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MrIous
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When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Dim 1 Avr 2018 - 15:04
Je ne m'attarderai pas à présenter très longtemps cette histoire. Cela fait très longtemps que je l'i crée et elle est passé par de nombreuses ré-écriture, qui sait si cette version sera la version finale, mais j'en suis déjà pas mal fier. Bonne lecture Wink Smile Wink Smile L'introduction se trouve après l'index ^^

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Index

Arc Perturbation

Chapitre 1 : Quand le temps recule
Chapitre 2 : Quand le temps me surprend
Chapitre 3 : Quand le temps me blesse
Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs
Chapitre 5 : Quand le temps me fait de mauvaises surprises --> A venir Wink Smile Wink Smile
Chapitre 6 : Quand le temps est de quatre minutes
Chapitre 7 : Quand le temps ôte une vie
Chapitre 8 : Quand le temps me donne des sueurs froides
Chapitre 9 : Quand le temps m'échappe
Chapitre 10 : Quand le temps fait la famille
Chapitre 11 : Quand le temps est perturbé

Arc Suspicion



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When Time Has Stopped

Introduction

Bonjour à tous ou bonsoir, je ne sais plus. Je me présente, je suis Jim, Jim Alex, j'ai 18 ans, non ! 20 ans, non attendez, peut-être 25...je ne sais plus. Pour moi c'est comme si le temps s'était arrêté, à ce moment, j'avais 18 ans, combien d'années ont passés depuis ?
« -Que s'est-il passé ? Me demanderiez-vous »

Tout simplement...non, ce n'est pas aussi simple, même moi je n'ai pas d'explication logique à ce qu'il se passe en ce moment. Je suis sur le quai d'une gare, au Japon, à Tokyo, attendant un train qui n'arrivera sûrement jamais, sûrement pour passer le temps. Enfin façon de parler, pour moi il s'est arrêté, mais, l'horloge de la gare tourne encore et toujours. Bien que je sois seul ici à en témoigner. Seul est un grand mot tout de même, parce que je suis la dernière personne d'encore ''vivant'' ici. Ce serait trop long à expliquer, mais dans ce monde dans lequel je suis un peu trop mis en avant, je me sens seul.
« -Trop mis en avant, c'est-à-dire ? Me diriez-vous. »

Je vais vous posez une question : Croyiez-vous en l'Apocalypse ? Si oui, quel sera celle qui vous attend ? Qui la déclenchera ? Aujourd'hui, je connais la réponse de deux de ces questions, la dernière d'abord, parce que c’est moi qui ai déclenché l’Apocalypse. Je suis encore vivant, certes, mais pas que moi. Le monde est séparé en deux, d'un côté les hommes vivants en paix à l'abri d'une possible Apocalypse regroupant une grande partie de l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Tandis que les Amériques, la partie Est de l'Asie : Chine, Inde, Mongolie, Japon...et l'Australie, sont peuplé par l'Apocalypse. Je dis bien peuplé, car la réponse à la deuxième question de tout à l'heure est la suivante : l'Apocalypse qu'a connu notre monde est celui des vengeurs du passé, des mangeurs d'hommes, vous ne vous trompez pas, je parle bien de zombie.

Ce que je peux bien faire dans leur territoire est pour moi une réflexion qui résonne comme une blague, car la réponse est simple, trop simple, mais irréaliste. Je n’ai pas besoin de survivre, d’être sur mes gardes, de me protéger, de les tuer en étant avec eux. Les plus grands fans de film d'horreur n'auraient pas pensé cela possible. D'abord, je tiens à vous signalez que je ne suis pas un zombie je suis encore humain, enfin, en terme d'apparence. Je ne sais pas si mes actions passé et présente peuvent être qualifié d'humaine.
Quand je me regarde dans un miroir, je vois mon apparence, l'apparence de Jim : des cheveux gris en bataille, un visage imberbe malgré le temps qui passe, vêtu de ma chemise grise toute froissé et troué d'un peu partout. Je fais de la musculation, mes abdominaux ressortent beaucoup. Mon bas, c'est un jean et des baskets noir, je porte aussi un pendentif en argent autour du cou, il représente une tête de mort. Je suis un fan de ce genre de logo et ma petite amie me l'a offert le jour où tout a commencé. Ironique n'est-ce pas ?
Si je devais me définir aujourd’hui, je le dirais comme cela. En ce jour où le temps est encore à l'arrêt pour moi, je suis à l'heure actuelle : le roi des zombies.


Dernière édition par MrIous le Lun 30 Avr 2018 - 15:07, édité 13 fois
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Zeddou
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mar 3 Avr 2018 - 0:48
Je suis loin d'être friand de lecture pour être tout à fait honnête et bien que je ne lirai probablement pas ton histoire je suis heureux que tu aies décidé de poster ta production !

En espérant que les membres prendront plaisir à lire ce que tu as écrit ! Smile

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Euffy
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mer 4 Avr 2018 - 15:56
Réputation du message : 100% (1 vote)
Coucou ! Je suis contente aussi que tu ai posté le debut de ton roman. Personellement Je lis beaucoup alors j'ai eu envie de voir quel etait cette histoire ** 

Tu .. as touché un point sensible chez moi, l’apocalyptique ! XD J'adoore ce genre, encore plus les histoires d'invasion de zombies alors c'est certain je viendrais lire le prochain chapitre que tu posteras 

Jusque la je ne peux pas vraiment juger l'histoire car on a que l'introduction mais ca commence bien, j'aime bien le faire de faire de ton hero le roi des zombies, ca change des histoires habituelles du genre ou generalement le hero essaye de survivre et tuer les zombies.

Mainenant il y a quelque chose qui me derange mais je ne sais pas trop quoi >.< Je ne veux pas etre chiante, c'est juste que m'etant mise a l'ecriture aussi (amateur exagerons rien hein XD) j'aime bien qu'une personne me dise exactement ce qu'elle ressent et les points qui chiffonnent alors je vais me permettre cela aussi >_<

Je t'avoue qu'au debut, je n'avais pas trop envie de continuer a lire. La phrase : "Bonjour à tous ou bonsoir, je ne sais plus. " M'a vraiment derangé.  J'ai lu une fois que la premiere phrase a son importance pour attirer le lecteur , moi ce n'est pas du tout le genre d'introduction qui m'attire >.< Maintenant il ne faut pas oublier qu'on a tous un genre ou style particulier alors peu etre que c'est juste quelque chose qui ne m'attire pas . 

Je ne vais pas ajouter grand chose car c'est encore tôt pour se faire un véritable avis, je te dis bravo et te souhaite bon courage pour la suite, j'ai hâte de la lire ! 
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MrIous
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mer 4 Avr 2018 - 21:38
Merci pour vos retours à vous deux ^^ ^^

Zeddou, je comprends ton point de vue, merci de ton soutient, même extérieur, j'espère aussi qu'elle plaira aux autres ^^

Euffy, je suis content d'avoir touché ton point sensible ! Very Happy XD Pour arriver directement au point qui te dérange, je me suis longtemps interrogé sur ce début, et en repensant au personnage de Jim, je me suis dit que ça lui correspondait bien, donc je l'ai gardé, tout simplement X) Je vais poster le premier chapitre du coup à la fin de la semaine ^^

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MrIous
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mar 10 Avr 2018 - 0:16
Pour infos, j'ai déjà écrit tout le premier arc et quasiment fini le deuxième. J'aimerai poster un chapitre par semaine, mais si possible avec au moins un commentaire concernant le chapitre qui vient de sortir, au moins un commentaire pour dire que vous avez lu et si vous avez bien aimez ou non, c'est mieux que rien et au moins je sais que j'écrirais pas pour personne ^^' Merci pour l'écoute et bonne lecture Wink

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Arc Perturbation

Chapitre 1 : Quand le temps recule

Je suis le roi des zombies, étrange non ?! Comment un humain comme moi peut-être le roi de ces prédateurs ? Je ne sais pas moi-même. En tout cas une chose est sûre, je suis en constante guerre avec le clan des Survivants, l'autre moitié du monde. Pourtant je ne veux pas de ça, je ne l’ai jamais demandé, j’ai déclenché cette situation, mais j’ai aussi contribué à sa pause depuis quelques années déjà.

Je marche dans les rues de Tokyo presque désertes, des cadavres jonchent le sol, tandis que d'autres traînent la patte au milieu de la route accidentée. Le ciel est bleu, le soleil brille, mais l’obscure mort qui naît des rues rend cet endroit paradoxalement sombre et froid. Ces créatures que j’ai engendrées, j’en avais peur au début, mais aujourd’hui tout est différent. J’ai appris à connaître ces êtres. Ils n’ont aucuns souvenirs de leur passé de vivant, ils n’ont d’yeux que pour moi, je suis comme un père pour eux.
Alors que je marche tête baissé, l’un d’eux apparaît à mes yeux, je le regarde. Il s’agit d’un homme d’à peu près la trentaine. Comme la plupart des zombies, il ne présente plus de pupille, son teint est pâle, ses cheveux grisâtres sont presque tous tombés et chez lui, c’est dans le cou, au bras gauche et à la jambe droite qu’on l’avait mordu. Il s’est arrêté devant moi. Même s’il est censé être mort, son souffle de râle est chaud. Je viens poser une main sur son crâne, le caresse lentement en lui disant avec le sourire :
« -Aujourd’hui encore, il fait chaud. Passe une bonne journée. »

Comme pour acquiescer, il baisse un peu la tête et repart errer. Ça peut paraître absurde, mais j’essaie de les faire revivre normalement, comme avant, sans grand progrès. Ils m’écoutent aux doigts et à l’œil, mais je ne leur demande rien en particulier. Qu’est-ce que je pourrais leur demander ? Je m’en sors bien seul. Ils n’ont aucune conscience propre, ils n’existent plus en tant que personne, ils bouffaient sans hésiter leur précédent semblable. Je peux dire que je les déteste d’un côté, mais d’un autre, chaque fois que je m’approche d’eux, que je veux leur apprendre quelque chose, il y a cet étrange sentiment qui m’envahit, une faible chaleur dans ce monde mort.
Pourtant, le temps s’est pour moi arrêté lorsque tout cela a commencé, plus rien n’avait de sens, tout avait été perdu : la vie, l’espoir, le temps.
A moins que… … il y a bien une chose que je n’ai pas perdu. Je préfère en parler à mon endroit favori. Il s’agit d’une terrasse de restaurant, elle se trouve en haut d’un bâtiment de quarante étages. Tokyo est grand, mais je ne m’éloigne jamais trop de cet endroit qui est un peu devenu une maison, pour moi.


Je m’accoude à la barrière en bois marron foncé, endommagé par le temps et le vieux sang. D’ici on peut observer toute la ville, le matin, un lever de soleil tendant sa chaleur matinale pousse à commencer la journée du bon pied, et le soir, le coucher de soleil transporte l’esprit dans un profond sommeil, où tout rêve puisse naître sans pouvoir réellement se réaliser à ce jour. Au vu du soleil, je dirais qu’il doit être 14 heures, à la louche.
Je disais donc, qu’il y avait une chose que je n’avais pas perdue : l’amour. Plutôt celle qui le représente, mais on ne peut pas dire que nous avons surpassé cette catastrophe, notre amour existe, mais ne vie pas. C’est incompréhensible non ?! Eh bien dites lui en face, à celle que j’aime, qui m’est promise, mais que j’ai trahit, dont j’ai arrêté le temps et qui reste à mes côtés malgré tout.
Je dis cela, car elle approche. En me retournant je l’admire. Vêtu de sa robe blanche soyeuse aux dentelles de même couleur virevoltante au vent, sa longue chevelure sombre comme la nuit, portant dans les mains un bouquet de fleurs noires. La réalité serait magnifique, si elle n’avait pas un teint aussi pâle que la mort et des yeux aux pupilles aussi blanches qu’une feuille de papier vierge. Pour être plus claire, elle est l’une des leurs, néanmoins…
« -Jim, je suis rentré. »

Oui, elle parle, elle se souvient de moi, elle a des sentiments comme avant, bien qu’elle ne sente plus la douleur, le plaisir, le chaud, le froid, qu’elle n’ai plus de goût, que sa force dépasse l’entendement, elle est à la fois zombie et à la fois, Léa, celle que j’aime, mais dont les yeux me rappelle ce lointain sentiment de lui avoir ôté son identité, celle de Léa Tina. C’est malgré tout cela qu’il faut que l’on m’explique… pourquoi je trouve la Léa actuelle, plus belle qu’avant ?!
« -Jim, ne reste pas trop dehors, tu vas attraper froid.
-Oui, je vais faire attention.
-Et tiens, c’est pour toi. Me dit-elle en me tendant le bouquet.
-Merci… c’est pourquoi déjà ?
-Souviens-toi, ça fais deux ans que c’est arrivé. Jour pour jour.
-C’est vrai, ça passe si vite. J’ai l’impression que c’était hier. Je me dis que j’ai de la chance de pouvoir continuer à trouver de quoi me nourrir tout les jours, à croire qu’on est en train m’aider.
-Tu as beaucoup de chance, tu n’as pas tort.
-Oui. »

Oui, c’est vrai, la chance a peut-être quelque chose à voir là-dedans. Devrais-je vous raconter ce qu’il s’est passé afin d’y voir plus claire sur ce qui nous est arrivé, ce qui est arrivé à ce monde.

‘‘Deux ans auparavant, en plein été 2015, le soleil était brûlant ce jour-là. Nous étions cinq à être partie en voyage pour Tokyo, nous avions décidé de visiter des villes auxquelles nous tenions tous. Celle qui était devenu ma femme quelque mois avant, tenait absolument à venir à Tokyo durant cette semaine. Si excitée d’être venue ici, elle en avait vite oubliée notre présence, alors avec mes trois amis, nous avons tracés notre propre chemin, nous avons visité ce que nous voulions jusqu’à en perdre de vue Léa. Le soir arriva vite et nous désespérions de ne plus la retrouver. Qui aurait cru que c’est elle qui nous retrouverait ? Juste devant un bâtiment d’une quarantaine d’étages, nous nous étions retrouvés, les gars et moi, elle était sortie de nulle part, avec à la main des dangos, ces desserts faits avec de la pâte de riz gluant et de l’eau. Elle nous avait traînés à l’intérieur du bâtiment afin de monter tout en haut, à ce fameux restaurant à la terrasse qui offrait le même spectacle, avec de la présence humaine en plus. Cet endroit s’appelait le ‘‘Hankei’’, cela signifie ‘‘rayon’’ d’après Léa, sûrement pour faire référence à leur vue sur le soleil si éblouissant, qu’on pouvait voir jusqu’au dernier rayon.

Nous étions resté mangés ici jusqu’au couché de soleil, un petit bonus qu’offrait le restaurant pour un prix acceptable. Léa me demanda de me tourner vers elle à ce moment. M’apparaissant au couleur écarlate du soleil couchant, elle me tandis un pendentif, celui que je porte aujourd’hui. Un cadeau qu’elle avait décidé de m’offrir une fois ici, sur cette terrasse, voulant me dire :
« -Jim, c’est vrai que tu es un garçon très original dans ton genre. Tu n’es pas vraiment la personne que les gens aimeraient comme une célébrité, et tu as tes mauvaises manies. Je dois avouer, que je n’y croyais pas trop, de pouvoir tomber amoureuse de toi. Mais tu m’as montré une autre partie de toi, tu es une personne très gentille, pleine de compassion, tu es plus fragile qu’on ne le pense et à la fois très fort, assez pour m’avoir permis de venir ici, en vie. Peu importe ce qui arrivera désormais, je t’aime Jim, pour toujours. »

Léa était maladroite, elle aurait pu mieux choisir son début de déclaration, mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser que malgré tout, elle avait raison et que c’était tout cela qui nous avais réunis, maladresse ou réfléchis à l’avance, peu importe. Je suis sûr qu’après m’avoir passé le collier au cou, notre baiser se dessiner au travers des rayons écarlate à l’horizon de la ville. Sans prévenir, Len Kyo, mon meilleur ami dans le groupe, aux cheveux blonds avec cette mèche qui venait cacher son œil droit, ne montrant que son œil gauche vert, venait de prendre une photo. Immortalisant cet instant. Ça, c’était avant le cauchemar.
Je contractais depuis mon enfance des crises, elles causaient chez moi une envie folle de mordre n’importe quoi, je n’avais fais de mal à personne depuis que j’ai ce problème, en général on me donnait mon médicament avant, il fallait me le donner dans les cinq minutes qui suivaient le début de la crise.
Il avait fallut qu’une crise arrive à ce moment. Léa me donna comme prévue mon médicament, dans les temps, mais même après cinq minutes ça ne s’arrêtait pas, je divaguais de plus en plus. Inquiète, Léa m’enlaça comme pour me calmer, mais tout ce qu’il arriva fut l’impensable. Mes dents vinrent se planter dans le cou de ma femme, je la mordis jusqu’à qu’elle en perdre trop de sang, elle s’effondra, morte. Pour ma part, j’étais en train de crier de souffrance, la fin de la crise venait d’arriver, laissant le désespoir s’emparer de ma conscience, après avoir tué ma compagne. Néanmoins, elle se releva.
Se dirigeant fatalement vers Len, elle le mordit à son tour lui faisant subir le même sort funeste. Ce fut seulement après, qu’elle se tourna vers moi son regard ne m’était pas visible, elle vint tomber dans mes bras, alors que je croyais qu’elle allait me dévorer, je ressentis ses gémissements et elle versa les dernières larmes qu’elle pouvait produire dans cette fin de vie, me glissant à l’oreille :
« -Pardon… je suis désolé, je suis morte, j’ai tué Len. Désolé, Jim, désolé.
-Imbécile, arrête de t’excuser, c’est de ma faute, seulement de ma faute ! Pourquoi ça arrive ? Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe bon sang !? Qu'est-ce qui se passe !? Criais-je »

Enfermé dans notre bulle nous n’entendions pas les cris des victimes de Len, devenu un zombie à part entière. Ce cauchemar prit des proportions gigantesques, avant qu’on ne le réalise, tout Tokyo était en proie à ces monstres que j’avais crée. Comment était-ce possible ?! Je n’en avais aucune idée. Tout cela paraissait trop… fantaisiste.

Deux jours passèrent, j’avais bien remarqué que j’étais le seul humain à ne pas être visé par les zombies. En définitif, cet avantage nous avait poussé avec Léa, à vouloir arrêter les zombies. Notre mission n’avançait pas énormément. Nous étions sur un quai, à l’extérieur de Tokyo. Un bateau partait au loin en direction de l’Europe, j’avais vu un zombie monter à bord, mais il était trop tard. Australie, Amérique et Asie était déjà atteint par la catastrophe, si ce bateau arrivait à bon port avec tous ces zombies, ce sera la fin. Jusqu’à ce qu’un bourdonnement parvienne à mes oreilles, je me retournai et vit un avion aux moteurs fumant, descendre. Il piquait en plein vers la mer. Son point de chute final, fut en plein sur le bateau infecté. Cela m’aurait étonné qu’il y ait eu des survivants, mais en tout cas, on avait évité un drame bien pire.

Nous allions rebrousser chemin, mais nous fîmes face à Len, désormais zombie accompagné de nos deux autres amis dans le même état. Je n’ai même pas ressentit le moindre picotement au cœur, comme si je savais déjà que ça allait arriver. Néanmoins, ce qui me fit mal au cœur, vint juste après.
Un groupe de quatre survivants, ayant perdu la raison face au chaos, décapitaient tout ce qui était mort-vivant. Ils nous virent et dans leur élan de folie, allaient s’attaquer à nous. Ce fut alors que Len et mes deux autres amis se dressèrent face à eux, faisant barrage devant nous, comme pour nous protéger :
« -Len ?! Balbutiai-je »

Quatre contre trois, Len et les autres étaient lent, mais leur force les aidait, deux survivants furent bloqués par mes deux amis, tandis que Len s’approchait des deux autres. Ses chances de gagner étaient nulles. Il alla attaquer l’un des deux, mais l’autre lui balança un coup de batte en plein ventre, il finissait à terre, quelque mètre devant moi. On allait lui assainir le coup de grâce, mais je criais :
« -Non, arrête ! Crève ordure ! »

Dés cet instant, quelqu’un attrapa la batte de l’exécuteur, c’était un zombie parmi une dizaine qui arrivait vers les survivants. Len s’en tira en se relevant et prenant part au massacre. Mes deux autres amis n’avaient pas eu la même chance que Len, leur tête fut transpercé et éclaté. Livré à eux-mêmes, les quatre vivants furent confrontés à une dizaine de zombies, leur espérance de vie fut de dix secondes. Léa s’approcha de mon oreille et me chuchota tout en m’enlaçant :
« -Jim, je comprends… je comprends ce qu’ils ressentent. Les zombies se comprennent entre eux, ils ont tout oublié de ce qu’ils étaient, la seule chose qu’ils savent, c’est que tu es leur créateur. Tu es leur père. Un être cher pour eux, celui qui leur a permis de devenir ce qu’ils sont, sans regret. J’en suis aussi coupable et je prendrais sur moi autant de malheur qu’il le faudra, mais en attendant, tu dois prendre une décision Jim. Tu peux leur donner un ordre. Tu dois te décider, manger les humains n’est pas une nécessité, ils veulent juste agrandir la famille, t’aider à ne pas te sentir seul. Choisis, Jim. »

Il ne fallait pas me le dire deux fois. Dans la soirée, nous étions arrivés au restaurant préféré de Léa, le Hankei. De là, sur cette terrasse, je regardais au loin et allait lancer mon ordre aux morts de ce monde :
« -Arrêtez-vous ! Je l’ordonne à tous les zombies de ce monde ! Laissez les humains en paix, et rester ainsi, jusqu’à que je trouve un moyen de vous redonner une vie normal ! Attaquez-les, seulement si vous êtes en danger, faite preuve uniquement de légitime défense ! »

Je me tournais vers Léa, me demandant si mes ordres avait bien était entendu, puis j’ai pu entrevoir derrière elle, Len agenouillé, la tête baissé les mains au sol, comme pour m’obéir comme un valet face à un maître. Ma surprise fut général lorsque je remarquais toute les rues visibles remplit de zombies dans la même posture que Len. Ils m’avaient obéit. Mon statut de roi des zombies était désormais imposé et réel.’’


Voilà tout ce qu’il y avait à savoir. C’est en me remémorant cela, qu’une question me traverse l’esprit, je la pose à Léa qui est concernée :
« -Dit-moi Léa. Pourquoi tu étais si calme ce jour-là ? Comment as-tu deviné ce que j’étais capable de faire ?
-Les zombies ont leur propre façon de communiquer. Je les ai écouté tout le temps, j’ai appris à les connaître, à ressentir ce qu’ils souhaitaient. J’ai accepté le fait d’être morte et leur motivation. Je ne sais pas si le choix que tu as pris était le bon, mais je suis heureuse, le fait d’être avec toi me rend tout simplement heureuse. »

Ces paroles me réchauffent le cœur, néanmoins, ce qu’il me faudrait aujourd’hui, ce serait des preuves scientifiques. Qu’est-ce qui déclenchaient mes crises ? D’ailleurs, pourquoi celles-ci on cessé juste après la catastrophe ? Pourquoi se sont-ils transformés en zombies parce que j’ai mordu Léa, créant une réaction en chaîne ? Pourquoi Léa seulement est-elle encore capable de raisonner comme un humain ? Pourquoi les zombies ne pourrissent pas ? Je voudrais bien l’aide du clan des Survivants, mais ils savent déjà qui je suis et ce que j’ai fais. Mon sort ne sera pas très gai si je me rends à eux. Ce ne serait pas étonnant d’en voir débarquer ici. Je ne sais pas ce qu’il va arriver à l’avenir, mais une chose est sûr, ce ne sera pas de tout repos.
Peu importe, j’aime ma vie actuelle.


Le lendemain, de bon matin, je suis encore assis au bord du quai de la gare. J’attends Len, je lui ai dit de venir tôt ici, dans ces environs du matin. Une main se pose sur mon épaule, en me tournant je découvre qu’il ne s’agit pas de Len. Il me semble que c’est une femme, au vu de sa poitrine, très peu présente, elle porte une combinaison toute noire qui la recouvre des pieds à la tête et son visage est couvert d’un masque à gaz. Sans prendre le temps de me poser de question, cette personne parle :
« -Salut »
Qui est-elle ? »

''Même si le temps s'arrête, la vie continue.''
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mar 10 Avr 2018 - 10:28
Très bonne introduction, très bon chapitre 1. Tu me l'avais fait lire par le passé mais j'avais oublié les évènements.
Drôle de maladie effectivement. J'aimerais bien avoir la même (je déconne). Euh la personne à la fin je pense que c'est une espionne.
L'intrigue est bien ficelée néanmois avec le fait que Léa sois la seule avec une capacité de raisonnement.
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MrIous
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mar 10 Avr 2018 - 20:46
Oh, mon rival de toujours, comment vas-tu ? ^^
Merci pour ton commentaire. Tu redécouvre effectivement cet univers et ne t'inquiète pas, tu sais très bien que je ne suis pas du genre à faire les choses par hasard ^^ La capacité de Léa à raisonner a un sens ^^

Du coup, je crois que je vais aller faire un tour sur ton histoire Smile ^^ Smile ^^

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Euffy
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mar 10 Avr 2018 - 21:35
Coucou, 
J'aime bien la suite, surtout la présence de Lea en fait . Et puis le fait de donner une sortie de 'résonnement' aux zombies et pas mal ca change aussi de l’habitude.
J'ai eu un peu de mal a comprendre la partie de la transformation de Léa, ca s’enchaîne très vite j'ai l'impression (ok je suis chiante XD) Mais ca reste une question de goûts >.< et en fait j'ai trouvé ce qui me chiffonnais j'ai juste pas l'habitude de la narration a la 1 ere personne X)
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MrIous
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mar 10 Avr 2018 - 22:29
Dis toi que le point de vue interne, je le maîtrise mieux que l'omniscient, donc voilà XD
Ensuite, oui ça change beaucoup des autres histoires de zombies, donc je mise beaucoup sur cette partie de zombie conscient on va dire. Des mystères vont encore arrivé dans le prochain chapitre et des réponses arriveront dans le 3ème pas de panique Wink Smile Wink Smile
Merci de ton avis Euffy ^^

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Chapitre 2 : Quand le temps me surprend

le Ven 13 Avr 2018 - 11:34
Chapitre 2 : Quand le temps me surprend

Précédemment : J’errais dans la ville sans me soucier de quoique ce soit, puis je me suis mis à repenser au passé, à tout ce qui était arrivé depuis que le monde s’est divisé en deux. Il y a deux ans, j’ai fait naître les zombies et transformer ma petite amie en l’une des leurs, avec la particularité d’être pourvut d’une conscience et de tous ses souvenirs. Je comptais retrouver Len, mon meilleur ami devenu zombie, à une gare, mais ce qui vint à moi semble être une femme entièrement vêtu d’une combinaison noire et d’un masque gaz, elle me salue, nonchalamment.


Elle m’a saluée, comme si de rien n’était. C’est quoi son problème ? :
« -T’es vivant ? Demande-t-elle.
-Bien sûr, ça se vois p-
-Ah, enfin quelqu’un de vivant et qui parle anglais ici. S’exclame-t-elle en se mettant assise en tailleur à côté de moi.
-Je suis américain, évidemment que je parle angl- eh, attends, c’est pas le propos, t’es qui toi ? D’où tu viens ? C’est quoi cette tenue ? Qu’est-ce que tu me veux ? Comment t’es arrivé ici ? Demandé-je en me levant aussitôt et la pointant du doigt.
-Oh pardon. Je suis Tania. Tania Falli, 23 ans, j’ai quitté le clan des Survivants, leur vision des choses ne me plaît pas, alors je suis venue ici dans l’espoir de constater une bonne entente entre les vivants et les zombies. »

Quoi ? Elle est sérieuse ?! Elle pense vraiment être capable de raisonner l’autre clan avec cette utopie. Ce serait le rêve si c’était si simple, mais j’ai l’impression qu’elle n’a pas conscience de ce qu’elle dit :
« -Bon, réponds à mes autres questions veux-tu.
-Ah oui. Bah pour la tenue, c’est ce qu’on porte habituellement au boulot, je suis arrivé à bord d’un hélicoptère que je conduis à la perfection et la raison de ma venue, tu la connais déjà.
-Ah je vois… … tu crois vraiment que j’allais dire ça !? Qui me dit que tu n’es pas une espionne venue ici pour m’assassiner ou autre ?!
-Mais je te jure que je ne te veux rien de mal, je veux qu’on s’entende bien et voir de mes propres yeux ceux que tu diriges, les zombies. »

Je ne sais pas, elle semble sincère. A bien y réfléchir, les Survivants n’enverraient personne comme ça, c’est trop gros, je veux bien croire qu’elle soit venue de son propre chef, mais rien ne prouve qu’elle ne me veut aucun mal, à Léa ou à moi. Pour l’instant je dois la garder à l’œil. Je décide de quitter la gare malgré le début de discussion qui vient de s’installer. Elle me suit sans rien dire. Ma direction est la même que d’habitude, la terrasse du restaurant, notre chez nous avec Léa.
Nous sommes à quelques rues de notre point d’arrivée, et c’est alors que Tania me tapote l’épaule, je me retourne, elle pointe du doigt devant nous un peu plus loin dans la rue et signale ce qu’elle voit :
« -Jim, un accident.
-Un accident ?! Comment c’est poss- Hein ? »

La seule personne pouvant conduire ici, c’est Léa. Il y a une semaine de cela, on avait trouvé une voiture encore en état de marche, comme elle savait conduire, elle en a profité. Je pourrais reconnaître la voiture qu’on a un retapé entre mille. C’est elle. Inquiet, je me dirige vers la voiture accidentée. Elle est complètement retournée. La portière côté conducteur est légèrement ouverte, ceci me permet de l’ouvrir en forçant un peu. Je découvre Léa à l’intérieur attachée à sa ceinture, pendue par le torse à l’envers, sans soucis elle dit :
« -Tiens Jim, ça roule ?!
-T’es pas croyable toi, j’ai cru que t’y étais resté.
-Bah, j’avais trop confiance et j’ai emprunté un petit tremplin. Rien de grave.
-Bien sûr, finir la tête à l’envers en voiture, c’est rien. Attends, je vais te sortir de là. »

Je détache sa ceinture et l’aide à sortir du véhicule, nous nous éloignons un peu de la scène, je la sermonne un minimum, la prévenant que sa tête ne devait pas être endommagée et qu’elle le savait très bien, cet accident aurait pu être plus grave. Pendant mon petit discours, elle regarde bien évidemment la nouvelle arrivante au masque à gaz. Elle me demande sans attendre la fin de ma tirade :
« -Qui c’est elle ?
-Tu m’as écouté au moins ?! Crie-je
-Oui, mais qui c’est cette planche à pain ?!
-Léa, c’est pas très gentil, tu la connais à peine.
-Tu prends sa défense en plus ?!
-Mais… arh, dis quelque chose Tania.
-Depuis quand tu la connais, cette planche à pain ?
-Tania, dis un truc !
-Je n’ai rien à dire à cette vache laitière. Lance finalement Tania, vexée.
-Oh, alors elle sait parler la planche à pain ?!
-Bien sûr, et toi, je pensais que t’es mamelle serait trop lourde pour que puisse respirer, vache laitière.
-La planche à pain a de la répartie à ce que je vois.
-La vache laitière perd-elle de sa confiance maintenant ?!
-Les filles ! On se calme ! Je vais tout vous expliquer ! Tout ! Alors on garde les insultes pour plus tard ! OK !? »

Elles soufflent, boudent, se tournent le dos. Même comme ça, je pense pouvoir parler en tranquillité. Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de Léa ? Elle a bien dû comprendre que Tania n’était sûrement pas une habitante du Japon, pourquoi est-ce qu’elle fait cela ? Je ne comprends p-… … je viens de jeter un œil à l’expression de Léa. Ma surprise est bien évidente lorsqu’elle tire ce sourire bête, celui que l’on tire quand on se rend compte que l’on a fait un truc d'anormal, qu’on se moque de soi-même. Elle s’ennuyait, même si j’étais là, elle a dû se sentir bien quand elle a vu quelqu’un d’autre de vivant, elle a voulut s’amuser. J’espère que Tania comprendra :
« -Bon pour vous résumer la situation, ça se présente comme ça. Tania je te présente Léa Tina, ma femme, comme tu peux le voir, sa condition physique est similaire à celle d’un zombie, néanmoins contrairement aux autres, elle a gardé ses capacités humaines et ses souvenirs, excuses son comportement s'il te plaît... ensuite, Léa je te présente Tania Falli. D’après elle, elle a quitté les Survivants pour me trouver et installer une situation de paix entre les deux clans. Arrivée ici en hélicoptère, elle m’a trouvé à la gare alors que j’attendais Len. Elle est sincère sur sa condition de renégat, mais je doute encore de ses ambitions futurs ici, alors je garde un œil sur elle. Si vous avez compris, retournez-vous et serrez-vous au moins la main, c’est pas le moment de se battre.
-Si déjà elle enlevait ce masque à gaz, je serais plus rassurée. Dit Léa encore le dos tournée.
-Ah oui, pardon j’avais complètement oubliée. »

Elle ôte ce masque, révélant de courts cheveux rouges clairs et des yeux bleus nuits. La surprise de cette figure nouvelle me fait dire :
« -Woh.
-Jim… … retire ce ‘‘Woh’’ tout de suite ! M’ordonne Léa derrière moi avec une aura meurtrière.
-Pardon, je retire ça ! Dis-je en m’agenouillant.
-Haha, alors ton petit copain aurait un faible pour moi. Clame Tania avec fierté.
-Non Léa, j’ai juste été surpris, je te jure !
-Oh, mais rassure toi Jim, je ne pense pas qu’une planche à pain comme elle pourrait te dérober à moi.
-Ah oui ?! T’en es si sûr que ça vache laitière !?
-Laisse tomber Tania, c’est mon Jim tu n’y peux rien. D’ailleurs je te préviens d’une chose. Tes idéaux sont claires et louables, mais sache que notre point de vue est différent. Ça fait longtemps qu’on a abandonné l’idée de faire ami-ami avec les Survivants. Ce territoire est le nôtre, s’ils viennent pour nous et notre famille, alors on les exterminera un par un. Tu peux tenter ce que tu veux pour amener la paix sur cette terre, ton utopie va être difficile à instaurer dans l’esprit des gens. Reste ici si tu veux, mais va falloir te faire à notre quotidien. Jim a dû faire de son mieux pour se nourrir jusque là, qui sait combien de temps on tiendra encore, et moi j’ai dû m’habituer à mon nouveau corps. Si tu penses être capable de rester, alors reste, mais ne nous gêne pas avec ton optimisme. »

Léa est dure, mais je ne peux pas la contredire. Je suis de son avis, mon temps s’est arrêté en même temps que la création de ce nouveau monde. Quiconque cherche à faire du mal à mes enfants pour le plaisir, rejoindra les abîmes de l’enfer, il ne sera même pas digne de rejoindre ma famille. Les Survivants ont déjà tentés de nombreux assaut à notre égares, mais on a repoussé chaque attaque, une en particulier… … tiens… je n’arrive pas à me souvenir, quand est-ce que c’était déjà ? Comment ça s’est passé ? Mince. Pris dans ma réflexion, je vois trop tard que Tania parait perdre en enthousiasme. Elle nous crie à chacun :
« -Vous êtes tous les mêmes ! Que ce soit les Survivants ou vous. Vous êtes tous les mêmes ! Des idiots ! Des idiots finis ! »

Elle tente de s’enfuir en passant entre nous. Je ne voulais pas en arriver jusque là, si Tania est sincère alors je l’accepte entièrement, même si elle doit encore apprendre plusieurs choses, elle reste une personne comme une autre, avec sa sensibilité et ses peurs. Je l’empêche de fuir en l’attrapant par le poignet, mais elle résiste et crie :
« -Lâche-moi ! Je dois partir ! Lâche-moi ! S’il te plaît ! Lâche ! »

Sur ce dernier mot, sa force me surpasse, elle m’envoie un coup de poing et le choc est si puissant qu’il me propulse contre la portière d’une voiture. Léa me rejoint, inquiète. Mon dos me fait atrocement mal, j’ai carrément enfoncé le véhicule avec le choc, ce coup n’était pas normale. Je vois alors la vérité. Léa est dos à elle, me demandant si je vais bien, mais ce que je vois me fait prendre peur, une sensation que je n’ai pas ressentit depuis longtemps me prend aux tripes, mon ventre se noue, et plus que tout après cela, un étrange sentiment de pitié me gagne. Avant toute chose, je dis à Léa :
« -Fuis ! Ne reste pas là ! Elle est… elle est... ! »

C’est cela. Tania ne s’est pas enfuie après m’avoir frappé. Elle s’est même stoppée, son regard se remplissant d’un mal profond, son corps changeait de couleur, elle n’est plus elle-même. Puis-je même l’appeler humaine ? Elle a dit qu’elle avait fuit le clan des Survivants, et je pense avoir deviné la raison. Au final, que ce soit ici où de l’autre côté de la frontière entre les vivants et les zombies, ce monde ne change pas. Il se corrompt chaque jour de plus en plus, il dénature l’humain, il le transforme.
Je vous le demande, après avoir vu ce que je vois, pourrez-vous me dire si les monstres sont mes enfants… ou les Survivants. Car le plus cruel ici, c’est l’état de Tania, j’en suis sûr et certain que cet état est la chose la plus atroce qu’on puisse infliger à quelqu’un. La peau pâle, les yeux révulsé, un pouls sûrement inexistant, mais se mouvant tel un vivant. C’est l’état de Tania en ce moment, similaire à celui de mes enfants. C’est comme si les Survivants avaient crée… … un zombie artificiel !

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Un ... art....

le Ven 13 Avr 2018 - 12:34
What ??
Cool la fin, même très classe, même si ça me fait penser a InTheEnd.
Le chapitre est intéressant. Bref, il est court, enfin c'est ce qui m'a semblé.
Il ne se passe pas grand chose a part l'apparition d'une nouvelle venue qui vient foutre le bordel.
La fin est géniale cependant. Continu comme ça mon cher rival !
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Mer 18 Avr 2018 - 20:26
Haha, t'as même mis un titre à ton post XD
En quoi ça te fait penser à In the End ? X)
Les chapitres de WTHS sont assez court, 4 page en moyenne sur word, mais c'est voulu.
C'est ça, ce chapitre est là surtout pour présenter Tania et la relation qu'elle va avoir avec Léa et Jim.
Merci à toi Rival

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Chapitre 3 : Quand le temps me blesse

le Dim 22 Avr 2018 - 15:43
Chapitre 3 : Quand le temps me blesse

Précédemment : La femme que j’ai rencontré s’appelait Tania Falli, elle venait du clan des Survivants et disait être venu ici pour instaurer un monde en paix entre zombies et survivants. Léa, qui l’avait embêté pour s’amuser, finissait par lui dire les quatre vérités. Tania s’énerva, j’essayais de la retenir pour la calmer, mais elle montra alors une force surhumaine, dévoilant sa véritable nature et me faisant supposer que les Survivants avait créé un plus grand monstre que les miens : un zombie artificielle.


La pâleur de Tania me fait frissonner d’effroi. Je préfère que Léa ne voie pas cela, mais mon état m’empêche d’être clair dans mes faits. Léa finit par se retourner et à constater tout comme moi l’état de Tania, elle lui crie dans sa stupeur :
« -Eh, qu’est-ce que t’ont fait les Survivants ? Cet état… comment tu as pu te retrouver dans cet état !? »

Elle ne répond pas, comme si elle en était incapable. Elle se mord la peau du pouce, laissant couler un filet de sang pour écrire quelque chose au sol. Une fois finit, elle court vers nous, Léa se place devant moi pour me protéger. Je ne fais qu’observer, ma vue troublée au début commence à revenir et un reflet étrange me parvient depuis le visage de Tania. Je ne peux pas me tromper maintenant, ce sont bien des larmes. Ressortant parfaitement entres les faibles rayons du soleil et sa pâleur. Reprenant mes esprits, je me lève, ma tête tourne. Horriblement pris de vertige, je pose ma main sur l’épaule de Léa, elle me soutient le corps au vue de ma condition. Je regarde avec un œil gauche quasi fermé, voyant certaines formes en doubles, des lignes ondulées. Ma parole est pourtant claire quand je l’adresse à Tania qui s’arrête pour m’écouter :
« -Tania ! … Je ne sais pas ce qui t’as mise en colère, je ne sais pas si la vérité est de ton côté… mais je peux te dire une chose… quand je te vois comme ça… je me dis que tu as plus de raison que ce que je ne pensais pour toi de venir ici. Te voir pleurer ainsi sous cette forme, je ne peux qu’avoir pitié, parlons-en… à partir de maintenant je suis prêt à t’écouter… et à t’accepter. »

M’a-t-elle compris ? M’a-t-elle entendu ? Je n’en suis pas certain, tous ce qu’elle fait, c’est pousser d’un seul coup sur ses jambes, se projetant vers l’immeuble derrière nous et s’agripper à une fenêtre du troisième étage. Elle grimpe les étages fenêtres par fenêtres jusqu’au toit. La force des zombies est deux fois plus importante. J’avais déjà ma petite théorie là-dessus avant. Selon moi, la conscience humaine empêche les humains d’user de toute leur force physique d’un seul coup, car cela risquerai de provoquer le déchirement pur et simple des muscles. Or un zombie n’a plus cette conscience de la limite du raisonnable, ainsi la force physique n’est plus mesurée par le cerveau, rendant un zombie dix fois plus puissant qu’un humain.
Je lis rapidement ce qu’elle a écrit : ‘‘Je dois me défouler, je reviens’’, puis mes théories de côtés, Léa poursuit Tania de la même manière pour monter alors que je dois me contenter des escaliers. Ma course est si rapide que je ne fais pas attention à ce qui passe devant moi, zombie ou débris dangereux, je grimpe les marches quatre à quatre jusqu’au toit de cet immeuble à dix étages. Je suis presque arrivé, et j’entends Léa crier clairement :
« -Tu vas me répondre oui ?! Depuis quand les Survivants ont découvert ça ? Qu’est-ce que vous avez fait… à nos enfants ?! »

Léa… … mon corps dépasse ma réflexion et passe la porte avant que je me rende compte de l’étrangeté survenu, Léa semble savoir quelque chose que j’ignore. Aucun mot ne sort, Léa me dit qu’elle va s’occuper de Tania. Je lui en empêche, j’accours à son niveau en déposant une main sur son épaule.
« -Elle est venue pour moi non ?! Alors qu’elle vienne.
-Pas question, elle n’est pas plus différente que moi dans cet état, elle est dangereuse.
-Parce que deux ans à vivre ici c’était le paradis peut-être ?! Fais-moi confiance, je sais ce que je fais. »

Elle hésite, mais accepte finalement en me signalant qu’elle interviendrait si elle trouverait la situation trop dangereuse pour moi. Je consens et m’avance. Le temps n’a jamais été aussi bousculé, quand je vois Tania face à moi comme cela, j’ai l’impression que le monde entier bouge dans un même mouvement unique et harmonieux, les nuages blancs traversant lentement le ciel, le vent qui souffle chaque mèche de cheveux et la lumière se reflétant sur les vitres brisés. Le temps s’était-il vraiment arrêté ou était-ce moi qui ne voulais plus le voir passer ? Le monde que je vois maintenant… est différent. Derrière toi Tania, je le vois… cet autre monde, ton rêve se dessine dans l’ardeur de ta colère, et se cristallise dans la froideur de ton être, mes yeux teintés de vert ne peuvent qu’être dérobé à ce spectacle à la fois nouveau et nostalgique. Je veux y croire, encore plus, à ce que cette illusion devienne une réalité… peut-être est-ce mon souhait depuis toujours. Je tiens à lui dire, je fais un pas et entre-ouvre ma bouche, mais un bruit attire tous notre regard vers la cage d’escalier par laquelle je suis arrivée. Deux zombies sont là, ils m’ont suivi quand je suis monté, ont-ils sentis ma détresse et sont venus ici ? Je ne peux leur dire un mot, que Tania passe à toute vitesse à côté de moi, puis sans prendre le temps de percuter, Léa me cri de regarder là où se trouvait Tania juste avant. Je me retourne et observe au sol qu’elle a écrit : ‘‘Pardonne-moi’’. Quand elle dit vouloir se défouler ça veut dire…
Des craquements surviennent, faisant changer encore une fois mon regard de direction, je reviens sur Tania qui a planté ses dents dans un des zombies. Elle le mord puis arrache sa peau d’un coup sec, elle mange la chair, et en même temps utilise sa victime comme défouloir. Rouant de coups ce zombie, l’enfant que j’ai crée, elle s’arrête lorsqu’elle semble être satisfaite. Puis s’apprête à faire de même avec le prochain. Mon sang ne fait qu’un tour :
« -Tania ! Si tu touche encore un seul de leur cheveu, je te bute ! »

Ma vocifération attire son attention.  Sans prendre le temps de me regarder, elle s’avance lentement vers moi. C’est maintenant où jamais. Je vais en profiter pour mettre en pratique ce que j’ai testé une année durant. Le fonctionnement des zombies est simple, le seul organe intact est le cerveau, il envoie des signaux électriques grâce au nerf, de ce fait, si on coupe la connexion ne serait qu’une demi-seconde, le zombie est paralysé, il s’évanouit si le coup est vraiment violent, mais meurt si l’on vient à lui briser la nuque. Aller, approche Tania, je vais te faire revenir à la normale. Approche encore un peu. Elle accélère le pas et tente de m’étreindre. Je me baisse évitant ses bras de m’enrouler, je passe aussitôt dans son dos, et abat mes mains jointes dans sa nuque. Elle s’écroule lourdement au sol. Pour ma part, je ne bouge pas, j’observe simplement. Cette simple situation de stress m’a complètement essoufflé. Je suis surpris quand Tania se redresse d’un seul coup, se lève, dans un état redevenu humaine, elle s’approche de moi et me clame en fronçant les sourcils :
« -Comment t’as fais ?! Comment je suis redevenue normale ?
-Eh bien en fait… … eh, attends, c’est à moi de poser les questions là ! Comment tu peux te transformer en zombie à ta guise ? Pourquoi t’as attaqué mes enfants ? Réponds !
-OK, calmons-nous… mais avant ça… »

Elle s’agenouille, reste zen quelques secondes, puis d’un coup d’un seul se met à chialer comme une enfant, elle s’agrippe à une de mes jambes en clamant ses excuses les plus sincères :
« -C’est bon, j’ai compris, Tania, tu peux me lâcher maintenant ! Tania !
-Be suis dévolé, dévolé, excuse-boi !
-Je comprends rien ! Mouches-toi !
-On arrête les conneries ! Crie Léa derrière nous. »

Tania et moi avons une bosse sur le crâne causé par un coup de Léa, calmant notre panique. Nous nous sommes posés en triangles, assis en tailleur sur ce même toit et notre longue discussion peut enfin commencer. Mes questions avant tout :
« -Tania qu’est-ce que tu es ?
-Je suis humaine.
-On arrête les blagues ! Grogne Léa.
-OK, désolé… je suis une humaine à qui on a fusionné le virus des zombies.
-Fusionner c’est-à-dire ?
-Les Survivants ont extraits le virus depuis un zombie. Ils l’ont exploités et découvert beaucoup de particularité dans celui-ci. Injecté par morsure directement dans le sang, le virus infecte les cellules, sans les tuer. Il en prend le contrôle. Il est suffisant pour régénérer les cellules en cas d’affaiblissement, mais il les empêche de se nourrir et donc de rendre le corps vivant en quelque sorte. Ce pourquoi les zombies ne se décomposent pas en ayant cette peau pâle.
-Et pour les souvenirs ? Puisque toutes les cellules sont touchés, pourquoi pas celle du cerveau ? Demandé-je.
-Le cerveau n’est pas épargné. Le virus est sensible aux signaux électriques, donc le seul endroit qu’il ne peut pas contrôler totalement, c’est le système nerveux. En résumé, le virus prend le contrôle de tous le corps, en privant ce dernier de tout apport en énergie. D’où l’arrêt cardiaque, vu que les organes n’ont plus besoin de rien, même d’oxygène, tous s’arrête.
-Il s’arrête…
-En d’autre terme, le corps de chaque victime est comme figé dans le temps. Entre la vie et la mort, plongé dans l’oublie.
-Figé… dans le temps. Me murmuré-je. Mais ça n’explique pas mon cas, comment j’ai pu refiler ce virus sans devenir moi-même un zombie, et pour Léa ?
-C’est encore un mystère pour nous aussi.
-Moi j’ai une question. Dit Léa. Combien êtes-vous de zombies artificiels ? Y a-t-il autre chose à part votre transformation ? Y a-t-il des gens qui pensent comme toi ?
-Nous sommes au total de 20, moi comprise dedans. Trois de mes amis étaient d’accord avec moi, mais au moment de s’échapper, deux d’entre eux n’ont pas eu le courage de venir, alors que l’autre… elle roupillait dans l’hélico.
-Dans l’hélico, et elle est où maintenant ?
-Je ne sais pas. Elle s’est réveillée alors qu’ont survolaient les cotes Japonaises, et sans s’en rendre compte elle a ouvert la grande porte, puis est tombée. Je me suis posée en urgence pour la retrouver, mais pas moyen. Du coup j’ai entamé mon voyage vers Tokyo, puis je suis arrivée à la gare où je t’ai croisé, Jim.
-En gros, ton ami se balade tranquillement on ne sait où… si elle touche à un seul cheveu de mes enfants… m’exclamé-je
-T’inquiète pas, elle est du genre à être motivé pour ne rien faire. Et chaque fois qu’elle allait à la rencontre d’un zombie, elle ne le tuait pas de son propre chef. Elle préfère les regarder, les observer tranquillement. C’est parce que les chefs était là et qu’il ne fallait pas les décevoir qu’elle tuait.
-Bon… je suppose qu’on n’a pas à s’inquiéter alors. Dis-je en soupirant.
-Et pour la dernière question. Je ne sais pas si les Survivants ont d’autre projet en tête. J’ai entendu parler d’une sorte de projet d’amélioration, mais comme je n’étais pas concernée, je n’en sais pas plus.
-D’accord, maintenant ma dernière question : Pourquoi t’as attaqué mes enfants ?
-Ah oui… quand je passe en mode zombie de manière involontaire, donc sous l’effet de la colère ou d’autres sentiments, je dois me défouler plusieurs fois sur quelqu’un ou quelque chose, ensuite ça passe. Mais du coup, tu m’as stoppé je ne sais comment.
-J’ai tapé dans la nuque pour couper ton système nerveux le temps d’une fraction de seconde. C’est sûrement ça qui t’as fait redevenir normal.
-Je vois…
-Bon, à partir de maintenant, t’as intérêts à ce que ça n’arrive plus.
-Hein comment ça ?
-Je me suis décidé, tu vas rester avec nous. Tu as fuis les Survivants, et nous t’avons jugé un peu vite. Alors, reste, on te garde à l’œil et puis c’est tout. Tu as fait un long voyage et avec toute cette agitation, tu dois bien transpirer. Il y a des sources chaudes à une heure d’ici, allez-y Léa et toi. Je vous attends au Hankei.
-Merci… merci beaucoup, Jim. »

Elles s’absentent et moi je retourne au restaurant. Je suppose que Len s’y trouve, après tout, ne me voyant pas à la gare, c’est le seul endroit où il doit être allé.
Je ne me suis pas trompé, il est bel et bien là, se tenant devant la rambarde en bois marron, fixant l’horizon. Je le rejoins, et regarde le même point que lui. Le soleil est encore haut dans le ciel, il doit être midi à peine. L'été me paraît si doux qu'on se croirait en plein automne, enfin bon ce n'est pas le plus important. Tania est parmi nous désormais, et pour une raison que j’ignore, cette année risque d’être assez perturbé.

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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Dim 22 Avr 2018 - 21:29
« -Tania ! Si tu touche encore un seul de leur cheveu, je te bute ! » cheveux
C’est parce que les chefs était là et qu’il ne fallait pas les décevoir qu’elle tuait. étaient

Un chapitre vraiment bien
On apprend des tas de choses sur les zombies artificiels.
J'ai vraiment hâte de connaitre la suite !!
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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

le Lun 30 Avr 2018 - 15:03
Merci pour le commentaire Read ^^ La suite justement maintenant ^^

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Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

Précédemment : Tania s’était transformée en zombie par je ne sais quelle miracle, ou malédiction. Elle pleurait, elle ne cachait pas sa tristesse et semblait devoir se défouler. Montant sur un toit, une bride de discussion entre Léa et elle me surprit, car Léa semblait savoir des choses que j’ignorais. J’ai fait face à Tania qui s’en était alors prise à un zombie, à l’un de mes enfants. Je l’ai donc sortie de son état de zombie, puis on a discuté. Elle nous avait révélé alors ce que faisaient les Survivants, les 20 autres zombies artificiels et son amie perdue sur le continent. J’ai décidé qu'elle resterait, car après tout, elle était peut-être celle que l’on attendait depuis si longtemps.


Le lendemain… j’ai dormis comme un loir sur une chaise longue du restaurant, j’entre-ouvre les yeux, éblouit par l’éclatante lueur du jour. Je place mes mains devant mes yeux et les détournes sur ma gauche, observant Léa lisant un bouquin tranquillement assise sur une chaise à côté de moi, puis un ronflement me parvient de l’autre côté. J’y jette un œil et voit Tania allongée grossièrement sur le matelas qu’on lui a fournit, la couverture retournée dans tous les sens la recouvrant à moitié. Elle reste humaine après tout. Je me redresse et demande à Léa si elle a prévue quoique ce soit à faire pour aujourd’hui, et elle me révèle qu’effectivement, elle pense à quelque chose en particulier, mais qu’elle le garde secret pour l’instant. Elle fait ce qu’elle veut, après tout, il n’y a plus grand-chose ici. D’ailleurs avec tout ça, j’ai oublié de demander à Léa à propos de ce qu’elle a dit sur le toit l’autre jour, avant que je ne débarque. Elle semblait savoir quelque chose, et je ne sais toujours pas quoi en penser. Aurais-je mal interprété sa question ? Ou l’a-t-elle mal posée ? Pour le ‘‘ça’’ peut-être avait-elle devinée pour le virus et qu’elle y faisait référence ? Je ne doute pas d’elle, je ne le veux surtout pas, mais ça m’intrigue… oh puis tant pis, ça ne presse pas pour l’instant. Léa lâche son livre et s’exclame :
« -Il doit être pas loin de onze heures, on va pas tarder à y aller.
-Y aller ?
-Oui, je nous ai prévue une petite sortie sympa.
-Te connaissant, on va aller là-bas.
-Exact. Laisse-moi le temps de réveiller la souche et on y va.
-Si tu veux. »

Je me lève de ce qui m’a servit de lit, et me dirige vers l’intérieur du restaurant. Puis j’entends Léa crier :
« -Qu’est-ce tu touches Planche à Pain !? »

J’ai à peine le temps de me retourner que Tania est projetée violemment vers le restaurant. Elle brise la vitre qui sépare l’intérieur de l’extérieur et s’écrase sur une des tables en bois. J’en crois à peine mes yeux, mais le plus surprenant est que Tania ne s’est même pas réveillé après tout ça. La vitre et la table en morceaux, je regarde Léa qui se couvre la poitrine avec ses bras, l’air gênée et fâchée. Reprenant mes esprits après cette scène surréaliste je crie à Léa :
« -Qu’est-ce qui t’as pris de faire ça !? T’es malade !
-C’est elle ! Elle me moleste la poitrine et en plus, elle allait y porter la bouche, tu veux que je réagisse comment ?!
-Comme tu veux, mais on ne balance pas les gens contre des vitres et des tables ! C’est dangereux ! »

C’est bien à ce moment que je me rends compte que cette phrase, me paraissant anodine, ne l’est pas du tout en fait. Nos habitudes sont très différentes des gens à proprement dit ‘‘normaux’’, au final, ça ne me dérange pas plus que ça ce genre de phrase sortie de l’ordinaire. N’empêche, je me demande quelle genre de rêve Tania peut faire, peut-être qu’elle mangeait quelque chose. Je m’approche d’elle, et la positionne un peu mieux qu’ainsi tordue au milieu des débris de bois et de verres. Elle ne semble pas être blessée en particulier, elle a eu de la chance. Son corps est robuste sûrement grâce aux expériences subit chez les Survivants.
« -Ma… Ma… … Maman… Papa. »

Maman ? C’est ce qu’elle vient de dire, j’ai pas rêvé ? Maintenant que j’y pense, c’est vrai qu’avec ce qu’elle a vécu là-bas, que sont devenus ses parents ? Si elle en rêve aujourd’hui, c’est qu’ils doivent être encore en vie, quelque part dans l’autre partie du monde. On ne la connaît pas assez, on ne sait rien d’elle à part la façon dont elle est arrivée ici, sa nature, ses camarades et les petits événements qui se sont déroulés là-bas. Je crois que j’ai oubliée quelque chose d’important pour pouvoir coexister correctement : le partage et la confiance.
Elle se réveille, se frotte les yeux en se relevant, puis vient à se demander de quel manière elle a atterrit là. Avant que Léa ne clame quelque chose je lui dis que ce n’est rien et qu’elle s’était vraiment endormit à cette endroit hier soir. Elle semble être certaine d’être resté dehors, mais après tout rien n’est certain après le sommeil, alors elle n’en demande pas plus. C’est Léa, qui ne vient absolument pas rajouter son grain de sel, qui nous annonce notre départ imminent pour sa surprise. Enfin surprise, pour Tania, moi je sais déjà où on va :
« -Avant de partir, on va passer en boutique. Dit-elle.
-Pour quoi faire ? Demande Tania.
-Je suppose que tu n’as pas de maillot de bain ?!
-Si. »

Elle l’affirme en ouvrant sa combinaison noire qu’elle porte depuis hier, la fermeture éclair est dans le dos. Dessous, elle est vêtue d’un maillot de bain une pièce noire, au niveau de l’épaule gauche, il y a un soleil bleu dont les rayons descendent jusqu'au ventre. Elle a tout prévue, elle nous explique le ‘‘pourquoi elle porte ce maillot bain ?’’ :
« -La combinaison n’est pas très ‘‘étanche’’ je dirais, du coup on porte souvent des maillots de bain en dessous.
-En parlant de combinaison, tu ne voudrais pas changer ?! Lui demande Léa.
-Pourquoi ? Moi je l’aime bien.
-Je trouve ça d’un moche.
-Si ça te plaît pas tant pis, moi je garde ma combi.
-Si tu veux. Soupir-t-elle. Aller, je vous attends dans la voiture. »


30 minutes, nous sommes arrivés… au parc d’attraction. Il y en a un oui, à environ une demi-heure de notre restaurant à l'extérieur de Tokyo. Enfin, une demi-heure sans circulation, en temps réel si la ville était animée, cela aurait pris plus d’une heure. Avec le remue ménage de ce jour fatidique, la devanture est complètement démolit, on ne peut plus lire le nom du parc. La raison pour laquelle Léa a demandé si Tania avait un maillot de bain, c’est parce que ce parc a aussi une partie aquatique, avec plusieurs bassins, des jeux d’eaux et des toboggans parfois loufoques. Parce que Le Japon !

Pour tout avouer, je ne suis pas fana des sensations fortes contrairement à Léa, et il semblerait que Tania soit comme moi… en pire. La plupart des manèges à grand frisson lui ont donné l’envie de vomir. Heureusement qu’il y a beaucoup de toilettes. Ah oui, ça m’a surpris à moi aussi quand j’ai vu qu’il avait encore de l’électricité ici. C’est grâce aux générateurs de secours, il y en a plusieurs et permettent l’utilisation du parc pendant un bon moment. Pour ce qui est de la partie aquatique, les systèmes de filtres automatiques fonctionnent encore, et au moins une fois par semaine, Léa vient elle-même faire un peu de nettoyage. Au bout d’une bonne heure, on décide finalement d’aller dans la partie aquatique du parc. J’enfile un maillot de bain vert foncé et Léa un deux pièces striés horizontalement en blanc et bleu clair.

Il y a en tout trois bassins de réception pour les toboggans, un grand bassin, un bassin ludique où se trouvent plusieurs jeux d’eaux, et un petit bassin. Les trois toboggans se distinguent par leur parcours, le premier se nomme Rakka signifiant, comme me l’a dit Léa : Chute. Il est de couleur beige, et c’est simplement un toboggan haut d’une quinzaine de mètre, et dessinant une descente très raide, une vitesse de chute énorme, avec un atterrissage forcé qui vous éclate au visage et qui vous plonge au plus profond des quatre mètres du bassin.
Le second s’appelle Tatsumaki, signifiant toujours par Léa : Tornade. De couleur verte, et d’une taille similaire au premier, le principe de descente rapide est le même, sauf que cette fois-ci, elle se déroule en boucle, tout le temps, jusqu’à l’arrivée. Je peux affirmer qu’à la fin, tu as bel et bien la tête qui tourne.
Enfin le dernier qui est pour moi le plus dangereux, il s’appelle Tobiita, voulant dire : Tremplin, et il porte bien son nom. De couleur rouge, il commence normalement, mais en arrivant au bout, eh bien, on n’est pas plongé directement dans l’eau non… comme au saut à ski, le toboggan devient un tremplin qui nous envoie dans le bassin de réception plus loin. Heureusement que ce dernier est très grand et très large, au cas où une personne irait plus ou moins loin que prévue. Quand bien même cette sûreté, je trouve cette attraction pas très rassurante. Et ce n’est pas moi qui vais expliquer pourquoi ça existe, c’est certain.

Tania emprunte le rouge, cela me surprends vu les frissons qu’elle s’est déjà payée aux dernières attractions, enfin c’est mieux que le Rakka, niveau pression c’est lui qui en met le plus. Je ne compte pas faire un toboggan en particulier, je n’aime pas vraiment ça. Je compte aller faire quelques longueurs dans le grand bassin. C’est ce que je veux, mais ma main est forcée par celle de Léa qui me traîne jusqu’au Tobiita, me portant sur son épaule, je lui explique bien que je ne souhaite aucunement monter là-haut, mais trop tard. Une fois en haut, elle me jette dans le courant, j’arrive au moment de vol total, puis de chute avec mon dos plaquant bien la surface de l’eau. En remontant à la surface, mon dos me fait super mal, ça pique, je dois être aussi rouge que si j’avais attrapé un coup de soleil. Tania rit aux éclats en voyant cette scène, je lui renvoie un sourire, puis je sors de l’eau et m’éloigne de l’élément dangereux : Léa. Elle est toujours surexcitée quand on vient ici, et du coup j’en prends plein la tronche. Désolé Tania, mais pour cette fois, remplace-moi… bonne chance et survie.

Je pense que j’exagère vraiment pour Léa, mais vu le nombre de fois qu’on y a été et que j’ai pu prendre cher, je pense que j’ai le droit à une petite pause aujourd’hui. Je me suis rhabillé et rendu à l’entrée du parc. Ce qui est sûr c’est que Tania apporte un nouveau souffle à notre vie. Même si elle se chamaille avec Léa, elles sont devenues amies et moi je suis entre ces deux furies, ça ne va pas être de la tarte. J’en soupir d’avance. Cette journée a remplit mon temps de souvenir que je ne risque pas d’oublier et j’espère que ça continuera comme ça encore longtemps. J’y pense, l’amie de Tania est sur le continent, si elle est comme elle nous l’a décrit, peut-être pourra-t-elle nous rejoindre ?! La famille va s’agrandir encore un peu on dirait.
Hum ?! Qu’est-ce que c’est ? On dirait que quelque chose vient ici, à toute vitesse… ça vient du ciel. Je lève mon regard et aperçois ce que je ne pensais plus voir aujourd’hui, un hélicoptère. Il survole ma position. Quelqu’un ouvre la grande porte sur le côté et saute. D’une telle hauteur !? Il va se tuer… à moins que… … sa chute déforme le sol, il se fissure et la terre sous le bitume s’élève créant un nuage opaque. Je ne vois rien, je ne fais qu’apercevoir une silhouette. Progressivement, celle-ci me paraît plus claire, j’aperçois de longs cheveux bleus nuits attaché en une longue queue de cheval, un masque à gaz bleu foncé. La personne, à sa carrure est un homme, il porte un manteau noir fermé seulement au col, m’apercevant d’une chemise grise puis plus bas d’un pantalon noir avec une ceinture grise et des chaussures de même couleur. Il a quelque chose dans la main qu’il ferme bruyamment, il s’agit d’un livre, il le plaque contre sa poitrine et m’adresse ces paroles :
« -Jim Alex je présume ?! Tu ne nous intéresses pas aujourd’hui… ce que je viens chercher… c’est toi, Tania ! »

Il pointe du doigt derrière moi où se trouvent Léa et Tania. Je les vois, elles ont dû rappliquer quand elles ont vu l’hélicoptère arriver.
« -Tania, tu le connais ? Demande Léa alors que je reste abasourdit.
-Oui. C’est Cyril Edgward… lui aussi c’est un zombie artificiel ! »

Et il est venu ici… pour récupérer Tania… je réalise à quel point je suis naïf et trop optimiste. Tania doit rester avec nous, parce qu’elle le veut, parce qu’on en a besoin et parce qu’on s’est finalement attaché à elle en à peine deux jours. Elle rayonne de sa gentillesse et sa sincérité, elle a tant de qualité que l’on a perdue au fil du temps. Je n’ai pas envie qu’elle parte. Ce Cyril Edgward est ici pour… :
« -Tels sont les ordres Tania. Que ce soit de gré ou de force, je dois te ramener là-bas. Tu ne voudrais qu’il y ait des sacrifices inutiles, n’est-ce pas ?!
-Désolé mec. Dis-je. Mais c’est mon territoire ici. J’ai décidé que Tania resterait… elle restera !
-Hum… il semblerait que ta capture… soit plus proche que prévue. »

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Re: When Time Has Stopped - Chapitre 4 : Quand le temps m'offre des souvenirs

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