visage de la prof qui répliqua aussi par un autre coup de poing, faisant voler une dent à Red. La sécurité rappliqua et elle eut à peine le temps de sortir, s’engageant dans une course poursuite avec les agents de sécurités. Elle traversa la rue en courant, jeta a terre un gamin qui se trouvait sur son chemin tout en jurant et coupa par le parc. Oui ! Un buisson. Elle se jeta derrière à plat ventre et attendit que les agents passent. Elle ressortie et passa près des tables posées dans le parc quand son regard accrocha quelque chose que tenait une jeune femme. C’était noir, brillant, liquide. Son regarde redevint fou alors qu’elle s’approchait avec un sourire édenté.
_Café…
 
La musique dans la peau [Musique / 2017]:

Depuis plusieurs semaines Thierry  avait décidé de se mettre à la musique ! Sauf qu’il découvrit que c’était plus facile à dire qu’à faire. En premier lieu il choisit la guitare, car jouer de la guitare c’est cool ! Sauf qu’il ne savait pas lui, que sa femme était traumatisée des guitares depuis qu’enfant elle s’était rendue à un concert de Johnny Hallyday et que le chanteur, en brisant sa guitare à la fin lui a envoyé un morceau en pleine tête. C’était de là que venait sa cicatrice alors… Le piano s’est avéré une catastrophe. Ses doigts boudinés n’arrivaient que rarement à toucher une seule note à la fois. Et puis il tenta la batterie, c’était vraiment chouette ! Il avait passé des jours à s’amuser dessus, pour les voisins par contre c’était beaucoup moins amusant. Il n’avait clairement pas assez de souffle pour la trompette, il avait failli s’évanouir ! Et il réussit à se mordre la langue plusieurs fois en jouant de l’harmonica, plus question de recommencer. Alors qu’il se demandait quel instrument essayer, sa femme voulut le forcer à se mettre à l’accordéon, mais franchement est ce qu’elle a vu son ventre ? Elle lui acheta finalement une flute. Sérieusement c’est riquiqui une flute ! Il n’arriva pas à en jouer, ayant peur qu’à chaque pression de ses doigts elle ne se brise. Quant au xylophone, il avait l’air ridicule avec … bon il n’aurait peut-être pas dû prendre la version multicolore pour enfants avec les têtes d’animaux dessus. Il essaya tous les instruments jusqu’au jour où il pensa avoir épuisé tous les choix. Le vendeur, à court d’idées décida de lui proposer le seul instrument qu’il lui restait. Il revint chez lui avec, et sa femme éclata de rire quand elle le vit débarquer un triangle dans la main. Là il ne pensait pas se rater ! Et pourtant.
 
Deux jours plus tard et tous les instruments rendus, il s’était trouvé un nouveau hobby ! Il va se mettre à la cuisine…
 
 
Annie [Theme :

 
Je m’appelle  Annie. J’ai 16 ans et j’habite dans un petit quartier calme au nord de la France. Je suis une ado comme les autres, mais pour mieux me connaitre vous devez savoir des choses sur moi : Les gens polis diront que je suis ‘enrobée’ ; Autant nommer un chat un chat, je suis bien grassouillette. En plus de cela j’ai ce qu’on pourrait qualifier de ‘mauvais caractère’ ; je suis ronchonne, principalement quand il fait froid. Ah c’est aussi quelque chose à savoir : je hais le froid. Malheureusement on a rendez-vous avec lui la moitié de l’année. Je n’ai pas toujours été grognonne, mais à force d’entendre des «  roule bouboule » et « Attention la chaise d’Annie va se casser » On a plus envie de faire ami ami avec le monde. Je ne suis pas asociale pour autant, je cherche juste de bonnes personnes.
Il est 6h 30 et la neige avait formé une couche épaisse à l’extérieur. C’est l’heure d’aller au lycée et je devais m’aventurer dans toute cette neige qui n’avait pas été déblayée … car évidement le déblayeur de la mairie était en panne.
-Ca commence bien. Marmonnais-je en fourrant un pied dans 10 cm de neige. Ce que c’était froid ! Je vous avais déjà dit que je haïssais le froid ? J’avais beau porter une chemise, deux pulls et mon manteau, je sentais ma température corporelle dégringoler.  Allez, de toute façon on n’a pas le choix…
J’ai bien parcouru trois centaine de mètres dans la neige avec la compagnie de mon nez glacé. J’essayais de marcher dans les pas des autres personnes mais je ne sais pas si je recommande cette technique.
Devant un café je remarque à plusieurs mètres de moi un garçon d’environ mon âge en train de jongler entre des feuilles noircies d’encre. En fait je le connaissais ce garçon, c’est Thomas, de la même classe que moi. Par contre on ne s’est jamais vraiment parlé. Une rafale de vent fait s’envoler deux feuilles qui arrivent droit sur moi. Option 1 les esquiver, option 2 être gentille et les attraper. Comme je suis ronchonne mais pas méchante j’opte pour la 2 et les lui ramener.
_Merci ! s’exclama le garçon. Dit je t’es déjà vue, on est dans la même classe non ?
_Oui, je m’appelle Annie.
_Thomas. Hum… . Thomas sembla hésiter a dire quelque chose, puis se lança. – Je t’offre un chocolat chaud ? Je te dois bien ça pour avoir sauvé mon devoir ! C’est le café de mon père, dit-il en indiquant l’établissement derrière lui.
L’hésitation fut courte, tout mon corps se réjouissait à l’idée d’une boisson chaude.
_D’accord, de toute façon on a encore le temps.
Le café n’était pas encore ouvert. Thomas nous servit deux chocolats avec des biscuits et on discuta un peu de son de son devoir rescapé –devoir que je n’ai pas fait et que je réalisai sur place avec son aide – et son père vint vous prévenir qu’il est l’heure d’y aller si on ne voulait pas être en retard.
_ Je vous conduis en voiture, en route ! Lança son père alors qu’on rangeait nos affaires.
Pour moi c’était le bonheur ! Un chocolat, un peut-être nouvel ami et la marche dans la neige dispensée.
Il n’a pas arrêté de neiger, et croiser Thomas au café de son père, boire un chocolat pour se réchauffer et  réviser avant d’aller en cours a fini par devenir une habitude. Son père nous conduisait et souvent me ramenait avec eux pour que je n’ai pas à marcher dans cette neige. J’ai fini par passer la plus grande partie de mes journées chez lui à étudier puis jouer avant de rentrer le soir.
 
Aujourd’hui était une nouvelle journée… et qui commence bien ! Vous ne devinerez jamais, il ne neige plus ! Bah quoi je l’ai dit je n’aime pas la neige. Bref vue que la température semble avoir un peu grimpé j’opte pour supprimer un pull de ma combinaison de 3 vêtements + manteau. Soyons fou ! Et c’est dans ce bon état d’esprit, pour une fois tien, que je me dirige vers le café sur le chemin du lycée. Je vois Thomas dehors adossé au mur qui vient a ma rencontre une fois qu’il m’a aperçu.
_Il n’y a plus de neige ! Lançais-je joyeusement
_Tu as vue, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps. Répondit Thomas à mon plus grand étonnement.
_Quoi mais… Moi je déteste la neige. C’est froid, gênant, froid et froid.
Thomas parti dans un rire à mes raisons et on continua notre chemin tranquillement. A quelque pas du lycée Thomas se retourne vers moi et me dit :
_Tu as dit que tu n’aimais la neige. Mais sans la neige je serais partie plus tard le jour où on s’est croisé. Donc on ne se serait pas rencontré, pas passé les journées ensemble et on se serait tout simplement pas devenu amis. Peut-être que c’est une bonne raison pour changer ton avis, tu ne trouves pas ?
Sans la neige… . Oui peut-être, après tout si j’ai accepté ce chocolat c’est car je mourrais de froid aussi. D’un côté ce n’est qu’un concours de circonstances, mais ils ont été favorisés par la neige.  
Ok elle est chiante est froide. Et un peu trop blanche. Mais elle m’a offert un ami sympa .
 
Oui au final, c’est vraiment beau la neige.
 
Le bout du Tunnel [Theme Mort/ 2017]:

« _C’est amusant, comment la vie donne l’impression de filer rapidement des fois et d’autre beaucoup plus lentement. En regardant en arrière, je sens toutes ces longue minutes qui ont formées des heures, les heures formant des jours qui eux même se sont effrités au fil des années. Et en même temps j’ai l’impression que c’était hier quand la guerre a sonné à nos portes. Cette foutue guerre qui a détruit nos vies. Comme tous mes amis, je me suis rebellé, fait partie de la résistance dans l’espoir futile que nos petites actions arrêteront les allemands. Trop de morts, trop de haine.  Ahlala , et maintenant nos deux pays sont devenus amicaux . Est-ce que les gens oublient si vites ?
 
 
Je m’écroule plus que je ne m’assois dans mon vieux canapé, ce canapé qui a vue passer nos années et nos fessiers et qui il faut l’admettre n’est plus tout jeune. Il y a plus de 10 ans que ma femme voulait le jeter, mais je m’y opposais toujours et depuis sa mort il y a des années j’ai commencé à regretter ces disputes.  Ça aussi ça passe. J’ai l’impression de vivre depuis une éternité sans elle, et pourtant je la revois comme si c’était hier, me dire de faire attention à mon cholestérol. Biquette grimpe à côté de moi et s’assois tout en me fixant du regarde. Désormais cette chienne est la seule à vivre avec moi, me tenant compagnie à elle seule depuis que ma fille s’est mariée.  Elle pose sa tête sur mes genoux et se met à geindre doucement.
 
 
Elle a dû le sentir elle aussi, hein ma vieille ? On dit qu’il n’y a que les animaux qui ressentent ce genre de choses, mais après tout c’est ce qu’on est aussi. Elle a compris aussi bien que moi, que demain je ne serais pas là pour lui mettre ses croquettes le matin, elle a senti elle aussi que je ne passerais pas cette nuit. Elle est étrange cette certitude, de savoir que notre fin est arrivé. Est-ce que tout le monde ressent ca aux derniers moments ? Est-ce que tout le monde ressent cette espèce de normalité en se sachant vivre ses derniers instants ? Ou suis-je diffèrent ? J’aurais pensé avoir peur, refuser ce fait. Mais au fond j’ai juste cette impression d’être arrivé au bout du tunnel. J’ai bien vécu, j’ai eu un bon boulot, une famille ; évidement j’ai passé de durs années, surtout durant et après la guerre. Car la libération n’a pas signé la fin pour moi, car je n’étais pas un courageux prêt à tout pour mon pays. Quand j’ai été démasqué, que c’était fini pour moi, tout était bon pour sauver ma peau. Même collaborer. Alors quand après la guerre débuta la traque des collabos, j’ai fuis au plus loin, et reconstruit ma vie. C’est presque avec un soulagement que je me dis que mon heure est venue, que le jugement dernier vengera  enfin mes compagnons que j’ai vendu.
 
L’envie de me fumer une dernière cigarette me reprend. Ça faisait des années que j’ai arrêté, encore une lubie de ma femme, mais j’ai toujours eu ce vieux paquet, caché dans le tiroir du vaisselier. Je le sors de sa cachette poussiéreuse et allume une cigarette en la coinçant dans ma bouche. Y a pas à dire c’est infect, le temps ne réussit pas à ce genre de cochonnerie. Pourtant je continuer à fumer, la regardant se consumer petit à petit. C’est bon de retrouver une vieille habitude, plus que le gout, le geste est apaisant. Demain ma fille viendra comme à son habitude, mais ne trouvera que mon corps sans âme échoué comme toujours dans ce canapé.  Biquette restera surement à mes côtés, seul témoin de mes derniers instants. Elle qui a toujours été là, continuera à me veiller même dans la mort. Ma fille la prendra avec elle, je me demande si elle m’oubliera ? Est-ce que les chiens oublient ? … Est-ce que les chiens oublient … c’est donc ce genre de questions qu’on se pose à ce moment ? C’est complètement absurde. Autant dormir, un bon somme, ça fait toujours du bien.
 
 
 
Destiné [2017]:

Elle avait réussi à fuguer de l’hôpital sans que personne ne la remarque.  Une fois la grande porte passée elle resta plantée sans savoir ou aller et fini par prendre la direction du parc. Elle avait passé des heures chaque jour à jouer dans ce parc et voulait au moins y aller une dernière fois. Les médecins avaient mis des mois à annoncer à ses parents ce qu’elle savait déjà. Elle allait mourir. Elle avait senti son corps lâcher petit à petit et son cancer gagner le terrain perdu. Quitte à mourir pourquoi rester enfermé dans une chambre d’hôpital ? Elle avait décidé de s’habiller, chose qu’elle n’a pas faite depuis des mois et de sortir prendre l’aire. C’est étrange comment une fois qu’on ne porte plus de vêtements d’hôpitaux, le personnel ne nous remarque pas.
Aller à ce parc, une chose de plus qu’elle ne regrettera pas. Même si elle essayait de bien le prendre, elle avait aussi ses regrets. Le plus gros était surement de ne pas connaitre la fin de sa saga préférée. Elle aimait lire. La télé c’était broyant comme l’hôpital. Les livres eux nous emportent dans un monde imaginaire avec silence. On lui avait offert ce roman : La Gardienne des terres - volume 1, écrit par Lucas Nils. Elle l’avait tant aimé qu’elle demanda à sa mère d’acheter le deuxième. Le troisième et dernier de la trilogie sortait à la fin de l’année, mais elle ne serait surement plus de ce monde.
Elle arriva au parc. Il était bondé et elle resta debout à regarder les enfants jouer dans le bac à sable et essayer d’aller toujours plus haut sur les balançoires. Elle aussi avait fait ça, il y a ce qui lui semblait être une éternité.  Elle regarda un garçon grimper sur un petit muret d’escalade. C’était son jeu préféré mais elle n’était même pas sure d’arriver à s’accrocher maintenant.
Elle commença à se sentir lourde. Il fallait qu’elle s’asseye, cette marche l’avait épuisé. Elle regarda autour d’elle et la seule place libre était sur un banc à côté d’un homme qui griffonnait dans un carnet. Elle prit la place libre et l’homme à côté d’elle ne semblait même pas remarquer sa présence. Elle resta ainsi à regarder autour d’elle sans bouger. Elle n’avait plus envie de bouger. Ce fut la voix de l’homme à côté d’elle qui la sortie de sa rêverie.
_ Petite ? J’ai cru que tu étais morte à ne pas bouger comme ça.
Elle ne savait pas trop quoi lui répondre. Elle se contenta de lui dire qu’elle était bien vivante et qu’elle allait bien.
_Tu es sure ? Tu es toute pale.
_Je suis toujours pale, répliqua-t-elle. Et comme ressentant le besoin de s’expliquer au regarde interrogatif de l’homme elle ajouta : _ J’ai un cancer.
L’homme sembla surpris et ne dit rien durant une minute avant de reprendre
_ Ok, tu es spéciale comme gamine. Et c’est quoi ton nom ? Tu as qu’elle âge d’ailleurs ?
_ Je m’appelé Léa. Et je suis pas une gamine j’ai treize ans. Et vous alors ?
_Moi je m’appelle Luc et je suis un vieux, j’ai 37 ans. Mais si tu as un cancer, tu ne devrais pas plutôt être à l’hôpital avec tes parents ?
Léa lui expliqua qu’elle venait justement de s’enfuir de l’hôpital et ses raisons, elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance mais il fallait qu’elle parle à quelqu’un.
_ Ca fait une chose en plus de réalisée. Tu comptes fuguer pour réaliser le reste aussi ?
_Non, ce que je veux le plus est impossible, dit-elle. Et elle lui raconta aussi son regret de ne pas lire le dernier tome de La Gardienne des terres. L’homme lui, resta silencieux durant son récit et le silence s’étira des minutes après qu’elle eut finie. Puis l’homme bougea et fouillât dans son cartable pour en sortir des feuilles reliées par une chemise fermée.
_ Je suis aussi un écrivain. Je sais que ce n’est pas ce que  tu désirais, mais il s’agit du premier jet de ce que j’écris en ce moment. Prend le, ajouta-t-il.
Avec étonnement elle prit le manuscrit en murmurant un merci à l’homme. Celui-ci se leva du banc et mit son cartable sur le dos.
_Tu devrais retourner à l’hôpital Léa. Et dire à tes parents que tu ne veux plus rester enfermée.
Et sur ces derniers mots il partit les mains dans les poches. Léa resta à le regarder s’éloigner et décida de rentrer à l’hôpital, la chemise remplie de feuilles dans les mains. A mi-chemin elle se rendit compte qu’elle n’avait même pas jeté un œil au manuscrit de l’homme et décida d’ouvrir la chemise pour lire les premières feuille. Le titre était écrit en gros sur la toute première page et elle sentit des larmes lui piquer les yeux. Sa bouche restée entrouverte ne sortait aucun son.
C’était impossible.
La Gardienne des terres, volume  3. Par Lucas Nils . Voilà ce qui était écrit en majuscule au centre de la première page. Elle faillit tout lâcher avant de resserrer compulsivement des bras autour du paquet. Les larmes dévalèrent ses joues et elle s’effondra à genoux en plein milieu du trottoir, le corps secoué de sanglot. Un étau semblait s’être desserré de son cœur et une euphorie la gagner en même temps. Elle le lira et elle saura la fin.
 
18 ans plus tard. Le prix du meilleur roman jeunesse est attribué à l’auteur de Destiné.  Lucas Nils l’avait écrit sur un coup de tête, et ce roman lui rapportait le premier prix de sa carrière. Il répondit aux questions qui lui sont posées machinalement, jusqu’à ce qu’une n’avive réellement son intérêt. « D’où vous est venue l’idée de ce roman ? » A celle-ci il répondit :
 
_Il y a longtemps j’ai rencontré une jeune fille atteinte d’un cancer. Elle m’a marqué. Sa détermination et sa force de caractère m’ont surprises. J’ai décidé de créer mon héroïne  à partir de ce souvenir. Et j’espère que chaque personne qui  lira ce livre y trouvera la force de réaliser ses désirs pour ne plus avoir de regrets.
 
 
Heritage [2017] Elle est un peu nulle mais archi drôle XD:

 
Henri McCowell , décédé depuis maintenant 1 mois, ne se sentait pas en fin de vie et n’avait pas jugé utile d’écrire un testament . Bien mal lui en prit.
Chris, Kate et Will McCowel s’étaient retenues de lancer le débat qui les importait, ou du moins à deux d’entre eux durant un mois, le temps de faire soit disant convenablement le deuil de leur père. Apres un mois et même pas 24heures les crises de colères se déclenchèrent dans la maison du défunt, principalement entre Chris et Kate avec Will comme spectateur. Entre la maison mais aussi la voiture, les tableaux, les bijoux et toutes autres choses amassées au fil des ans, l’absence de testament  rendait le partage des biens …. Catastrophique.
 
_ Je t’ai dit que je veux les bijoux de grand-mère ! Je suis la seule fille de toute façon.
_ Car ses bagues arrivent à rentrer dans tes doigts peut-être ? Répliqua Chris
Will, lui, regardait de façon détaché. Ces scènes l’amusaient plus qu’autre chose car il savait depuis un mois qu’elles auraient lieux. Son frère et sa sœur se clashent toujours de toute façon. Et comme c’était prévisible, Will , le benjamin  eu l’idée d’une méthode qui devrait les départager.
 
La sonnerie résonna. La méthode devait être arrivée. Will alla ouvrit  pour laisser entrer la méthode.
Il ne connaissait même pas son visage. Il découvrit une femme de 50 ans, d’environ 1m60 , de long cheveu brun en bataille , des lunettes rondes et vêtue d’un pull bleu sur une longue jupe mauve . En fait, elle était une caricature de son métier.
 
_ Bonjour jeune homme ! Je suis madame Irma, la voyante que vous avez appelé. C’est bien vous n’est-ce pas ? Elle dit tout cela avec un grand enthousiasme et l’homme se contenta d’hocher la tête.
_Entrez je vous en prie. Il s’écarta et laissa la femme entrer avant de refermer la porte. Dans le salon d’où on voit la porte, les deux ainés regardaient la nouvelle venue avec de gros yeux.
_C’est qui celle-là, une voyante ? T’expliques Will ? Demanda Kate
_C’est simple, vous n’allez pas arrêter de vous disputer. Donc autant demander directement à papa qui a quoi.
_T’es plus con que je le croyais frangin. Je ne vais pas aller croire ce que dit une vieille frapadingue  qui vie surement seule avec des chats !
_Allons allons, dit la voyante. Autant essayer, ça ne vous coute rien.
_Rien ? Combien vous vous faites payer ? Demanda le cadet
_Alors … 30 euros pour communiquer avec un animal décédé, 50 pour parler a un humain, 70 pour que vous lui parliez aussi,  90 pour deux humains et je fais -20 % le 3eme ! Alors que choisissez-vous ?
Avant que les deux autres aient le temps de répliquer, Will dit qu’il prenait le menu à 70 euros. Apres une discussion avec les deux autres pour les convaincre et vue qu’après tout c’est lui qui payait, ils s’assirent autour de la table du salon.
_Bien les enfants ! Dit madame Irma. Commençons la séance de voyeurisme !
_De voyeurisme ?! Cria la Kate.
_ Oh pardon jeune fille, c’est l’habitude.
Personne ne décida de relever les dires de madame Irma et à sa demande ils se donnèrent tous la main.
_Henri McCowell, tes enfants t’appellent. Commença la voyante.
_J’y crois pas de faire un truc si con. Murmura Chris.
_Shuut ! Je dois me concentrer. HENRI McCOWEEL ! Tes enfants aimants désirent te parler.
Le silence régna durant une minute avant qu’une voix retentisse du plafond.
_AIMANTS ? A ma mort ils ne pensèrent qu’a l’héritage.
_C’est pas sérieux ! Couina Kate, Vous avez un complice dans le grenier ou quoi ?
_Tu crois que le complice sait que t’as continué à boire des biberons jusqu’à l’âge de 7 ans ? Dit la voix d’Henri McCowell .
La jeune femme se ratatina dans sa chaise sous le rire moqueur de son frère cadet.
_Je ne te conseille pas de rire Chris ! Continua la voix. Je te rappelle que toi tu te maquillais avec les affaires de ta mère.
_Tu le savais ?! Cria le concerné
-Je suis votre père, bien sûr que je le savais ! Mais franchement, je n’arrive pas à croire que vous vous soyez tellement éloigné les uns des autres, alors que vous étiez inséparables petits. Vous vous rappelez la fois ou vous vous êtes partis en forêt quand on est allé faire du camping ?
Aucun des enfants répondit mais ils se remémoraient cette fois tous les trois. Ils devaient avoir  14,13 et 12 ans quand ils avaient décidé de ‘partir à l’aventure’ et se sont enfoncés dans les bois alors que leurs parents montaient la tente. C’est en chemin que Kate remarqua le serpent sur le sentier, ayant toujours pris sont rôle de grande sœur a cœur la première chose qu’elle fit fut de s’interposer entre ses frères et le serpent mais elle trébucha sur une racine et se foula la cheville. C’est Will qui éloigna le serpent en tapant des pieds et ensuite Chris porta sa sœur sur le chemin du retour à la tente.  Ils avaient tous les trois été puni ce jour-là. Mais ils ont continué à en parler durant des mois.
Les trois se regardèrent durant un moment et Kate fut la première à rompre le silence.
_Oui. C’est le plus jeune qui a eu le courage de faire partir le serpent. Et après tu m’as porté sur tout le chemin Chris.
_Tu as quand même été la première à réagir. Répondit-il.
_ Et on a été puni en rentrant, mais c’était chouette. Ajouta Will. On pourrait … se refaire un camping un jour ?
Les deux ainés sourirent et acquiescèrent à l’idée. Comme si il n’avait fallu qu’un vieux souvenir pour les rapprocher à nouveau.
_Parfait ! Maintenant je peux partir tranquille, je n’ai pas tout visité ici mais c’est grand le paradis. Sur ce, les trois jeunes n’entendirent plus rien et madame Irma se leva de sa chaise.
_  Bon ça vous fait 70 euros ! Et petit supplément pour avoir contribuée a vous rapprocher peut-être ?
 


Dernière édition par Euffy le Sam 1 Juin 2019 - 23:28, édité 1 fois

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le Sam 1 Juin 2019 - 23:27
Je reviens ici pour un nouveau texte tout frais  xD
le 1er juin égale le début du calendrier d’écriture de l’été  : un thème par jour, un texte par thème ! Je ne pense pas tout poster ici, mais le premier texte me plait tellement que j'ai décidé de le partager ! 

Le personnage et son histoire on ete crée a la base pour un petit texte a l'occasion d'un concours, il y a quelque temps j'y ai repensé et je me suis dit qu'il y avait de la matière pour développer et creuser cela un peu plus, je ne m'attendais pas a ce que l'histoire prenne une tel ampleur !

Ce projet n'a pas encore de nom alors, je vous présente Beth.


J’ai vécu, longtemps, bien plus que les hommes ordinaires, légèrement plus que les sorcières ordinaires. J’ai vécu la chasse, la destruction, la guerre, l’accalmie et la reconstruction.
J’ai été morte, j’ai revécu. J’ai connu et j’ai perdu.
Dans ma mémoire, fins fils du temps, se retrace toute ma vie, d’aussi loin que je puisse m’en souvenir. C’est mon cadeau et mon fardeau, celui de me rappeler du bonheur comme du malheur.
 
J’ai été jeune, une enfant insouciante. J’ai appris, la vie et la magie. J’ai été détruite, j’ai été chassée. J’ai fuis et je me suis terrée. J’ai été sauvée, fait des rencontres. Celles qui changent un destin, celles qui sauvent tout une vie. J’ai failli sombrer mais on m’a relevée.  J’ai aimé, doucement puis passionnément, j’ai suivi un nouveau chemin, sans jamais refermer l’ancien.
 
J’ai décidé de me rappeler. Me rappeler qui j’ai été et qui je suis. Celle qui fut faible, celle qui fut folle, celle qui se releva et qui devint moi. Je suis toutes ces filles et ces femmes qui me paressent si proches et si lointaines.
Je suis moi.
Je suis elles.
Je suis Beth. 

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