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[5 bonnes raisons] Devil's Line

Saizo | Publié mar 12 Juin 2018 - 21:16 | 72 Vues

Mon avis portera sur la parution française du manga, soit 10 tomes à l’heure où j’écris ces quelques mots. Je vais essayer d’être à la fois assez concise pour ne pas vous endormir tout en fournissant tout ce qu’il faut pour vous faire envie… Pas facile !


Le démon est humain, l’humain est démon.

1/ L'histoire.

On pourrait résumer l’histoire assez simplement. Les vampires existent, cachés des simples badauds, masquant leur vraie nature. Une goutte de sang et ils deviennent des bêtes féroces et assoiffées d’hémoglobine. Au sein de cette société moderne, une brigade spéciale est chargée de traquer les vampires commettant des crimes. C’est dans ce contexte quelque peu mystique que Tsukasa Taira, une étudiante japonaise typique, va rencontrer Anzai Yûki, un agent bien plus spécial que ce qu’elle n’imagine. Il est lui-même à moitié vampire…
Voilà, la trame générale de Devil’s Line, le début. Pourtant, résumer ce manga à une banale histoire de vampires serait une terrible erreur. Tout d’abord parce que l’intrigue contient bien plus que ça, tellement plus. Elle évolue à une vitesse mesurée mais constante. Pas de sur-place. Le fait qu’il existe des vampires est une sorte de « détail ». Ils auraient tout aussi bien pu être des goules par exemple, il n’y aurait, en soit, pas eut énormément de différence. Mais également parce qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer avec Devil’s Line. Les événements s’enchainent assez rapidement mais de façon cohérente. Tout est réfléchi, et bien réfléchi. La fin du premier tome nous laisse en suspens quant à de mystérieuses personnes s’en prenant aux vampires, et… l’histoire n’en devient que plus prenante par la suite, car cela va tellement plus loin. On aborde plusieurs points de vue, c’est très bien réfléchi.


2/ Les personnages.

Les personnages sont également un gros point fort du manga. Premièrement, car aucun n’est insupportable, on s’y attache rapidement et plus ou moins à tous (je dis bien tous, même la fille principale, gentille mais un peu naïve).  Deuxièmement, car ils bénéficient tous d’un développement conséquent, un background qui renforce justement l’attachement que l’on peut avoir pour eux.
Tsukasa Taira et Anzai Yûki sont comme qui dirait les personnages principaux. Ils forment, assez rapidement d’ailleurs, un couple comme je les aime. Une réelle tension sexuelle se créer dès le début entre eux, et leur développement tout au long de ces 10 tomes sortis est plutôt bien ficelé. Ils sont à la fois mignons, touchants et réalistes. Arrivent l’équipe de Anzai, puis les « méchants » et les vampires en règle générale (et la place qu’ils tiennent dans la société, le fait que tous les vampires ne soient pas méchants et tous les humains gentils). Finalement, à travers notre lecture, on se rend rapidement compte que tout n’est pas manichéen ; les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. On assiste à des changements liés à l’évolution (parfois forcée) des personnages. Ils changent et s’adaptent, bien, à l’histoire. On retrouve un travail certain sur tout le contexte lié aux personnages, et ce, même pour les plus secondaires. Pas de quoi ennuyer, bien au contraire. Juste ce qu’il faut pour apporter de la profondeur aux protagonistes sans en faire des caisses. Cela nous aide également à comprendre certaines réactions qui peuvent au début paraitre étranges voire même stéréotypées (je pense notamment au tout début du tome quand Anzai « saute » sur Tsukasa par exemple). 


3/ De l'amour.

Dès le début nous sommes mis dans le bain, Devil’s Line raconte une histoire d’amour entre une humaine et un vampire (entremêlée bien évidemment de bien plus). La romance tient donc une place prépondérante dans l’intrigue. Attention, nous ne sommes toutefois pas dans du shojo, pur et naïf. Ce sont bien de relations d’adultes dont nous parlons, et le sexe est omniprésent du début à la fin de quasiment chaque tome. Si ce n’est en image (car le manga reste très soft, pas de fan service non plus), dans l’ambiance, et à travers les personnages, nous le ressentons très nettement-. C’est d’ailleurs l’un des sujets principaux de l’histoire, puisque le sang et le sexe représentent la « drogue » des vampires, et là repose toute la tension dans la relation Tsukasa X Anzai. Mais s’il n’y avait qu’eux… Plusieurs couples, officiels ou non, se dessinent très clairement. Chacun a un développement plus ou moins affirmé qui donne toujours plus de profondeur à l’histoire. Il faut cependant avancer quelque peu dans les tomes pour en attester. Et même si j’adore Tsukasa et Anzai, mon personnage préféré est bien un secondaire, et son développement, surtout dans les derniers tomes, m’a rendue… toute joie. 


4/ De l'action.

Le moins que l’on puisse dire c’est que Devil’s Line ne manque pas d’action et ce, dès le début. Cela contrebalance à la perfection avec la romance qui nous berce tout au long de l’histoire. De la castagne en veux-tu en voilà ! Déjà car nous suivons plus ou moins Anzai dans ses enquêtes contre les « méchants vampires », mais également car une mystérieuse organisation entre rapidement en jeu (et non, l’histoire ne s’arrête pas à ça, et d’autres parties feront également leur apparition). Pas d’ennui, tout se recoupe assez vite et plutôt bien, rien d’hors sujet ou d’inutile dans ce qu’on nous propose. La plus petite histoire, passée comme présente, va amener quelque chose pour les personnages. Du contexte, de la compréhension… Et le must, l’histoire reste accessible à tout le monde niveau compréhension (pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour suivre). Les différentes phases action/amour s’enchaînent facilement, tout est fluide. Devil’s Line représente tout ce que j’ai toujours souhaité trouver dans une série, mais que j’ai toujours peiné à débusquer : un savant mélange de bagarres et de bisous ! 


5/ L'ambiance bien particulière.

Devil’s Line c’est également une ambiance à part entière. Cela passe d’abord par le coup de crayon de la mangaka, Ryo Hanada. Ses dessins ne vont pas forcément plaire à tout le monde, tout de suite. Personnellement ils ne m’ont jamais dérangée (et ils évoluent également avec le temps). Je les trouve même, pour certaines planches, très bons. Quoi qu’il en soit, ils participent grandement à l’atmosphère un peu sombre du manga.
Car effectivement, dans Devil’s Line, on retrouve un petit quelque chose à la Tokyo Ghoul. Les vampires peuvent faire penser aux goules par bien des aspects (même s’ils ont un côté bien plus « humain » car ils ne sont pas obligés de consommer du sang humain), on comprend vite et bien la souffrance que cela peut leur apporter cette soif constante de sang et cet impératif d’être toujours vigilants pour ne blesser personne. Mais également on décèle une pointe peut-être de Psycho-Pass à travers la Police et l’équipe de Anzai. Ils ont tous une complicité très touchante qui fait qu’on les aime immédiatement, mais comme rien n’est parfait, on a également notre lot de rebondissements d’un système pas toujours tout blanc. 
Beaucoup de sang avec les différents combats sans jamais être choquant, des intrigues et autres complots, de la tendresse également, et une remise en question de la société et de la perception que l’on peut avoir des personnes que l’on ne comprend/connait pas ; voilà ce que nous offre Devil’s Line.

Conclusion.

Lisez-le.
Si avec ça vous n’êtes pas convaincu(e)s, je ne sais plus quoi faire… Je ne conseillerai pas l’anime comme premier support, du peu que j’en ai vu, le manga m’a paru meilleur.


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