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La Rose Blache Empty La Rose Blache

le Dim 20 Mar 2011 - 17:19
Alors voilà c'est ma première fiction alors ne vous moquez pas de moi siouplait Emerveillé
Laissez des com please ! La Rose Blache 823777

12 mai 1943, Kyoto, 22h45
La ville est à feu et à sang. Les bombardement n’ont pas cessé et font de plus en plus de ravages. Tout porte à croire qu’il ne reste plus âme qui vive dans le quartier dévasté. Cependant, dans l’une d’elles, au cœur de Kyoto, une jeune fille se cache dans l’obscurité de la forêt qui entoure sa maison. Abritée par les lauriers et les rosiers, elle espère, elle attend. Et avec le bruit des bombes ? Elle entend un bruit sourd près d’elle.


Les bombardiers s’éloignent et avec eux la menace que tout s’effondre autour de vous. Catherine jette un coup d’œil à l’extérieur de sa cachette : personne. Elle regarde le ciel d’un noir d’encre : rien à l’horizon. Pourtant, un quart d’heure auparavant, il lui avait semblé entendre un bruit feutré et doux puis un autre plus lourd et sonore. Elle se risqua à sortir de sous son maquis improvisé, prête à y replonger au moindre signe de danger. Elle fit quelques mètres, ramassa une branche et, en essayant tant bien que mal de ne pas faire de bruit, elle commença à explorer la zone qui entourait son refuge. Ses pas la conduisirent près du petit étang où elle et ses frères avaient l’habitude de se baigner avant la guerre. Ce paysage féerique avait été, contrairement au reste du bosquet, miraculeusement épargné. Tout été encore là, Les fleurs, les arbres et les fruits de saison, les galets rouges scintillants… Rouges !!! Étrange, avant ils étaient tous d’un gris très clair. Elle s’en approcha, intriguée et inquiète. Lorsque la jeune fille prit l’une des pierres rondes dans ses mains, celles-ci se teintèrent d’un liquide écarlate. Horrifiée, Catherine le lâcha comme si il l’avait brûlée et se mit en quête d’autres tâches de sang afin d’en trouver la source, ce qui ne fût pas long. En effet, les traces étaient devenues de plus en plus fréquentes et de façon inquiétante, plus large, la piste était donc plus facile à suivre et l’adolescente s’était mise à courir lorsqu’elle trébucha sur une forme molle, et visiblement en vie.
« C'est sûrement un animal blessé, tenta-t-elle de se rassurer, tout ce sang est probablement à lui. » Elle fit quelques pas vers lui avec prudence comme s'il aurait pu lui sauter à la gorge d'une seconde à l'autre. Et soudain elle réalisa qu'il ne s'agissait pas d'un animal mais d'un jeune homme. En s'en approchant davantage, elle vit distinctement une énorme flaque d'un rouge presque noir qui ne cessait de s'étendre. Alors c'était ça qu'elle avait entendu lorsqu’elle été cachée, c'était cet inconnu qui semblait avoir dans les 17 ans tout comme elle. Catherine décida de l'emmener à son refuge afin de tenter de panser la plaie et de stopper l’hémorragie. Elle se cala sous son bras, robuste et ferme, et commença à avancer vers l'étang. Mais, comme ils passaient près de l'étendue d'eau sombre, les rayons de la lune éclairèrent l'inconnu. Là, le cœur de Catherine fit un bond dans sa poitrine. Il était d'une beauté parfaite et douce, comme si la perfection avaient été faite homme. Ses cheveux étaient d'un noir de jais et lui tombaient en queue de cheval sur les épaules même si les mèches du devant lui retombaient joliment sur le front. Sa peau semblait être transparente tant elle était diaphane et paraissait de satin si bien que la jaune femme eut envie de la toucher pour s'en assurer. Il portait un uniforme de militaire couleur kaki qui soulignait sa musculature parfaite. Et bien qu'il soit couvert de sang et agonisant,il n'avait pas ce côté lugubre et effrayant qu'on les corps fraîchement abattus. Tout à coup, Catherine se rendit compte qu'elle s'était arrêtée en plein milieu du chemin et il fallut que la lune se voile pour qu'elle détache ses yeux du beau jeune homme. Après avoir repris sa respiration, elle se remit en marche et atteignit bientôt son refuge. Elle y allongea le corps inerte mais vivant - ça elle en était certaine – et allait sortir sa trousse de soins quand elle entendit un gémissement derrière elle. Elle se retourna vivement et constata que le blessé tentait de se relever tant bien que mal. Elle se précipita à son chevet et voulu le rallonger mais elle n'osait pas le toucher de peur que l'émotion étrange et saisissante qui l'avait envahie dans les bois ne refasse surface et que ses joues virent au rouge. Le jeune soldat, durant son hésitation était parvenu à se mettre dans une position mi-assise, mi-allongée. Catherine s'empressa de rajuster les coussins qu'elle avaient avec elle lors de sa fuite, dans le dos du garçon qui ouvrit des yeux vitreux et étonnés, assombris par ses longs cils. Et ses yeux étaient d'un bleu si lumineux qu'il était impossible d'en détacher le regard. Catherine se perdit dans cet océan pendant quelques secondes, jusqu'au moment où le bellâtre lui demanda d'une voix timide mais douce :
« Qui êtes-vous ? Où suis-je ?
Je me nomme Catherine. Ne vous en faites pas : vous êtes en sécurité ici.
Catherine...répéta le garçon, songeur, avant de déclarer :
C'est un beau prénom. Moi c'est Raven.
Hum...Heu...Merci...Le vôtre est très beau aussi. » balbutia l'adolescente.
Elle changea vite de sujet, sentant qu'elle n 'était pas loin de perdre totalement la face :
« Je m'apprêtait à vous soigner quand...
Non ! s'écria le jeune homme soudain complètement réveillé puis il se ressaisit: Heu...Enfin je veux dire...Hum...Ce n'est pas nécessaire.
Mais pourtant...essaya de le convaincre la pauvre jeune femme, déboussolée.
Non .»dit simplement Raven en la regardant dans les yeux de façon assez insistante et pénétrante pour la mettre mal à l'aise. Il était si près...Et ses lèvres semblaient si douces et chaudes. Et elle obéit à cet ordre et à ses yeux, ces yeux qui la fixaient, inquisiteurs. Elle rougit de penser tout cela et c'est ce qui lui permit de remarquer que Raven c'était légèrement tendu quand elle s'était approchée et avait rougi. Étrange...Cependant, la gène occasionnée par le feu glacial du regard de Raven la rendit maladroite et quand elle voulu ranger les compresses et les bandages, elle s'entailla le poignet avec la pointe d'un ciseau qui dépassait de la trousse.
Alors tout se passa très vite : le visage de Raven s'embruma, ses yeux devinrent fiévreux et d'un rouge rubis flamboyant. Catherine, tout occupée qu'elle était à panser sa plaie ne remarqua ces changement que lorsque Raven se mit à gronder doucement, comme un animal prêt à mordre. Elle se retourna et n'eut que le temps de voir son patient bondir sur elle et sous la chemise qu'elle avait ouverte pour le soigner, une peau blanche et immaculée sans la moindre cicatrice ou trace de blessure. Une seconde plus tard, elle se retrouvait immobilisée au sol lui à califourchon sur elle, les mains près de la tête, fermement tenues par un Raven qui la regardait d'un regard où brûlaient tous les feux de l'Enfer. Un mot s'imposa alors à son esprit : un vampire. Il se pencha et commença à humer la plaie comme s'il s'était agit d'un doux arôme, sucré et fruité. Il ôta le bandage avec ses dents et lécha les gouttes de sang qui en s'écoulant avaient laissé une traînée pourpre. Il remonta ensuite vers le poignet et se mit à sucer son sang comme un chat laperait un bol de lait. Catherine, terrorisée, n'osait pas bouger, incapable de faire autre chose que de gémir doucement. Elle avait compris, dans le chaos de ses pensées, pourquoi elle avait docilement obéi lorsque le jeune homme, alors faible et blessé, lui avait ordonné de ne pas le soigner et aussi pourquoi maintenant qu'il aspirait sa vie elle ne résistait pas. Elle avait été ensorcelée par la beauté parfaite et inhumaine du soldat et à présent, elle répondait à un souhait qu'elle avait toujours eu tout au fond d'elle : devenir plus forte pour pouvoir protéger ceux qu'elle aimait. Alors inconsciemment, elle avait cru que se faire mordre allait la transformer, hors elle n'avait pas été mordue puisqu'elle était déjà blessée. Et par dessus tout, oui, à présent qu'elle avait la Mort à deux pas d'elle, elle pouvait se l'avouer : elle aimait ce sauvage qui lui ôtait la vie lentement, d'un amour naissant certes mais puissant, chaleureux, à la fois paisible et passionné. Quel comble, elle qui n'était jamais tombée amoureuse ! Il fallait qu'elle choisisse justement celui qu'elle n'obtiendrait jamais. Raven de son côté, sentit un changement dans le goût du sang dont il se délectait. Il était plus soudain devenu plus doux, le cœur qu'il sentait battre contre son torse avait retrouvé un rythme plus calme et régulier bien qu'il batte toujours aussi fort comme pour inviter son propre cœur à répondre à ce battement. Il hésita puis releva la tête de la plaie qui se referma immédiatement et plongea ses yeux dans ceux, pleins de tendresse et de compassion de Catherine et là il sut, il sut qu'il ne pourrait plus vivre sans cette fille qui l'avait abreuvé de son sang et lui avait, au travers de ce dernier, transmis ses sentiments. Toute sauvagerie disparut de son regard qui redevint bleu céleste et il vit, horrifié, ce qu'il avait fait par instinct de survie. En effet, engagé dans l'armée pour pouvoir espionner et se venger d'un ennemi ancien, il avait tué ce dernier mais avait été repéré et dénoncé auprès de ses supérieurs qui avaient tenté de l'éliminer en le faisant tomber d'un avion lors d'un bombardement. Grièvement blessé, il avait entendu un écoulement d'eau et voulu s'en approcher mais sa blessure le gênait et le faisait souffrir. I l avait sentit une présence chaude et lumineuse approcher puis s'était évanouit de douleur et s'était retrouvé dans ce maquis avec cette jeune vierge du nom de Catherine qui le regardait comme s'il eût été un cadeau du ciel, lui un vampire, et ne le laissait pas indifférent. Quand elle avait rougi, l'afflux sanguin l'avait fait se tendre imperceptiblement et sa coupure l'avait rendu fou. Son corps, en piteux état, n'avait pas résisté à l'appel du sang. A présent, il était déchiré entre 2 décisions : soit il la laissait mourir exsangue et la rejoindrait immédiatement après dans la mort, soit il la transformait et faisait d'elle une paria aux yeux des humains, un monstre de beauté et de sang. Amour et Raison sont 2 choses qui ne pourront jamais s'accorder et se livrent un combat sans merci. Mais quand Catherine, qui voyait son dilemme, lui souffla « Fais-le » d'une voix faible, l'Amour l'emporta. Il se pencha doucement, la mordit à la jugulaire, but une gorgée de la boisson des vivants, puis se mordit lui-me^me le poignet, aspira une longue goulée de son propre sang et déversa le vin écarlate dans la bouche de la jeune femme qui, tout aussi étonnée que Raven de ce baiser à la fois glacé et brûlant, ferma les yeux en sentant le feu liquide lui brûler la gorge. La mutation commença et la douleur fit son apparition, fulgurante et écrasante, arrachant un cri à Catherine que Raven s'empressa d’étouffer en la prenant dans ses bras. Elle s'y agrippa comme à une bouée de secours, partageant sa souffrance avec lui, comme s'ils ne faisaient qu'un. La transformation s'acheva avec la nuit. Elle était à présent la fiancée de sang de Raven, sa première et elle était divine. Ses cheveux blonds avaient poussé et lui arrivaient maintenant aux reins, ses yeux noisettes avec des reflets dorés brillaient de mille éclats et son rire était si cristallin que même les oiseaux se taisaient pour l'écouter. Son corps s'était allongé et affiné. Elle s'endormit dans les bras de Raven, des rêves merveilleux pleins la tête et un sourire d'ange sur les lèvres où le beau jeune homme déposa un baiser léger, plein de l'amour qu'il portait à sa compagne d'âme. A présent, il n'aurait plus jamais envie de boire du sang pas plus que de faire du mal à qui que ce soit car en Catherine, il avait trouvé un sanctuaire de paix et de bonheur intarissable qui avait effacé toute trace de violence et de soif en lui. Il regarda l'horizon où rougissait déjà l 'aube. Oui, la vie faisait parfois des cadeaux et celui-ci était de taille.



Pendant ce temps, à l'endroit où une goutte de leurs sangs entremêlés était tombée naquit une rose blanche qui s'épanouit et libéra son doux parfum dans la lourde atmosphère du matin.

By Satori
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